YEAR OF NO LIGHT - Tocsin

Chronique

Pochette de l'album Tocsin par YEAR OF NO LIGHT
  1. Tocsin
  2. Géhenne
  3. Desolation
  4. Stella Rectrix
  5. Alamüt

Site(s) du groupe :

Site web de YEAR OF NO LIGHT
Par Dzo

Publié le 24/11/2013

 

 Trois ans après la sortie de Ausserwelt qui a marqué mon esprit au fer rouge avec ces ambiances à la fois sombres et majestueuses, et qui s’est approprié une place de choix en tant que disque de chevet, voilà que Year Of No Light revient avec Tocsin, signant au passage chez le prestigieux Debemur Morti (Ævangelist, Blut Aus Nord, Monolithe).

Comme je le citais plus haut, Ausserwelt a franchi un cap majeur dans la carrière du groupe. D’une part car avec cet album, Year Of No Light effaçait les voix de sa musique, et d’une autre, on s’aventure dorénavant dans un ton Post Metal apocalyptique au détriment d’un Sludge plus conventionnel qu’on retrouvait sur Nord, respectivement le premier opus du combo bordelais.

Cinq titres composent Tocsin, tous de nature très longues (à l’exception de ‘Gehenne’ qui n’avoisine «que» les six minutes) qui embrigadent sans détour l’auditeur dans un parcours émotionnel éprouvant. Arpenté de passages lumineux, d’autres très sombres et mélancoliques, Tocsin serait un beau résumé des émotions que l’on peut ressentir durant toute la durée de notre existence.

Le groupe offre un panel d’atmosphères variées et toujours très bien ficelées avec une sensibilité hors du commun. Et si Ausserwelt faisait office de pierre angulaire dans la carrière de Year Of No Light, Tocsin ne fait que confirmer le talent indéniable du groupe dans le domaine du Post Metal apocalyptique. La véritable force de ce dernier arrivant est également sa facilité d’accès, même s’il est clair qu’il ne s’agit pas d’un parcours de santé, les notes aériennes et plaintives sonnent d’emblée et prennent aux tripes, au point qu’on ne voit pas défiler chaque quart d’heure par morceau.

Cela se confirme avec ‘Desolation’, titre qui porte divinement bien son nom avec ses notes lourdes, spectrales et mélancoliques.

Mon titre préféré reste incontestablement ‘Stella Rectrix’ pour son côté homogène, mêlant passages clairement ambiant et passages lumineux ascensionnel sur la seconde partie du morceau, ascension désormais devenu un peu la marque de fabrique du groupe. La pression redescend doucement avec ‘Alamüt’, un peu plus hypnotique mais tout aussi majestueux que les précédents morceaux.

L’absence de voix déshumanise complètement la musique, lui donnant ainsi un côté plus froid, meurtri et sombre. Pas plus amateur que ça des premières heures de vie du groupe, ce n’est que lorsque j’ai découvert Ausserwelt que je me suis retrouvé dans Year Of No Light. Leur musique pose les bases d’un monde ou la désolation réside en maitresse de cérémonie, où la lumière a cessée de briller depuis très longtemps.

Avec Tocsin, le combo français ne laisse aucune issue possible à son auditeur, qui devra subir ce torrent sonore qui ne pourra le laisser de marbre. Une œuvre colossale maniée avec grande finesse qui prouve une fois de plus que dans le domaine de la musique extrême, la France offre une place de choix.

L'album sortira le 29 Novembre 2013, mais vous pouvez d'ores et déjà jeter une oreille en allant sur le Bandcamp de Debemur Morti ici.

Partager cet article

Notes des internautes (cliquez pour noter) :

  • Actuellement 0 sur 5 étoiles
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Note : 0/5 (0 note(s) attribuée(s))

Merci d'avoir participé !

Vous avez déjà noté cette page, vous ne pouvez la noter qu'une fois !

Votre note a été changée, merci de votre participation !

Identifiez vous ou enregistrez vous pour noter cette page.

Commentaires des internautes

Vous devez être connecté pour ajouter des commentaires

/// Contenu similaire

/// Live reports