Chronique
- Inferion Bleeding
- I Call Your Name
- Bestial Supremacy
- Infected
- Parallel to a Wall of Fire
- Symbolic Revusion
- Artificial
- Revival of Torment
- Crushing the Retrospective Dominions
- Finalizing Sovereignty
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Publié le 08/10/2010
Black Metal. (4,5/5)
Et une énorme claque dans ma petite gueule, une!!
Voilà comment un concert réussit encore à marquer les esprits (le mien en l’occurrence!). C’est pourquoi même s’il ne s’agit pas d’une nouveauté, je prendrai grand plaisir à faire découvrir l’album « Beastial Supremacy » des norvégiens de Sarkom à qui voudra bien me lire. En effet l’album est sorti en 2008 mais a fait l’objet d’une belle et longue tournée européenne en 2009 aux cotés de Shining et de Koldbrann.
Les types de Sarkom arborent fièrement le traditionnel corpse paint, les bracelets à piques plus longues que mon bras, et envoient un black aussi classique que puissant! Un coté basique, efficace et bien primaire qui en ravira plus d’un/e.
Le projet est né en 2003, mais on sent déjà une vrai maitrise dans les compo qui laisse à croire qu‘ils n‘en sont pas à leur coup d‘essai. Tout est réglé comme une montre à quartz, on sent qu’il y a une vrai expérience musicale, le tout sans heureusement tomber dans trop de technicité.
Bon en fait, il faut bien que je le dise…cet album n’a rien d’hyper original, mais la musique est si efficace que les clichés volent en éclats. Ils nous font du neuf avec du vieux, un genre de très bon recyclage musical sans complexes! (En plus c’est à la mode le recyclage… rien à dire ces mecs sont dans le coup !)
Les morceaux sont portés par le grain irrésistible de la voix d’Unsgaard; un gros atout car il module et expérimente tout au long de l’album tout en restant dans les limites du métalement correct. Des cris, des grincements morbides et autres hurlements haineux presque stridents. Tout y est!
Sagstad pendant ce temps, a la guitare qui le démange, alors il gratte comme un dingue…Il nous balade entre des sons ultra froids à la Craft et la lourdeur massive de Khold. Un pur délice donc!
Mais étrangement je trouve qu’il y a un petit quelque de chose de rock’roll dans cet album. Peut être la batterie un peu disco qui « rebondit » sur certains morceaux. Cette sensation festive que procurent les derniers Satyricon par exemple. Le morceau « I Call Your Name » en est un bon exemple.
Un riff simple qui tourne bien, une voix bien placée qui racle comme du gravier et la batouze qui martèle dru!! Raaaaaa!
Bon, il y a probablement un coté abordable et « grand public», mais qui au final n’enlève rien à leur talent car le morceau est effroyablement contagieux! Impossible pour moi de ne pas taper du pied et garder le riff en tête toute la journée. La recette est bien connue mais Sarkom nous concocte avec Beastial Supremacy un album qui a un (bon) gout de modernité. Le son impeccable (qui permet de se lâcher sur le volume sans perdre l‘usage de nos chers tympans) y est sans doute pour quelque chose.
C’est certes une ode à la destruction et à la bestialité, mais surtout un album qui donne une pêche d’enfer et qui fait serrer les dents, qui donne envi de s’armer d’un vieil outil rouillé, d’enfiler ses rangers et de tout détruire pour…rien. C’est donc très basique et pourtant ça marche. C’est comme un tube d’AC/DC, on a beau savoir comment ça commence et se douter de comment ça va finir…On s’en tamponne le coquillard tellement c’est bon!!



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