Chronique
Publié le 19/08/2005
Death metal.
Voici une chronique qui aurait dû être faite il y a quelques temps déjà mais je n’avais encore (malheureusement) jamais eu l’occasion de connaître Post-mortem. Le groupe en pleine mutation sortit cette démo en 2001 et force est de constater que leur metal était alors déjà bien trempé.
Fort d’un death mi lourd mi agressif, Post mortem présentait déjà les atouts nécessaires à la mise au point d’une machine de carnage. De plus, pour une autoprod, celle-ci bénéficie d’un son plutôt bien léché.
Ces 5 musiciens ont des idées à revendre, notamment au niveau des guitares qui de par leurs subtilités offrent à Post mortem le plus qui manque à la majorité des groupes.
Ne dédaignant pas leurs influence grind (Dying fetus ?), ils varient souvent leurs riffs ainsi que leurs tempos et ce à une cadence judicieuse. Les gars montrent clairement qu’ils ont envie de se faire plaisir et de bosser, et alors qu’on pense atteindre le paroxysme d’un morceau c’est un délice de les sentir aller plus loin.
Malheureusement Post mortem met à contribution un chant trafiqué. Quelque chose que les puristes n’apprécieront sans doute pas tant cela blesse la franchise du death et sa hargne.
Mais les compos de ce groupe mulhousien restent grandes et pour ma part je n’ai que le désir de les voir passer le stade supérieur.
Sans doute en proposant un jeu basse/batterie plus fou, car ici il est encore trop conventionnel, nous les verrons rivaliser avec les plus grands. Faites péter cela et je ne répondrai plus de rien!
Tous les metalleux adeptes de death moderne devraient s’y retrouver avec « Mankin autopsy ». Pas d’hésitation!




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