Chroniques Metal

BATTLEROAR - To Death & Beyond
BATTLEROAR

Thrudvangar - Zwischen asgard und midgard
Thrudvangar

DANTESCO - Pagano
DANTESCO

DDT - Bienvenue sur la terre
DDT

Hope - L'encéphale
Hope

Interview : MYPOLLUX
10 / 2004


Lussi (chant) par mail




MF : Comment est né Mypollux ?

MYPOLLUX est né au cours de l'année 2002. Max, batteur à l'époque, et moi ( Lussi ) jouions déjà ensemble, et nous avions envie de construire un projet musical qui nous ressemblerait. Nous avons cherché les musiciens qui correspondraient à notre désir. Après plusieurs changements, c'est Yann ( guitariste ) et Florent ( bassiste ) qui nous ont séduit. Max a dû partir et c'est Toma qui est notre batteur depuis 6 mois. Nous avons très vite fait beaucoup de concerts, on voulait se bouger au maximum pour se faire entendre. Les Belges nous ont beaucoup accueillis avec la chaleur qu'on leur connaît. Tout s'est enchaîné très vite.


MF : Comment définirais-tu la musique de Mypollux ?

On a cherché pendant longtemps comment définir notre concept. N'aimant pas les étiquettes, cela fut très dur. Et puis nous nous sommes arrêtés sur le terme "Pop-core" . Pour nous, ça définissait assez bien une musique vacillant entre menues tortures et malins plaisirs, entre émotion et efficacité, entre douceur et rage, fragilité et violence, etc ... Il y'en a plein des termes qui conviendraient pour expliquer les contraires qui s'associent dans notre musique. L'énergie est notre maître mot quoi qu'il en soit, même si on évolue dans un univers assez sombre. Le monde de l'enfance est constamment présent dans les textes, associé à des réalités plus dures. On essaye au maximum de ne pas être là où nous sommes attendus, mais notre but premier à tous c'est de faire partager nos rêves et nos émotions.


MF: Peut-on dire qu'il s'agit d'un album concept lié au thème de l'enfance et de ses illusions?

Oui en effet, bien vu... Comme je le disais plus haut, le monde enfantin est vraiment très présent dans mes textes. Je n'ai pas envie de perdre les yeux avec lesquels je voyais la vie quand j'avais 6 ans. J'ai parfois encore du mal à affronter les réalités et c'est ce que je décris dans les paroles de mes chansons, cet affrontement avec la vie d'adulte dans laquelle je ne veux pas rentrer... C'est toujours dur de voir une personne blasée par la vie alors qu'il y a tellement de choses folles à découvrir. On peut tout oser, ne rien se refuser si on s'en donne les moyens. Les gamins, on leur excuse tout, alors que dès qu'on vieillit, on n'a plus le droit de rien faire de peur d'être trop regardé de travers... Ca m'insupporte... J'essaye de vivre un conte de fée constamment et cela même si parfois la vie est loin d'en être un... Trouble amarante a été construit autour de ce concept inhérent à nos personnages respectifs. L'univers que l'on crée en est clairement baigné.


MF : Tu joues beaucoup sur les fluctuations de ta voix, ce qui donne un ton original aux compos. Penses-tu que cette particularité forme l'essence même de Mypollux?

Disons que je n'ai pas vraiment réfléchi à en jouer ni même à faire quelque chose de particulier. Je chante spontanément, de la manière la plus essentielle pour moi... Parfois, certains disent que j'en fais de trop, mais je ne peux pas faire autrement, je me donne à fond dans ma façon de chanter le plus honnêtement possible... N'ayant jamais pris de cours de chant, je pense que les erreurs de placement de voix que je fais doivent renforcer ce côté original dont tu parles.

Je ne sais pas si cela forme l'essence de MYPOLLUX, je pense qu'on est tous constructeurs de cet univers particulier. Il est vrai que je suis plus mise en avant de par ma position de chanteuse et surtout le message que mes textes contiennent, mais sincèrement les musiciens ont tous un truc bien à eux...


MF : Qu'évoque la couleur rouge pour le groupe?

Le rouge, c'est l'énergie avant tout, la violence visuelle, la couleur qui rend fou si on en est enveloppé trop longtemps... Cette couleur est surtout génératrice d'émotions et c'est en ça qu'on l'a trouvée intéressante. On voulait toucher les gens, attirer leur regard tout autant que leurs oreilles.

De plus, c'est une teinte que j'adore et qui constitue une grande part de mon univers personnel. C'est venu naturellement de l'utiliser, et puis ça nous donne un truc différent des autres groupes qui utilisent beaucoup les couleurs sombres, nous on a souhaité se démarquer clairement de ça car le visuel est vraiment primordial pour nous.



MF : Le choix du chant ( majoritaire ) en français s'est-il imposé de lui même? N'était-ce pas une prise de risque ? et peux tu nous en dire plus sur cette fameuse "langue personnelle" que tu emploies dans "Leiloqô"?

C'est venu naturellement. J'essaye d'être la plus transparente possible dans mon chant. Je ne pouvais donc qu'adopter le Français. Je trouve ça un peu bête de se cacher derrière l'Anglais et c'est encore pire quand la langue n'est pas maîtrisée totalement, ça en devient grotesque... Dans ce cas, au contraire, ça réduit les prises de risque que d'utiliser sa langue maternelle... Concernant les deux titres en Anglais sur l'album, ces morceaux datent d'il y a pas mal de temps, quand je cherchais encore... J'avais pensé à les remettre en Français et puis je les ai laissé tel quel car ils ont été écrits comme ça, et ça aurait pu paraître faux dans l'interprétation...

"Leiloqô" correspond à ma recherche de transmission d'émotions... Je voulais débarrasser la chanson du carcan des mots pour réussir à raconter mon histoire et transmettre mes sentiments sans utiliser un seul mot ayant une signification. Bob s'est très bien prêté à ce jeu...


MF: Comment vous situez-vous dans le paysage musical français, notamment par rapport à des groupes comme ETHS ou AQME ?

On essaye de ne pas trop se situer, justement... On fait la musique qu'on fait, on essaye d'être nous-mêmes sans réfléhir à qui on ressemble ou ne ressemble pas... Souvent les gens font des comparaisons notamment avec les groupes où il y a des membres féminins si rares dans le métal... Nous ne nous sentons pas plus proches d'ETHS que d'AQME... Même si nos goûts personnels nous rapprochent plus de l'un que de l'autre... Nous avons déja joué avec Eths, cela c'est très bien passé au niveau du public. On a joué avec toutes sortes de groupes et on n'a jamais ressenti de gêne.

8: Quelles sont les principales influences de Mypollux?

Il y a de tout... Mais alors vraiment de tout, les extrêmes sont très éloignés... Je crois que faire une liste exhaustive serait trop fastidieux mais on peut dire que ça va de groupes comme Meshuggah-Candiria-Otep à des trucs du style Dave Matthews Band-Sinclair... On est fan de gros métal, c'est clair, mais aussi de trucs plus funk ou plus pop, voire ( pour Yann et moi ) très R'n'B ( ça parait toujours bizarre quand on dit, mais on est fans des Destiny's child... ).


MF: Le 5 novembre vous serez sur la scène du Zénith avec Watcha et Pleymo, comment appréhendez-vous cet évènement ?

On est verts de peur, on ne sait plus comment gérer le stress alors que ce n'est que dans 3 semaines, vous imaginez la veille...?? Ca n'empêche qu'on est infiniment heureux de pouvoir jouer sur une scène aussi mythique, c'est une opportunité démesurée pour nous... C'est très dur de se dire que nous, petits zicos galériens inconnus, allons débarquer sous les yeux d'un public massif à convaincre en peu de temps... Il faut pas qu'on se rate... Mais on est contents de pouvoir partager ce moment, c'est avant tout une possibilité de donner tout ce qu'on a aux gens qui ne nous connaissent pas.


MF : Avez-vous prévu une tournée nationale par la suite ?

Euh ... pour cela il faudrait que l'on ait un tourneur ... nous sommes ouverts à toutes propositions... hihihi... On continue les concerts ni plus ni moins qu'avant, comme c'est nous qui nous démarchons seul ... Les dates sont sur www.mypollux.fr.st


MF : Enfin, que peut-on vous souhaiter pour le futur ?

Euh, paix et bonheur ?? ;-). Que les gens achètent l'album, que le bouche à oreille fonctionne... Bien sûr un deuxième album, et si possible moins de galères que pour Trouble Amarante, 2 ans pour pouvoir le sortir, c'était long... Vive l'autoproduction... N'hésitez pas à visiter le site ( www.mypollux.fr.st ), rendez-vous au Zénith et ne gravez pas... ;)

http://www.mypollux.fr.st

Propos recueillis par Withinsylvia

Actualités - Chroniques - Live Reports - Interviews - Photos - Découvertes -
Artwork - Concerts - Radios - Forum - Liens - Staff - Contact

 
Bas


Chroniques Metal

Earache records compilation - Thrashing like a maniac
Earache records compilation

BLAZING WAR MACHINE - HAUTED MEMORIES
BLAZING WAR MACHINE

Tiamat - Amanethes
Tiamat

MSG - In the Midst of Beauty
MSG

reviolence - violent phoenix
reviolence