XANDRIA - Neverworld's End

Chronique

Pochette de l'album Neverworld's End par Xandria
  1. A Prophecy of Worlds to Fall
  2. Valentine
  3. Forevermore
  4. Euphoria
  5. Blood on my Hands
  6. Soulcrusher
  7. The Dream is still Alive
  8. The Lost Elysion
  9. Call of the Wind
  10. A Thousand Letters
  11. Cursed
  12. The Nomad's Crown

Site(s) du groupe :

Site web de Xandria
Par lucinda

Publié le 18/04/2012

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Pas moins de cinq années se sont écoulées depuis le dernier album de Xandria, intitulé "Salomé – The Seventh Veil".

 

Durant cette période assez considérable, leur chanteuse Lisa Middelhauve aura annoncé son départ après 7 ans de bons et loyaux services, pour être remplacée par Kerstin Bischof qui, après quelques concerts s'étalant sur une année, décidera à son tour de quitter le groupe. Enfin, en décembre 2010, le groupe dévoile le nom de leur nouvelle recrue : Manuela Kraller.

 

On aurait pu penser qu'après 5 années plus ou moins consacrées à l'écriture du successeur de "Salomé", le groupe saurait nous offrir une production inspirée, non dénuée de maturité et écrite avec suffisamment de recul. Et si l'on n'attendait pas d'eux l'album qui révolutionnerait le genre, nous étions quand même loin d'imaginer qu'avec "Neverworld's End", le groupe parvienne à se ridiculiser ouvertement en... copiant le groupe suédo-finlandais Nightwish. Original, n'est-ce pas ? Oui, Xandria a détrôné tous les groupes qui ont pu être accusés de trop s'inspirer du groupe-phare, à l'instar, par exemple, de Visions of Atlantis. Cette fois, il n'est plus cas de forte ressemblance, mais bel et bien d'imitation. Éhontée.

 

Pourtant, "Neverworld's End" (un nom qui annonçait déjà la couleur) commence sur une intro intéressante, dont la mélodie reste plutôt fidèle au son du groupe. Cette fois, Xandria mise tout sur les orchestrations et, pour trancher avec le passé, fait marcher sa double pédale à maintes reprises. Le drame s'annonce dès le couplet, où la voix de Manuela imite à la perfection celle de la célèbre chanteuse lyrique qui officia longtemps dans la formation citée plus haut, j'ai nommé Tarja Turunen. La tolérance et l'aveuglement feront dire à certains que « son timbre de voix et son chant lyrique seuls en sont la cause, ce n'est donc pas sa faute »... Cela dit, lorsque j'utilise le terme "imitation", je sais ce que j'avance : on constate bien que miss Kraller, qui n'a jamais caché son adoration pour la diva aux cheveux noirs, cherche à incarner cette dernière à tout prix, dans chacune de ses notes, chacune de ses respirations et de ses vocalises. J'admire les efforts déployées par la chanteuse pour s'effacer derrière son imitation, autant que je méprise cette absence indécente de personnalité.

 

Et c'est ainsi que titre après titre, le groupe soutient cette idée et pioche son "inspiration" dans la riche discographie de Nightwish : Valentine est une version à peine remaniée de End of All Hope, Blood on my Hands ose s'inspirer de la reprise Where were you Last Night, alors que The Lost Elysion copie ouvertement Stargazers, avec ses contre-temps constants, et dont les quelques narrations nous ramènent immédiatement à celles de Elvenpath.

 

Call of the Wind et A Thousand Letters enfoncent le clou sans scrupule à l'aide de la flûte irlandaise, marque de fabrique de [Vous-Savez-Qui] sur leurs deux derniers albums.

Quand les compos s'éloignent un temps de cette mauvaise habitude, la voix de la chanteuse est là pour nous rappeler cette ressemblance agaçante, notamment sur Cursed, seul morceau que j'arrive à apprécier et à réécouter sans ressentir un total mélange de désolation et d'aversion.

 

On peut cependant observer une certaine recherche pour le morceau Soulcrusher, où même la voix de l'interprète quitte un temps son travail d'imitation sur le refrain, bien que la fin soit aussi chaotique que celle de Master Passion Greed. De même, The Nomad's Crown, malgré les vocalises caricaturales de Manuela, sauve un peu l'honneur grâce à son atmosphère orientale, son orchestre travaillé, et dont l'approche progressive apporte une once de caractère.

 

Rien n'interdit un groupe de s'inspirer des pionniers d'un genre. On peut être fan, voire passionné d'un ou d'une artiste. On peut même rendre hommage à toute une époque, afin de raviver un temps cette passion et la faire partager aux nostalgiques - aussi longtemps que l'hommage n'empiète pas sur la créativité de la formation. Mais comment peut-on prétendre être l'auteur d'un album comme "Neverworld's End" et le compter avec fierté dans sa discographie ? Xandria essaierait-t-il de nous provoquer ? Souhaite-t-il simplement contenter les fans de l'ancien Nightwish à travers leur nouvelle chanteuse ? Quel est leur but ?

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