SYMPHONY X - Underworld

Chronique

Pochette de l'album Underworld par Symphony X
  1. Overture
  2. Nevermore
  3. Underworld
  4. Without You
  5. Kiss Of Fire
  6. Charon
  7. To Hell And Back
  8. In My Darkest Hour
  9. Run With The Devil
  10. Swan Song
  11. Legend

Site(s) du groupe :

MySpace de Symphony X
Par Baptiste

Publié le 11/09/2015

Télécharger légalement

Le Symphony X nouveau est arrivé ! Les bons groupes de prog ayant beau être légion, chaque sortie du combo américain reste un événement. Etant donné que Paradise Lost et Iconoclast n‘étaient rien de moins que des immenses tueries, on comprendra le metalleux moyen qui se jette sur ce dernier album avec envie.

Qu’il se rassure d’ailleurs, le groupe n’a quasiment rien changé. Pas de retour aux morceaux à tiroirs néoclassique pré The Odyssey, Underworld reste dans la droite lignée des deux albums précédents.On retrouve avec plaisir ce heavy progressif stéroïdé emmené par la guitare toujours aussi tranchante de Romeo.
Malgré 9 albums au compteur, sa maitrise technique et sa science du riff restent aussi bluffante qu’au premier jour. Une fois encore, chaque mélodie, chaque riff, chaque solo enterre le précédent. Et à l’auditeur de pleurer de joie. 

En terme d’évolution, le groupe fait du sur-place. En terme de qualité, il évolue dans les standards qu’il a lui-même fixé. Les morceaux les plus agressifs comme « Nevermore » ou « Kiss Of Fire » vous collent les mêmes claques qu’un « Bastards Of The Machine », tandis que les morceaux plus calmes et travaillés comme « Swansong » n’ont rien à envier à « Paradise Lost » ou « When All Is Lost » des albums précédents.

Seul différence avec le précédent album : le chant. Paradise Lost étalait un côté encore plus sombre que son prédécesseur. Cela se traduisait notamment par un chant ultra agressif de Russel Allen. Si les qualités du bonhomme sont loin d’être remises en cause, la dimension ultra violente du propos rendait son chant un brin monotone sur la durée. Dans l’agression permanente, le frontman manquait de variété dans son approche.
Un « défaut » complètement gommé sur cette nouvelle offrande. Beaucoup moins rugueux, son chant est savamment modulé pour apporter une diversité bienvenue aux compos.

Pour le reste, on reprend les mêmes ingrédients et on recommence.A l’instar d’un Lamb Of God ou d’un Gojira dans des styles différents, Symphony X a  un son qui lui est propre, dans lequel il excelle et pour lequel la concurrence évolue 10 crans en retrait. Il semble donc improbable de voir le groupe changer de style tant qu’il maintiendra ce niveau de qualité.

Car oui, Underworld est bel et bien une nouvelle bombe. Agressif, mélodique, accrocheur, tout ce qui a fait la renommée récente du groupe est bien présent.Certains se lasseront peut-être d’un groupe qui n’évolue plus. C’est un avis compréhensible. Mais combien de groupes sont capables de sortir un disque de cette trempe ? Les albums de Symphony X, c’est le gâteau de votre grand-mère. C’est toujours le même, mais c’est pour ça qu’on l’aime. Changez la recette et il n’aura plus la même saveur. A ce titre, ce nouvel album est un excellent cru qui ravira tous les fans de la période la plus récente du groupe.

Partager cet article

Notes des internautes (cliquez pour noter) :

  • Actuellement 0 sur 5 étoiles
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Note : 0/5 (0 note(s) attribuée(s))

Merci d'avoir participé !

Vous avez déjà noté cette page, vous ne pouvez la noter qu'une fois !

Votre note a été changée, merci de votre participation !

Identifiez vous ou enregistrez vous pour noter cette page.

Commentaires des internautes

Vous devez être connecté pour ajouter des commentaires

Télécharger légalement

/// Contenu similaire

/// Live reports