TRUST - 13 A TABLE

Chronique

Pochette de l'album 13 A TABLE par trust
  1. Toujours parmi nous
  2. ·Epistémophilique
  3. ·Promesse osée
  4. ·Tout est à tuer
  5. ·Venez
  6. ·Psaume
  7. ·Vae Victis
  8. ·Surveille ton look
  9. ·Black blanc beur
  10. ·La Morsure
  11. ·Que serais-je sans moi ?
  12. ·Là où je vis
  13. ·Des mots
  14. ·Après les hymnes
  15. ·En apparence
Style : voir chronique
Par olivier no limit

Publié le 11/09/2008

 

1980. Bon Scott, chanteur d’acdc meurt. Back in black sort quelques mois plus tard. Renaud explose avec marche à l’ombre. Trust crache l’album « répression » et son hymne : antisocial ! Ce titre va marquer toute une génération. Je me souviens de la vague de folie qui emporta les jeunes hardos de l’époque : heureux et libres d’être ! Que reste t-il de trust, des années plus tard avec ce nouvel opus nommé « treize à table ».

Au risque de paraître vulgaire, les hardos et metalleux qui espéraient en prendre plein le conduit auditif, avec des riffs bien hard / heavy et des solos furieux sur rythmes effrénés, risquent de tirer une gueule jusqu’à par –terre, car de tout cela : que nenni, que dalle. En un mot comme en deux ils seront déçus. Mais si vous passez outre votre première impression, vous pénétrerez alors dans un univers qui vaut le coup.

Un rock aux tempos lents, pulsé par une batterie sur laquelle se greffe parfois un léger coté électro. Un bouquet de guitares, entre effets spéciaux, folk et électricité, d’une électricité parfois retenue ou plus conséquente flirtant avec un rock qui peut se faire pop aux entournures ou plus roots, façon bluesy, voir 70’ et même heavy . Là, Nono, ne joue pas le guitar-heroes, mais multiplie les pistes dans un même morceau et donne au final, une musique où la 6 cordes est toujours la reine. Et puis il y a Bernie.

Le père des mots rebelles. Des mots qui flashent, des tournures de phrases qui vous sautent au cerveau. L’homme a muri. Il n’y a plus ce coté punk comme dans leur titre « préfabriqué » : « tas de viande avariée, vous allez payer / je n’ai jamais aimé les gens préfabriqués » qui débuta leur premier album « l’élite ». On y trouve plus de nuances comme : « les stars de cinéma…blindées de collagène, en surcharge pondérale ». Il parle de l’homme face à la société, au racisme, à la politique. Père spirituel de hurleurs comme Reuno (lofofora), il balaye, de par son talent de parolier, la kyrielle de pseudos chanteurs contestataires qui polluent les ondes de leur piètre verve.

Rajoutez au tout des refrains qui marquent et une excellente production. Pas un album de hard, mais du rock à la française, comme on en fait peu. Du rock trempé dans les 70 / 80, avec une approche moderne. Du rock en douceur, le poing levé.

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