SONS OF SECRET - Dancefloor Killers

Chronique

Pochette de l'album Dancefloor Killers par Sons of Secret
  1. Self Destruction
  2. Jack In The Box
  3. Contagion
  4. Mr. H (Is Gonna Thrash)
  5. Introduction From A...
  6. Teckel Genocide 7.Sons Of The Dead
  7. Another TV-Show
  8. The Dancefloor Killers
  9. Z
  10. On The Road Again

Site(s) du groupe :

MySpace de Sons of Secret
Par Niklas

Publié le 26/08/2008

 

.:Fusion Funky Brutale:.

A l’heure où le néo-métal n’est pas loin d’être un lointain souvenir tandis que la déferlante Metalcore semble suivre le même chemin, et qu’en France Rock est synonyme de BB Brunes, LE groupe Undergroung t’a vu, euh.. non « UG » comme disent les hypes ! Sans oublier qu’on pourrait limite entendre que l’étendard du renouveau Métal serait tenu par Tokio Hotel !...
Dans ce climat sombre où les étiquettes vont bon train et où le formatage avance à pas de géant, un OVNI débarque depuis Troyes, armé d’une Fusion Funky Brutale pour remettre les pendules à l’heure ! Je parle bien sûr de Sons OF Secret qui avec leur premier album « The Dancefloor Killers » vont faire parler d’eux !
L’objet est composé de 11 titres pour un peu plus de 43 minutes de délires extrêmes ! Des délires que l’ont retrouvera dans la musique totalement barrées mais surtout dans les textes à crever de rire étouffé ! Nous avons donc affaire à des compositions plutôt riches construites comme un melting-pot de diverses influences dont le mariage semble contre nature.
Néanmoins, comme tout groupe aussi fou et sans étiquette soit il, il n’en demeure pas moins qu’il y a une base. La base ici serait sans doute le Thrash voire le Punk-Thrash pour le côté frais et entraînant des compositions. Ainsi, certains morceaux se résumeront à du (quasiment) pur Thrash à l’image de « Self-Destruction » et « Sons Of Dead » malgré quelques incursions Funky du plus bel effet. Le funk, justement qui sans être la base donc, est fort présent dans les compos qui en ressorte avec un groove phénoménal (« Contagion », « Another TV-Show », « Dancefloor Killers »...).
Même le Heavy Thrash trouvera une place de choix dans ce joyeux bordel sur le morceau « Mr.H (Is gonna thrash) ». L’ombre d’un certain Suicidal Tendencies planne sur ce morceau ; ça défouraille dans le bon esprit avec son texte influencé série B (voire Z !!)et son énergie punk.
Dans le rayon des influences « Jack In The Box » ne ferait pas tâche sur un album de Fatih No More avec son passage Funk/Jazz. Le morceau est plus lent et les couplets entre le Rock et le Rap me feront penser au sublime « Midlelife Crisis » de la bande de Mike Patton. Outre le mariage du Thrash et du Funk, les troyens semble aussi apprécier mêler le gros son genre Death Métal à la Cannibal Corpse dans leurs titres. Cette savante distillation de Death aux délires psychédéliques peut tout de suite faire penser aux regrettés Carnival In Coal.
Cependant, deux titres sortiront du lot. L’eponyme « Dancefloor Killers ». Très énergique avec sa rythmique urgente, tout en étant le morceau le plus mélodique de ce que le groupe nous a offert jusqu’ici. Etrange mélange de rythmiques funk et de heavy Rock. Le titre est agrémenté de bons breaks bien puissants, on voit déjà les popotins se remuer dans le pit ! L’autre titre étant l’enormissime « Teckel Genocide ». LA claque ultime ! LA pièce du boucher, LE tube des fils du secret ! On pourrait en écrire des pages et des pages rien que sur ce morceau. Intro (« From A… ») calme avec son solo genre guitare héro kéké des plages où s’enchaîne un gros blast avec hurlements Death ! Les couplets punky très entraînant laisseront place à des pré-refrains ternaires jusqu’aux refrains Death à la Cannibal Corpse (oui oui c’est possible !) taillés pour être scandés par une foule, tendances villageois de Salem, prête à mettre au bûcher tout teckel avoisinant les parages. Un grand moment !
L’avant dernier morceau « Z » sera aussi une pièce maîtresse à sa manière. Sorte de morceau fourre-tout regroupant tout ce que les membres du groupe savent jouer, où les transitions entre chaque style sont tout simplement ahurissantes ! Et cerise sur le gâteau, il s’agit d’un featuring avec Arno Strobl des Carnivals. (tiens, tiens..)
Le dernier titre, quand à lui achèvera ce voyage délirant, « On The Road Again » ou du Rock’n’Roll crasseux et entraînant à la Motörhead ! Avec un refrain à la fois mélodique et brutal, il se révèle très efficace ! A noter le petit break Death avec des grunts surpuissants ! Soulignez également qu’il s’agit d’un featuring avec jerome (wild karnivor, bloodtrooper).

Au final, les Sons Of Secret ne réinventent pas grand-chose musicalement parlant, mais tentent des mélanges improbables avec technicité et talent. Les influences allant de Faith No More à Cannibal Corpse en passant par Suicidal Tendencies viennent d’horizons tellement différents qu’après quelques écoutes on les oublierais presque tant le tout est homogène ! Sons Of Secret, les héritiers des Carnival In Coal comme si le gore et les textes délirants (« Teckel Genocide ») des Flying Pooh période « Viva San-Antonio » se mariaient aux délires techniques des prémices de Psykup. Un excellent groupe (très) prometteur, à suivre de (très) près.

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