SLAVIA - Integrity and Victory

Chronique

Pochette de l'album Integrity and Victory par Slavia
  1. Integrity
  2. Victory

Site(s) du groupe :

MySpace de Slavia
Par Giliath

Publié le 30/11/2011

 

Au fin fond des grandes forêts de la Norvège, dans la ville de Bergen plus exactement, se cache le groupe Slavia. Fondé en 1997 et étant composé de cinq membres, le groupe est désormais dissolus, la séparation eu lieu en 2010. Il comptait de multiples démos et un album intitulé Strength and Vision datant de 2007. Et pourtant cela n’a pas empêché à Jonas Raskolnikov Christiansen (chant) de faire revivre le groupe à lui seul avec le dernier né intitulé Integrity and Victory sorti en septembre 2011. Jonas faisant parti de même du groupe Bjoergvin Doedsskvadron qui lui est à l’opposé plutôt axé dans le style hardcore/punk. Tragiquement Jonas est mort tout récemment, le 17 novembre à l’âge de 31 ans d’un cancer du colon, paix à son âme.

Voyons un peu de quoi il retourne de cet album composé de deux titres. A l’écoute de ces deux morceaux, nous pouvons constater que son auteur Jonas est très inspiré. Ses idées se déchaînent dans un flow sans fin qui perdure jusqu’à une quinzaine de minutes pour le premier morceau. En introduction d’Integrity, un cri bref typique du black laisse sa place à un sampler crée par Mercan Dede qui est un musicien turc alliant musique traditionnelle et électronique. Nous sommes plongés en orient et cet univers partagé est très original. Ce voyage particulier cède à un univers tout autre : celui d’un black metal complètement barré et unique en son genre. Le son de l’ensemble instrumental est complètement saturé. Les instruments sont très difficiles à discerner. Tous est mêlé en un bloc et donne la sensation d’une radio mal réglée avec un brouillard permanent en fond. Aucunes défaillances dans la rythmique de la batterie et le fait d’avoir deux guitares échangeant des riffs, donnent de la profondeur et du détail à cette inspiration. Ce qui est judicieux de la part de Jonas, c’est d’avoir mêlé différentes ambiances de transition à travers ces deux titres. On a vraiment l’impression de passer par divers âges de la déchéance du monde. C’étant l’inspiration première du chanteur. Tout est fait dans ces deux titres pour vous mettre dans une ambiance malsaine, magique et des plus obscures : l’utilisation de sampler de sons de cloches, les mélodies et l’instrumentation. Le deuxième titre nommé Victory est d’une grande source d’inspiration aussi avec ses dix huit minutes et quelques. Cette façon de faire, dans la conception de ces morceaux, ne doit pas être inconnu pour certain d’entre vous aimant le black metal. On pourrait penser au groupe Burzum qui aime aussi l'utilisation d'ambiances troublantes avec des passages au clavier, jouer sur les mélodies et les transitions. Ces dernières de ce deuxième titre se veulent être aussi très tranchantes. Cela pourrait se comparer à un bon coup de chaud après les températures hivernales de la Norvège. La fin ce ce morceau pourrait nous laisser sur notre faim avec l’utilisation d’un son électro permanent indescriptible. Cet album est une véritable mine d’or si l’on est amateur de recherche musicale, le moindre petit détail compte. Le fait d’être absorbé dans cet univers et de ne pas pouvoir s’en défaire tant que le disque tourne relève d’un certain génie. Ce groupe pourrait passer pour fou pour toute cette violence et bizarrerie musicale, mais il faut voir comment celui joue avec votre sensibilité et vôtre ressenti. C’est une forme de victoire pour  le groupe Slavia de réussir à emmener avec lui les auditeurs.

Pour parler de la pochette, celle-ci est très détaillée. Elle reflète deux  personnages qui pourraient être assimilés à dieu. En suivant le discours de Jonas, les flammes en arrière-plan représenteraient l’enfer dans le monde. Et ce fameux dieu serait là pour nous emmener dans le septième cercle de l’enfer, Gehenna. D’après les paroles de Jonas, le feu règnera. Ces deux personnages ont deux visages : l’un pourrait faire penser à un pirate avec sa couronne ornée de balles, son cache-œil, son arme et son rouleau de papier. Le côté démoniaque du personnage. L’autre visage pourrait être le côté neutre du dieu mais celui-ci porte tout de même la croix satanique. De même qu’il dissimule derrière l’autre personnage, une arme. Il s’agit peut-être d’un message nous indiquant que c’est le voisin obscur de dieu, qui mènera notre monde à son royaume : Satan.

Pour les amateurs de black metal mêlant tradition et modernisme, ce groupe est pour vous. Tout en cet album est réunit pour vous faire passer un sale quart d’heure en compagnie d’un univers noir et malsain. Il y a tellement de détails musicaux à entendre que votre faim sera  rassasiée. Il peut s’agir d’une bonne découverte ou d’un véritable cauchemar si vous n’aimez pas le genre. Mais cet album est de qualité et est une très bonne découverte pour le renouveau de ce milieu si fermé et particulier.  

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