RIUL DOAMNEI - Fatima

Chronique

Pochette de l'album Fatima par Riul Doamnei
  1. th Oct. 1917, Miracle and Apocalypse
  2. Bestiary of Christ
  3. Sodoma Convent
  4. Portrait of a Collective Hallucinosis
  5. Stigmatized Under Marian Grace
  6. Of Misery and the Final Hope
  7. Greenglow Which Filters Through - Near Abduction Experience
  8. Altered States of Perception
  9. The Fourth Secret
  10. Propagande
  11. Transuding Statue Phenomena
  12. The Fourth Daughter

Site(s) du groupe :

Site web de Riul Doamnei
Par Mindkiller

Publié le 04/04/2012

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Bonjour à tous. Me voici encore à chroniquer un groupe dont j’ignorais jusqu’à l’existence : Riul Doamnei. Signé chez Axiis Music, on sait d’ores et déjà qu’on aura à faire à du metal extrême de qualité. Après un rapide tour d’horizon, je découvre que le groupe est italien et donne du black symphonique. Avec une pochette pareille, pourtant très belle, j’aurais plus pensé à du progressif. Et le nom de l’album, Fatima, aurait fait pencher la balance du côté du Portugal. Comme quoi il ne faut jurer de rien.

Après une première écoute, l’album est bon, mais donnerait plus dans le death mélodique que dans le black symphonique à proprement parler. Car même si quelques éléments se rapportent au black, on ressent tout de même plus un death mélodique hargneux. Mais cela n’est qu’un souci d’étiquette. Et je dois admettre, qu’encore hypnotisé par la pochette, je m’en fiche un peu. Et arrivé à la moitié de l’album je ne peux m’empêcher de penser que l’album présent est une belle petite pépite. Les compositions sont variées, aérées, réfléchies et balancent aussi bien des rythmiques pêchues que des parties plus calmes pour bien laisser l’ambiance, gros atout de l’album, s’installer. Le chanteur chante avec une voix bien plus souvent proche de celle d’Alexi Laiho en plus mélodieux, mais pas que. Certains passages clairs auront tendance à nous faire penser à de l’électro indus alors que d’autres seront plus ‘classique’. Et les douze titres de l’album défilent sans qu’on s’en aperçoive. De très bons moments sont là comme avec les titres Stigmatized Under Marian Grace, Greeglow Chich Filters Through – Near Abduction Experience.

En réécoutant l’album, tout est bon. Vraiment rien à jeter. Ce n’est pas non plus l’album du siècle, mais c’est un album qui se laisse bien écouter. On ressent un peu plus le black metal, mais c’est surtout une histoire d’ambiance. Celle-ci est distillée par les nappes de claviers bien présentes mais pourtant pas envahissantes. Par contre, il est clair que le titre d’ouverture, passé son intro tend plus vers un thrash / death que vers du black. On n’y retrouve pas les éléments propre à cette musique, si ce n’est, comme précisé auparavant, par les nappes de clavier. D’ailleurs ces éléments typiques sont présents mais anecdotiquement. On ne retrouve pas de titre black à proprement parler. Bon, ce n’est pas non plus dramatique, mais quand on a un album estampillé black metal devant soi (selon metal archives et spirit of metal) on aime bien en retrouver la couleur musicale. Mais encore une fois c’est un détail. Car le tout est de très bonne facture. La production de ce deuxième album est d’ailleurs très bien faite. Ronde, chaude et loin des productions garages des groupe true black metal. On pourrait même reprocher une production un peu trop impeccable, ne laissant pas s’échapper de froideur propre à la musique. Quand j’évoquais Alexi Laiho un peu plus haut, c’est qu’on y retrouve cette production qu’avaient les premiers albums de Children of Bodom. Une grosse production donc pour un groupe qui ne sort que son deuxième album en quatre ans (le précédent datant de 2007).

Au final donc, un album loin du black metal standard et plus proche d’un death black mélodique. Mais un bon album cependant. Les ambiances sont travaillées ainsi que les mélodies de chaque morceau. Une composition bien pensée qui amène à une musique aérer et qui ne fait pas un bloc ou le groupe envoie tout ce qu’il a d’un seul coup pour chaque morceau. Un album qui, pour ceux ne connaissant pas la légende, traite de l’apparition de la Vierge à Fátima. Un mythe chrétien tout de même reconnu par l’Eglise Catholique Romaine. Je vous laisserai vous intéresser plus en avant à l’album pour voir quelle vision apporte le groupe à ce mythe populaire. Sachez en tout cas que tout l’album y fait référence. Avec un titre pareil, il fallait s’en douter. Mais jetez-y une oreille pour les curieux, et vous verrez que, si vous n’êtes pas réfractaire au death / black mélodique, vous y trouverez votre compte.

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