IBOGAÏNE - Ibogaïne

Chronique

Pochette de l'album Ibogaïne par Ibogaïne
  1. Feeding the fog
  2. Icon curse
  3. Zombi
  4. Tibetan terrorist
  5. React

Site(s) du groupe :

MySpace de Ibogaïne
Style : voir chronique
Par olivier no limit

Publié le 04/11/2007

 

NOTE:14/20
(Thrashcore/ deathcore) Rageur, furieux, hors d’eux ! Un son gras, sale, pesant , donnant dans des riffs parfois issus du gros death, mais aussi du thrash old school ( freeding the fog), tout y injectant des influences hardcore et metal tout azimut. Ajoutez une voix hurlée aux fortes intonations hardcore, voir grindcore, un peu comme si on égorgeait le chanteur, une basse qui groove, des guitares acérées et une batterie qui martèle. Autant vous dire que si vous aimez un son poli vous serez déçu, car ici on ne connaît qu’un seul mot d’ordre : ruer dans les brancards tout en étant bien épais dans le son et la démarche. Cependant ne pensez pas que leur musique est simpliste, car elle s’émaille de petites trouvailles et de passages assez surprenants et leurs morceaux empruntent, tour à tour, des colorations différentes.

Issu de la citée phocéenne, Ibogaïne, nous présente 5 titres, dont je vais essayer avec mes mots et mon ressenti de vous en extraire le jus.

« Freeding the fog » : Du thrash aux riffs obsédants estampillés old school (bonjour Exodus), auquel s’ajoute la noirceur du death, le tout mâtiné, bien sûr de H& C pour le chant. Personnellement, j’adore ce morceau, pour le riff d’intro.
« Icon curse » : forte coloration deathcore, avec à un moment (26 eme secondes) un riff qui sonne stoner, mais passé au filtre « hargne ».
« Zombi » : Une grosse basse pleine de distorsion, un rythme plombé et lent, un death à l’ambiance malsaine qui accélère pour vous précipiter dans un univers noir et glauque, pendant que la voix s’époumone.
« Tibetan terrorist » Une couleur plus hardcore, sur une pulsation enlevée, avec l’adjonction, à la fin, dune touche d’électro sur un solo à l’atmosphère désincarnée.
« React ». L’ambiance est une sorte de thrashcore auquel se mêlent des passages où les guitares jouent dans un style dissonant, du chaos organisé sur fond de colère. Peut être le titre le plus imperméable de leur production pour des oreilles non averties.

Ce que j’aime quand je chronique un groupe français, c’est qu’ils ne font pas semblant. Ibogaïne me plait, car avec un style déjà bien usité, ils y mettent une patte particulière : derrière leur coté bourrin, se cache pas mal d’influences diverses qui les font sortir du carcan habituel du thrashcore/deathcore. Même s’ils ne révolutionnent pas le métal, ils ont un réel potentiel de rage et un univers qui leur est propre. Affaire à suivre.

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