SIDEBLAST - Cocoon

Chronique

Pochette de l'album Cocoon par Sideblast
  1. Cocoon
  2. Barbarians
  3. The Shape
  4. Discordant Symphony
  5. Demigod
  6. Signs
  7. Dirge
  8. The Fall
  9. Insomnia
  10. Ashes
  11. My Perverse Disguise

Site(s) du groupe :

MySpace de Sideblast
Par Giliath

Publié le 04/09/2011

 

Encore un groupe français qui va faire évoluer notre petit monde du metal ! Sous la canicule de Nice, nos quatre gaillards se sont réunis pour former le groupe Sideblast en 2004. Les français n’ont pas dit leur dernier mot dans ce milieu très compétitif qu’est l’extrême. Sideblast a choisi la différence en nous proposant un style mêlant black/death et thrash. Leurs influences peuvent passer de Strapping Young Lad (metal) à Behemoth (black/death) mais leur style de jeu reste cependant unique en son genre. Sideblast souhaite se démarquer volontairement par l’utilisation de samples, de clavier mélodique et de bandes sons. Le groupe se fait connaître par des festivals européens comme le Summer Breeze où ils ont joué aux côtés de grands groupes tels que Children of Bodom ou Sepultura. Leur travail est récompensé et c’est avec ce deuxième opus sorti en janvier 2011, intitulé Cocoon, que nous retrouvons tout l’acharnement et la rage dégagée. Pour prouver combien le groupe acquiert une certaine notoriété, l’album Cocoon a été enregistré et masterisé par les frères Wieslawski en Pologne (Vader, Behemoth, Decapitated), ce qui est loin d’être négligeable.

On commence avec un premier titre éponyme à l’album. Cocoon est un titre très pêchu. Il comprend des parties symphoniques qui nous rappellent nos voisins Dimmu Borgir pour les vagues de clavier et une énergie dévorante déployée au niveau de la rythmique. Le chant est typé death et thrash metal, il utilise clairement deux chants différents, l’un est guttural, l’autre plus criard. La rythmique quant à elle ferait plutôt appel au black metal ainsi que l’ambiance dégagée. Nous retrouvons une petite surprise à la fin du titre, une bande son du film Last Action Hero avec Schwarzenegger. Ce qui est surprenant dans les morceaux de Sideblast c’est de constater combien il est difficile de les cataloguer tellement les styles de jeu sont différents. Le deuxième titre Barbarians fait lui aussi appel à une autre bande son du même film. Il faut croire que le groupe est un gros fan des films d’actions américains. Barbarians possède vraiment des éléments similaires au titre précédent avec ces vagues symphoniques, un chant criard thrashy qui laisse place quelquefois à une voix gutturale. La rythmique est toujours aussi dynamique. Les solos de guitares ici n’ont pas lieu, la guitare reste en arrière plan donnant le premier rôle à la partie symphonique et au chant. Les titres suivants suivent de très près le même schéma que les précédents. L’ambiance pour le groupe Sideblast est très importante ainsi que les armes instrumentales déployées.Tout est mis à disposition pour nous plonger dans une guerre sans fin. Les français ne connaissent pas la tranquillité et nous en mettent plein les oreilles du début jusqu’à la fin. Le titre Demigod qui semble être un petit clin d’œil à Behemoth est une pure boucherie. Beaucoup plus de violence dans le chant, plus de vivacité sans oublier le côté instrumental du morceau. Nous aurons encore le plaisir de retrouver des bandes sons rajoutées pour donner ce côté particulier aux titres. Cependant Sideblast sait bien garder son identité car aucunes similitudes avec le Demigod de Behemoth ne sont présentes. Ce dernier est beaucoup plus tranchant et moins symphonique. Un petit interlude s’impose avec le titre The Fall qui n’est qu’un petit break instrumental de deux minutes, histoire de reprendre un peu son souffle après toute cette force envoyée. La suite des titres reprend de plus belle une marche enivrée.

La pochette est très particulière tout comme la musique. Nous avons en premier plan un personnage assis avec un aspect de peau très étrange. Peut-être est-ce probable selon le nom de l’album que celui-ci sort tout juste de son cocon. Sa peau se transforme en quelque chose de nouveau, une forme de renaissance tout comme cette façon d'appréhender l'extrême. L’arrière plan est très difficile à distinguer, des formes apparaissent, et l’on peut apercevoir sur la droite un visage et un corps disloqués. Le reste est fondu dans l’arrière plan et il est possible d’entrevoir sur la gauche la tête d’un bouc qui pourrait être un petit clin d’œil au death/black metal, mais cela n’est pas évident. Une pochette très travaillée et sombre pour un groupe aux idées lumineuses.

Il n’y a pas à dire, Sideblast  est un groupe plein d’entrain. Leur signature reste l’agilité avec laquelle ils peuvent mêler deux chants. Ce côté instrumental qui flirte sans cesse avec des samples ou des bandes sons. La guitare qui est tout au long de cet album en retrait par rapport au reste. Voila un groupe qui aura su apporter sa pierre à l’édifice avec cette nouvelle façon d’entrevoir l’extrême.

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