Chronique
- Unregenerate human
- Betrayal
- Massive immateriality
- Dementia
- Hegemony
- Absolute path
- Above me
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Publié le 27/04/2010
(Death metal)
Aesmah, à ne pas confondre avec Aesmah Daeva, est une nouvelle formation de death mélodique de nos régions. Par opposition aux formations de death pur, la quête de la violence n’est donc pas le moteur principal du groupe. Aesmah se distingue bien davantage par la conception d’un univers alliant force et onirisme. Cela débouche avec naturel sur la mise en place d’une atmosphère personnelle et nacrée. Le terme peut paraître doux pour un groupe de death metal, et peut-être est-ce du au fait qu’avec le temps on a plus les mêmes échelles en matière de brutalité mais « Hegemony » offre l’agréable sensation qui va de pair avec les explorations fantastiques. Un parcours aux humeurs teintées de prog largement soutenue par l’emploi de sonorités personnelles. Que ce soit par rapport à un clavier qui varie souvent d’intonation mais aux compositions simples (peut-être un peu trop d’ailleurs). Et surtout au niveau de guitares pourvues d’une distorsion légère y compris dans ses passes brutes jusqu’à se faire « acoustiques » lors de calmes échappés. Ce son de guitare est d’autant plus agréable que le compositeur fait montre d’un toucher fin et accrocheur. Pourtant malgré ces sensations presque satinées, Aesmah ne cache aucune candeur. En fait « Hegemony », curieusement, sonne même de manière assez neutre. Un défaut sans aucun doute imputable au fait que le groupe de ne prend pas assez de risque dans ses compositions. On a l’impression que le combo se retient encore. Mais ce léger manque de technicité et d’envolées est contrebalancé par la solidité de son socle death. Par ce biais, Aesmah dégage une grande aura de puissance. Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne des chants très synergiques. Je pense donc notamment au plus fréquent guttural, charismatique, très chaleureux et robuste. Mais celui-ci est soutenu par un chant clair qui susurre parfois un réel désespoir, un aspect important qui accentue les contrastes dont manque le groupe.
Le mélange de death et d’aspects mélodiques aux consonances progressives et presque dark/doom en d’autres passes n’est pas sans rappeler le old Kalisia. Les titres s’enchaînent de manière très fluide et on se laisse prendre par la personnalité déjà très affirmée du groupe. L’imprégnation de l’univers se fait alors de manière insidieuse jusqu’à ressentir l’envie de revivre plusieurs fois « Hegemony ». Aesmah peut être fier de présenter une première production réussie.



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