Entretien téléphonique avec le king du Heavy Trash Metal :
Peavy, leader et chanteur de Rage.
MF : Peux –tu nous parler de l’époque où Rage faisait du Trash, je parle des albums avant « Black In Mind » et quels souvenirs gardes-tu de cette période ?
Peavy : Je pense que nous avons toujours fait le même style de musique, et je n’adhère pas aux idées que Rage ait eu différents styles dans sa carrière. Nous sommes resté fidèle à nos convictions musicales et rien n’a été calculé. Bien sur je garde d’excellents souvenirs de cette époque mais je m’amuse toujours autant maintenant.
MF : Qui était ton idole à cette époque ?
Peavy : Metallica, définitivement !
MF : Ensuite en 1996, vous vous êtes dirigé vers le heavy symphonique, pourquoi ce choix ?
Peavy : Comme je te le disais précédemment, nous n’avons jamais réellement changé de direction musicale. Il est vrai que nous avons voulu explorer d’autres facettes du metal.
En 1998 pour la sortie de XIII nous avons décidé d’intégrer un orchestre symphonique et la sauce a bien pris. Les gens ont commencé à s’intéresser à nous et ça été un vrai succès.
Nous revenons un peu à ces racines sur « Speak Of The Dead ». Mais je tiens à préciser que même si le coté sympho ou prog ressort plus sur certains albums, nous sommes toujours resté fidèle à ces sonorités. Et puis cela aurait été stupide de notre part de partir dans des compos ultra agressives ou très trashy car ce style ne nous correspond pas à 100%. Faire un album sincère, voilà ce qui prime avant tout chez Rage !
MF : Dans l’album « Soundchaser » tu y interprètes les aventures de votre mascotte, cet alien un peu spécial, qui apparaît d’ailleurs sur pratiquement toutes vos pochettes d’albums, alors que lui arrive-il cette fois ?
Peavy : En fait on le fait mourir à chaque fois sur nos pochettes et dans nos histoires (rires) !
Oui on lui en fait voir de toutes les couleurs (rires) Il représente une force indestructible ; à l’instar de Rage qui depuis une vingtaine d’années dépasse les modes et les tendances.
Il est arrivé sur nos pochettes en 1998 et depuis il ne nous a plus quitté.
MF : « Speak Of The Dead » est maintenant votre quatrième album avec le même line-up (Victor Smolski – guitares et Mike Terrana –batterie), penses tu qu’il s’agisse enfin du line-up parfait ?
Peavy : Oui absolument, cela fait maintenant 10 ans qu’on joue ensemble et nous ne sommes pas prêt de nous séparer. C’est ma dream team à moi  Nous nous entendons très bien professionnellement, nous sommes sur la même longueur. Et puis en plus d’être de merveilleux amis ce sont d’excellents musiciens, alors comment rêver mieux ?
MF : Depuis un certain moment je me demande pourquoi Rage n’est pas plus célèbre, est-ce un choix de rester un peu dans l(ombre ou penses-tu que votre musique soit trop fastidieuse pour toucher une grande part du public ?
Peavy : Eh parles pour ton pays quand tu dit que nous ne sommes pas connu (rires)
Plus sérieusement, il est vrai que nous ne sommes pas très réputés en dehors de l’Allemagne.
Mais aucune de ces 2 raisons n’est valable. Pour tout te dire, c’est une question de business.
Nous sommes resté un bon moment chez BMG qui nous apportait un support promotionnel exceptionnel mais qui hélas ne dépassait pas nos frontières. Nous prenions de plus en plus d’ampleur et les années passaient sans qu’aucune promotion ne soit faite ailleurs qu’ici. Maintenant avec Nuclear Blast, Rage a pris une autre dimension et il n’est pas trop tard pour nous de venir vous bottez les fesses une fois pour toutes (rires)
MF : J’ai eu la chance de vous voir en concert il y a deux ans à l’occasion de la tournée ave helloween, quelles relations entrenez-vous avec eux ?
Peavy : Ce sont d’excellents amis ! Mais saches qu’ici en Allemagne tous les groupes s’entendent bien en général car il y a de place (musicalement parlant) pour tout le monde !
MF : Quel est l’album de Rage dont tu es le plus fier ?
Peavy : Best of all G.U.N. years, c’est un album puissant et chaque chanson est un petit bijou de perfection. Non rien à jeter sur cet album !
MF : Pour terminer, avez –vous prévu une tournée européenne ?
Peavy : oui, elle débutera mi mars, on ira en Russie, Japon, Amérique du Sud et on fera quelques concerts en France à la mi-avril et nous allons tout déchirer !
Merci à Nuclear Blast et Peavy pour m'avoir accordé ces quelques minutes.
Propos recueillis par Withinsylvia