Clampdown déboule dans vos enceintes avec un Live ravageur en guise de demo, 6 titres pour mettre tout le monde à genoux. Grosse baffe, gros son. Et quand ces gars n’envoient pas du gros Power métal à la sauce américaine que croyez vous qu’ils fassent ? Et bien ils répondent aux interviews !!
MF: Pouvez-vous présenter le groupe ?
Clampdown a vu le jour en 1998 sur les cendres du groupe Loony Spitfire. A l'origine, le trio est composé de Franck Brognard (guitare/chant), Ludovic Idziak (basse) et Jeff Bachelet (batterie). Il est rejoint par Jocelyn Noël (guitare) en août 1999, partageant ainsi la volonté de créer quelque chose de nouveau sans se fixer de limites musicales ou artistiques. Jeff va quitter le groupe courant 2000 (divergences musicales).
Après quelques mois de recherche, il sera finalement remplacé par Julien Rudzki. Clampdown trouve rapidement son identité : un savant mélange de riffs chaotiques et de mélodies mélancoliques. Influencé par des groupes tels que Meshuggah ou encore Opeth pour l'aspect mélancolique, le groupe travaille un répertoire d'une dizaine de compos et part à nouveau affronter la scène du Nord. Le public devient très vite réceptif à la puissance que dégage le groupe en live. Clampdown écoule ainsi quelques centaines de leurs premier MCD 6 titres et va rapidement se faire un nom dans la région Nord-Pas-de-Calais, partageant la scène avec des groupes comme SUPURATION, Ananda, No Flag, Unswabbed, Watcha, General Lee, Eths...
MF: Votre style est ultra-violent, vous êtes aussi dégénérés que ça dans la vraie vie ? Blague à part comment trouvez-vous la rage pour balancer un tel flot de puissance pendant tout un concert ?
Dans nos vies respectives, nous sommes à l’opposé de ce que l’on fait dans le groupe.
Joc :
Nous exprimons ce que le monde fait de nous, de simples mortels enclins à participer de manière consciente ou non à la destruction de notre chère planète. Notre style de musique est un moyen d’expression qui nous permet de nous libérer de ce terrible fardeau. La musique nous prend tellement d’énergie qu’il ne nous en reste peu pour la folie dans nos vies respectives.
Ludo :
Enragé, peut-être, mais ça reste très intérieur au quotidien. En réalité, cette violence est simplement notre moyen de défense face à l’oppression de notre société mondiale, œil pour œil, dent pour dent.
MF: Je trouve que votre style est un parfait mélange entre le chaotique Hardcore ( Norma Jean, Ananda...) et le power métal ricain à la Pantera. Est-ce que ces groupes font partie de vos influences ou pas du tout ?
Pour ce qui est de Pantera oui, on écoutait ce groupe il y a 10 ans déjà, et c’est sûr qu’ils nous ont pas mal influencé, mais plus aujourd’hui. On se sent plus proche de groupe comme Meshuggah, ou Opeth, pas forcément dans la musique, mais dans la vision qu’ils ont de ma Musique.
Après, nos premières influences sont tellement vastes qu’on pourrait en citer d’autres telle que Led Zeppelin par exemple.
MF: Le son du live est très propre pour un groupe de votre calibre, comment s'est passé ce concert ? qui était derrière les manettes ?
Vincent :
Les prises sont issues d'un dix pistes numérique (NDR: Un grand merci à Guillaume de l'association Contresens.), c'était lors d'un concert donné cet été... C'était aussi le "premier concert", non pas pour les quatre "Clampdown" mais pour les sept de "Clampdown". Ce fut un concert test, on nous avons pu mettre en place des axes de travail pour Laetitia (Management), Thomas (aux lights) et moi-même, (pour le son), par rapport au groupe.
Pour le son proprement dit, il était nécessaire, à mon sens, d'avoir un ensemble qui ne soit pas "fatiguant" à écouter, puisque c'est ce que je reproche à beaucoup de productions.
Ce côté apparemment rigide se marie, à mon avis, bien avec l'aspect organique, intuitif mais pourtant structuré que dégage pour moi "Clampdown".
Aussi, à l'instant des prises, il n'était pas encore question réellement de production, mais plus d'une base intéressante de travail. Par la suite, le travail s'est effectué de la sorte : -Je travaillais seul (j'ai besoin de ça !) sur le côté technique du mix et dans un deuxième temps, le fruit de ce travail était soumis à l'écoute du reste de la troupe. Ce sont ces ressentis, positifs comme négatifs, qui me guidaient alors sur le côté "artistique" de la chose. Puis, je recommençai la phase de mix et ainsi de suite... Jusqu'au consensus.
Ce CD est peut-être une question que nous posons: "sommes-nous sur la voie ?"
Si tu trouves que le son est propre, c'est là toute la prétention que nous lui voulions.
J'aimerai que le son "clampdown" soit le mariage du souffle organique d'une explosion et la précision du numérique... Et bien il en reste du boulot... MDR...

MF: Je n'ai malheureusement pas eu l'occasion d'avoir accès à vos paroles, pouvez vous m'éclairer sur leur teneur ?
Les textes des chansons ont toujours été écrits en anglais, démarche naturelle pour une musique issue de la culture rock. Ils ont évolué vers une certaine abstraction, qui permet des descriptions d’états psychologiques torturés tout en permettant une libre interprétation.
À l’origine, et sur les morceaux les plus anciens, le style était plus « narratif », avec des textes aux structures plus classiques que l’on a conservé d’ailleurs ( Shortscomings, Mind Troubles) mais l’évolution vers les textes plus poétiques, sans message unique, s’est faite progressivement pour que chacun puisse s’y refléter ( The Ghost of Purity, Perfect Ennemy).
L’inspiration me vient en général de la lecture de roman de science fiction, d’horreur ou encore de films barrés dans lesquels je vais repérer une image pour laisser libre court à mon imagination. La violences des paroles reflètent notre perception du monde ( sans tomber dans la caricature), celui qui ne va pas bien…et permet de traiter des thèmes comme la peur, le désespoir, la mort, la solitude, les tortures psychologiques.. .
Mes textes ne dominent pas la musique mais en font partie intégrante. Le fait d’avoir deux types de schéma (narratif/poétique) ne permet pas encore d’avoir l’unité recherchée, et c’est sur ce point que mon travail va intervenir jusqu'à l’enregistrement du premier album.
MF: Je suppose que votre prochain objectif c'est d'être signé ? un label qui vous ferait particulièrement plaisir ?
Le fait d’être signé n’est pas uniquement un but, une fin en soi, mais c’est surtout le moyen de pouvoir concrétiser au mieux nos idées, notre univers et d’exorciser nos démons.
C’est pourquoi il est délicat de choisir un label qui pourra contribuer de façon optimale à notre ressenti. « Listenable Record » semble plutôt bien répondre à nos attentes.
MF: Avez-vous des morceaux pour un prochain album ? Avec quels producteur(s), souhaiterez vous
l'enregistrer ?
Nous sommes actuellement en phase de préparation d’un album qui verra le jour début 2006. Nous avons déjà des morceaux mais nous en reparlerons après composition. Notre objectif est une auto-production, nous ne savons pas encore avec qui nous aimerions faire les prises de son, à voir.
MF: Pour finir vous avez un dernier mot, une ultime pub ? ?
Nous sommes toujours à la recherche de dates, d’interview, de chroniques... donc n’hésitez pas à nous contacter.
http://clampdownmusic.free.fr
Propos recueillis par Bloody