REVOLTING COCKS - Cocked and Loaded

Chronique

Pochette de l'album Cocked and Loaded par Revolting Cocks
  1. Fire Engine
  2. 10 Million Ways to die
  3. Caliente (Dark Entries)
  4. Prune Tang
  5. Dead End Streets
  6. Pole Grinder
  7. Jack in the Crack
  8. Devil Cock
  9. Viagra Culture
  10. Revolting Cock au Lait

Site(s) du groupe :

MySpace de Revolting Cocks Site web de Revolting Cocks
Style : voir chronique
Par Withinsylvia

Publié le 23/02/2006

 

Metal Indus. Je me souviens dans mes lointains souvenirs avoir écouter un album des Revolting Cocks qui m'avait beaucoup marqué à l'époque car je n'avais jamais rien entendu de tel. Cet album s'intitulait "Linger Ficken Good" et ça se passait en 1994, ce qui me confirme que 1) j'ai une très bonne mémoire 2) ma période indus/ado est bien loin et que 3) à mon instar ce style n'a pas pris une ride :)
Revolting Cocks est une sorte de side-project mené la main de fer de Al Jourgensen, plus connu en tant que fondateur et hurleur de Ministry.
Mais pourquoi avoir attendu 12 ans pour resortir Revolting Cocks du placard me direz vous? Tout simplement parce que Al Jourgensen est, à l'image de sa musique, imprévisible et déroutant.

Pour vous un petit track by track:
Tiens tiens on reconnaît direct la patte Jourgensen dès le démarrage de "Fire Engine" avec ses sirènes de police qui rythmaient déjà le fameux "N.W.O" de Minsitry auxquelles s'ajoutent une rythmique à la Manson, le tout parsemé de guitares bien Rock N' Roll. A noter que ce titre fut co-écrit il y a une vingtaine d'années par l'intrépide Iggy Pop.
Le second titre "Ten Million Ways to Die" est un gros tripe avec passage reggae et voix digitale qui aurait tout fait convenu à illustrer un film comme Las Vegas Parano.
Passons à "Caliente" qui n'est autre qu'une reprise de Bauhaus revisitée sauce Jourgensen, la vivacité et l'extravagance en plus (dispo également sur la BO de Saw II)
"Prune Tang" est quant à elle une song bien rock voir stoner qui fait aussitôt headbanger et donne soif, très soif.
Viens ensuite "Dead End Streets", plus electro et rythmé par une série de riffs propre au style Ministry.
"Pole Grinder" est un titre des plus spaces de l'album avec son coté punk rock psychédélique frôlant le stakhanovisme et rappelant les beaux jours de l'indus des années 80.
Au tour de "Jack In The Crack" de nous faire tourner en bourrique. Dans la même veine que le titre précèdent, oppressant et onirique qui nous fait vivre la descente aux enfers de Jack, le camé au crack.
Ah !"Devil cock" voilà un titre qui nous entraîne dans des bas fonds sectaires où règne une atmosphère suffocante qui vous prend à la gorge.
Sur "Viagra culture", Jello Biafra (Dead Kennedys / Lard) vient poser sa voix contribuant à exalter le coté psyché et malsain se son oratoire hypnotisant.
Enfin l'album se clôt par "Revolting Cock Au Lait", petit voyage cinglant au pays d'un Amérique épicurienne et libertine, où la sulfureuse Lady Monster vient pousser la chansonnette reprenant la célèbre rythmique de "We Will Rock You" de Queen en toile de fonds.

Je crois que j'ai pas besoin d'un rajouter une tartine, vous l'aurez compris, ce "Cocked And Loaded" est la synthèse trashy de sons indus extrêmes, d'une culture pop timbrée et d'une substance Rock n'Roll poétique.

A vous le grand plongeon dans les entrailles de la douce folie !

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