WATAIN - The Wild Hunt

Chronique

Pochette de l'album The Wild Hunt par WATAIN
  1. Night Vision
  2. Di Profondis
  3. Black Flames March
  4. All That May Bleed
  5. The Child Must Die
  6. They Rode On
  7. Sleepless Evil
  8. The Wild Hunt
  9. Outlaw
  10. Ignem Veni Mittere
  11. Holocaust Dawn

Site(s) du groupe :

Site web de WATAIN
Par Dzo , R.

Publié le 06/10/2013

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 Dzo:

Avec les fans de Watain, il y a souvent deux catégories; ceux qui aiment la première partie de la carrière du groupe, et ceux comme moi qui ont commencés à apprécier les albums à partir de Sworn To The Dark, qui se démarque nettement plus de Casus Luciferi à mon goût, trouvant ce dernier clairement fade et insipide. Chacun a son avis sur la question, preuve de cette double chronique qui tient deux discours radicalement opposé.

Ainsi, trois ans après le très réussi Lawless Darkness, Watain revient triomphant avec The Wild Hunt, un opus attendu comme le messie par bon nombre de fans, et attendu au tournant par les autres. Aux premiers abords, l’écoute de The Wild Hunt pourrait peut-être en décontenancer certains, par son aspect d’avantage inaccessible et plus atypique que les deux précédents opus.

Si ‘De Profondis’ avec sa violence exacerbée, reste assez ancré dans ce que l’on connaît déjà du combo suédois, la suite de l’album regorge de surprises. Premier exemple avec le prenant ‘The Child Must Die’ et sa rythmique d’entrée diablement entêtante avec des allures non négligeables qui rappellent Dissection.

Comme beaucoup de personnes, j’ai été évidemment touché par ‘They Rode On’, morceau le plus calme et le plus atypique qui tire remarquablement bien son épingle du jeu, offrant à la fois une sensibilité et une intensité peu commune et qui met à nue la « vraie voix » d’Erik. Sans aucun doute LE titre qui va faire débat.

Certains y retrouveront l’aspect Bathory, influence qu’on retrouve nettement dans le morceau éponyme de l’album. Difficile de ne pas retrouver des similitudes avec le mythique Twilight Of The Gods, mais est-ce dérangeant? Pas une seconde, le morceau est là aussi bien ficelé avec l’atmosphère qu’il prodigue et ses cœurs en second plan qui donnent un aspect aérien et plus léger. Aspect qui risque de faire gerber les puristes de la première heure, cela va sans dire.

‘Outlaw’ est également un titre qui surprend, avec son refrain qui a des allures d’airs incantatoires et sa rythmique tribale, mais une fois de plus, Watain mène habillement sa barque. Le morceau suivant 'Ignem Veni Mittere' est uniquement instrumental et bien interprété, mais pas franchement transcendant pour autant. Coté production, je trouve le son moins net que son prédécesseur, peut-être pour lui donner un côté un peu plus primaire.

Indéniablement, Watain a surpris son public avec The Wild Hunt, même s’il ne paraît pas aussi accessible que Sworn To The Dark, cet opus s’apprivoise au fur et à mesure des écoutes, pour se révéler être une pièce encore une fois réussie, même si sur la deuxième partie de la galette, je trouve que certaines compos s’essoufflent un peu ('Holocaust Dawn' par exemple).

Et même si j’ai toujours trouvé que le combo suédois a été placé sur un piédestal et surestimé depuis quelques années, ce quatrième opus de la bande à Erik Danielsson est monté d’un cran dans l’expérimentation et ouvre de nouvelles portes, sans pour autant s’éloigner du fil conducteur de son Black Metal.

Nul doute qu’il en séduira certains et en rebutera d’autres, criant à l’indignation devant ce disque qui ne se contente pas de faire du blast bête et méchant. On ne peut pas reprocher à un groupe d’évoluer, une évolution souvent mal perçue dans le milieu si fermé du Black. Quoiqu’il en soit, si The Wild Hunt n’est pas le point culminant de la discographie de Watain, il y mérite tout de même sa place.

 Note:  7/10

  

 R.:

Le nouvel album de Watain, The Wild Hunt, suscite débat.

Il y a quelques mois, j’avais écrit des lignes négatives, maladroites, honteuses de cet album qui étaient plus un coup de gueule qu’une véritable chronique. Le temps est passé par là, et en la relisant, je ne pouvais pas me satisfaire de ça avec des comparaisons foireuses. Bref, c’était une écriture indigne par rapport à ce que je produisais généralement. Tout en faisant profil bas, j’ai pris le soin de réécouter The Wild Hunt, et la réécriture de ma partie est devenue inéluctable. Certes, mon avis a un peu évolué, mais ce nouvel album de Watain reste avant-tout un casse-tête.

The Wild Hunt est le cinquième album de la discographie de la bande à Erik Danielsson. 3 années le séparent de Lawless Darkness. Cette nouvelle sortie est composée de 11 morceaux pour plus d’une heure d’écoute. Pour un album de black metal, le contenu est costaud.

The Wild Hunt = casse-tête ?!

L’album commence avec : Night Vision. Cette première piste pose l’ambiance. Les riffs arrivent par la suite. Pour une introduction, le résultat est mélodique et plutôt surprenant. C’est définitivement parti avec le deuxième morceau : De Profundis. Les riffs partent dans tous les sens. La voix d’Erik n’est pas emballante, elle est noyée dans le torrent des notes de Satan. Le point positif est que l’ambiance ‘à la Watain’ est bien présente, mais elle a une drôle de saveur ici. La suite avec Black Flames March dont son écoute produit un meilleur effet. Le côté black est plus prononcé dans les riffs et l’ambiance. La voix est mieux mise en valeur. Pour moi, c’est une des compositions les plus intéressantes de The Wild Hunt. On continue avec le single : All That May Bleed. C’est une chanson déconcertante avec des riffs qui s’emballent à certains moments. Bien que l’ambiance soit présente, je n’arrive pas à décoller avec ce morceau. La cinquième piste se nomme : The Child Must Die. Sa composition est plutôt bien dans son ensemble. La chanson est dynamique et mélodique dans ses riffs, avec des passages variés. Mais le titre traine un peu en longueur. Au bout de 5 chansons, le cachet de The Wild Hunt est très spécial, surprenant. Nous avons bien à faire à un album de black metal ‘made in Watain’, mais composé avec d’autres ingrédients dont seul Erik Danielsson a le secret.

La révélation ou le drame avec le morceau suivant : They Rode On. Et pour une surprise, ce titre est une sacré surprise, une première dans la carrière de Watain. On pourrait catégoriser They Rode On de ‘ballade black metal’. A noter aussi l’expérimentation d’Erik Danielsson avec le voix claire dont on peut au moins applaudir la prise de risque. Cette chanson peut être tripante ou horripilante selon les points de vue. De mon côté, c’est le deuxième, mais je respecte ceux qui ont apprécié le morceau.

Retour au bordel black metal avec : Sleepless Evil. La batterie qui tape à tout va est omniprésente, au détriment des riffs plus en retrait. Le contraste est saisissant par rapport au titre précédent. On peut remarquer aussi des passages ‘indus/ambient’ pour renforcer le côté evil. C’est un peu dommage dans son ensemble, car la chanson fait fourre-tout. On enchaine avec le morceau-titre de l’album, qui malgré de bonnes intentions dans la composition, je ne l’ai pas trouvé très emballante. Par contre, l’ambiance côtoyant le mystique est plutôt bonne. Encore une chanson déconcertante de ce nouveau Watain. L’ambiance mystique montant d’un cran, le titre Outlaw fait son apparition. Le morceau est improbable mais je le considère comme un des plus entrainants de l’album. Tout y est dans la chanson : les riffs, l’ambiance … c’est ce Watain qui me plait, mais hélas pas très présent dans The Wild Hunt. On se rapproche de la fin avec : Ignem Veni Mittere. C’est un titre instrumental, plutôt de bonne facture, qui permet de faire la transition avec le dernier morceau de l’album : Holocaust Dawn. La conclusion est inquiétante avec un peu de longueurs, mais son final est dantesque.

Dans The Wild Hunt, je retiens seulement 2 titres : Black Flames March, et Outlaw.

Le contenu de l’album est hétérogène, son écoute peut paraître long. Cette nouvelle offrande de Watain est déconcertante, moyennement accessible, qui va susciter un gros débat par rapport aux nouvelles directions du groupe. Pour un album de black metal, les prises de risques de The Wild Hunt sont à prendre en compte. Sa première écoute est déstabilisante, il faut s’y prendre à plusieurs fois pour saisir les subtilités et les nouvelles orientations dans certains titres. Dans sa globalité, j’ai trouvé peu de morceaux emballants bien que ce tout est ambiancé à l’aura unique de Watain, sauvant ainsi son écoute.

The Wild Hunt n’est ni bon ni mauvais. Mais dans toute la discographie de Watain, c’est incontestablement l’album le plus faible. Paradoxalement, le groupe conforte sa position de tête d’affiche de l’internationalisation de Satan.

 Note:  6/10

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