/// Interview de Aqme

Publié le 08/02/2006 par Bloody

Aqme est devenu en trois albums incontournable sur la scène Rock- Métal française. Metalfrance est on ne peut plus heureux de vous présenter une interview de Ben, le guitariste qui revient sur le troisième album et met deux trois choses au clair.

MF : Question classique pour commencer : Comment se passe la tournée ?

Très bien, quasiment idyllique, on a eu beaucoup de monde dans la plupart des salles, de bons concerts, et les gens étaient généralement contents. On est donc ravi du début de tournée, il y a eu également des dates marquantes comme Lille, l’Elysée Montmartre… Des moments vraiment classes, ça démarre bien.

MF : Vous avez enregistré « La fin des Temps » pour la première fois à Paris, et non en Suède avec Bergstrand, pourquoi ce choix ?

On voulait essayer d’enregistrer de façon complètement différente, du coupon s’est dit qu’on allait enregistrer à la maison, que cela serait plus facile d’un point de vue logistique, on avait envie d’enregistrer avec un producteur plus âgé. On a donc choisi Steve Prestage , qui est bien plus vieux que Daniel qui lui avait notre âge à peu près et on voulait radicalement changer les conditions d’enregistrements car finalement ça conditionne pas mal le résultat final.

MF : ce n’était pas non plus le même background…

Oui, mais en fait les ingénieurs du son quand ils sont bons ils savent tout faire. Steve peut enregistrer n’importe quoi, c’est le groupe qui est important. Les gros producteurs américains ils font un peu tous les styles. Rick Rubin, il peut faire les Red Hot, du Beastie Boy ou du Slayer. C’est vrai que Steve est plus éclectique, alors que Daniel enregistré beaucoup de métal.

MF : Au niveau du style, je trouve que votre son est moins typé métal, mais plus Rock…

Non je pense que c’est au même niveau. Ni moins métal ni plus Rock…

MF : Vous avez quand même un son plus clair, plus de mélodies, de solos…

Oui mais en même temps ça revient à l’essence de se qu’était le Heavy metal, les influences qui se ressentent le plus sur le disque je trouve que c’est Black Sabbath, Led Zepplin, Deep Purple des choses comme ça, et c’est quand même les bases du Heavy Metal… Quelque part je trouve qu’on est plus métal même si on est moins lourd.

MF : On va dire plus Hard-Rock alors ?

Oui voilà plus Hard-Rock ! (rire) Non pour moi l’équilibre est à peu prés le même, à la rigueur c’est un album qui revient plus aux bases qui est moins moderne.

MF : C’est peu être au niveau du son, du fait de ne pas aller chez Bergstrand vous avez un son moins typé métal ?

Disons que Daniel n’aime pas les petites imperfections, et moi j’adore ça, c’est ce qui fait qu’on sent que c’est vivant… Déjà on voulait enregistrer avec les basses Batterie, et Daniel ne fait pas ça. Le fait d’enregistrer en Live ça apporte forcément une couleur différente, et une cohésion qui n’est pas la même. Evidemment tu ne peux pas avoir les mêmes critères dans la rigueur de l’exécution, mais tu peux retrouver un groove qui est unique, que tu trouves que quand tu fais jouer les musiciens tous ensembles.

MF : J’ai trouvé que sur l’album il y avait une chanson particulière « Rien au Monde » qui est assez longue avec pas mal d’ambiances…

A oui moi j’adore, c’est vrai que particulière « Rien au Monde » ou « Ainsi soit il » sont assez longs… C’est vrai qu’on avait jamais poussé des morceaux aussi loin. Il y avait des chansons avec lesquelles on aurait déjà pu le faire... mais là on le sentait bien.

MF : Il y a une part d’improvisation ?

Oui surtout sur « Ainsi soit-il » , tout ce qui est solo de guitare au milieu sur le passage calme est improvisé, c’est une prise parmi plusieurs, que tu choisi… Un peu à l’ancienne quoi ! Et il faut apprendre à vivre avec, tu choisis la meilleure prise, mais tu ne te dit pas après « Ha oui elle est bien, mais, à cet endroit, j’aimerais la refaire ». Elle est bien avec ses qualités et ses petits défauts.

MF : J’ai vu que vous aviez participé aux textes, pourrais-tu en parler un peu ?

Oui, on avait envi que tous le monde participe au textes, comme on l’avait fait sur « Sombres Efforts » alors que sur « Polaroïds » on avait laissé tout faire à Thomas. Au début j’ai eu une idée de texte, et ça à déclanché un truc chez les autres. Mais Thomas nous a aidé pour faire le découpage, nous on avait juste écris des textes, pas des paroles.

MF : Je trouve aussi qu’il y a pas mal de référence à la religion tout au long de l’album… Notamment sur « Ainsi soit-il » …

Pour « Ainsi soit-il » ils ont lu pas mal de psaumes pour en tirer pas mal d’expression, ce qui donne ce côté très religieux…

MF : Vous êtes un des rares groupes assimilé métal qui arrive à passer régulièrement sur les radios orientés Rock, et jamais avec vos titres les plus calmes, à quoi est-ce du à ton avis ?

C’est surtout le travail du label ça… De plus on n’arrive pas à se dire qu’on est un groupe de Métal ou de Rock. On fait du AqME point. C’est à la fois un point fort et un point faible, puisque comme nous ne rentrons dans aucune case, les gens peuvent se dire qu’on fait un peu du n’importe quoi genre : « Pourquoi ils ne font pas simplement du métal ou du rock ? » . Mais du coup on ne se retrouve pas bloqué comme d’autres groupes, car les radios sont un peu réticentes à passer du métal, ce qui est très con d’ailleurs.

MF : J’ai vu que vous aviez fait la première partie de RAMMSTEIN, ce qui m’a un peu surpris vu la différence de style…

Oui en plus c’était très proche de l’Allemagne, à Amnéville, dans la deuxième plus grosse salle de France. C’était assez marrant, on n’avait pas beaucoup de place sur scène, pas beaucoup de lumière, mais c’était sympa. Maintenant, ce n’était pas une date AqME, et les Allemands nombreux dans la salle n’ont pas trop compris ce que c’était que ce groupe qui chantait en français, mais ça nous a permis de toucher leur public. On a peur de rien on y vas !

MF : vous avez pas mal tourné, croisé pas mal de groupes, j’aurai voulu savoir comment tu voyais la scène française…

Il y a les Fisc(h)er qui sortent leur disque qu’on prend souvent en tournée, les Déportivo, Luke qu’on à croisés deux trois fois…

MF : Il paraît que vous vous seriez opposé à la réédition de votre première démos « University of Nowhere» . C’est vrai ?

Ce n’est pas qu’on s’y soit opposé, c’est qu’on n’a pas voulu le ressortir. Ça reste avant tout notre disque, et j’estime qu’on a un droit de regard sur ce qu’on voudrait en faire. Pour nous, le vrai départ d’un point de vue professionnel c’est « Sombres efforts ». « University… » ce ne sont que des ébauches et une demo. On a vendu quelques exemplaires, mais c’était surtout pour trouver des concerts… Tout ce qu’on trouvait bien dans « University… » on l’a gardé sur « Sombres efforts », ce ne sont pas les mêmes plans, mais pas loin. C’est un univers trop proche et pas assez abouti par rapport à « Sombres Efforts » donc ça ne sert à rien de le ressortir, ça n’a rien à voir avec le reste de notre discographie.

MF : Pourquoi ce départ de Nowhere, il y avait des problèmes d’entente ? Vous avez gardé de bon contact avec Pleymo et Enhancer ?

Oui on a gardé de très bons contacts, ça se passe d’ailleurs mieux depuis qu’on est parti. C’était une superbe aventure Nowhere, mais on etait arrivé à un moment où on arrivait plus à faire de choses ensembles. Donc quand les choses n’avances plus, mieux vaut arrêter que de se disputer pour ne rien faire. Nous on avait plus aucun projets avec eux… On avait bien envi de finir sur une grosse tournée, mais on a essayé de la monter pendant 3 ans ! (rire) En fait les groupes étaient devenus trop gros et c’était trop compliqué, rien que pour savoir qui aller jouer en premier et combien de temps… c’était trop difficile, et c’était le temps de laisser à la place à de jeunes groupes.

MF : J’aurais aimé savoir, si vous n’aviez pas pensé à enregistrer un Live ?

On y pense beaucoup, et on nous pose souvent la question ! La semaine prochaine on joue en Belgique et le concert sera enregistré de façon audio, et donc ça sortira accompagné d’un DVD tiré d’autres dates.

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