/// Interview de nedra

Publié le 17/03/2008 par olivier no limit

Nedra un groupe parisien à contre courant de ce qui se fait actuellement dans le metal français.Un style rock (au sens large)assez "old school", proche des années 80, des paroles en français et un album :"d'un extrême à l'autre".

MF. comment nedra est il né?

Vassago : Nedra est né d’une rencontre entre Olivier (chant), Dr. Jones (Basse) et moi (guitare). Nos routes s’étaient croisées dans une autre formation et lorsque celle-ci s’est éteinte, nous avons décidé d’essayer autre chose. Polo est arrivé presque aussitôt pour remplir le poste de guitariste rythmique et Nico, nous a rejoint après quelques années durant lesquelles nous usions nos batteurs assez rapidement. C’est le seul qui tient le coup aussi longtemps.

2. vous dites faire du rock, et votre album semble trempé d'influences telles que du hard rock et du heavy du début des 80. En fait, qu'elles sont vos influences?

Vassago : Nos influences sont rock puisque de toutes façons le hard, le heavy et tout le reste n’est que du rock. Comme première influence le nom qu’il me vient c’est Faith No More, ensuite nous nous sentons plus proche aujourd’hui de groupes plutôt actuels comme System of a down, Alter Bridge ou Watcha même si notre musique mélange peut être plus de choses (quoi qu’avec SOAD, il est difficile de faire plus varié) et ne se borne pas à l’abord d’un seul style. Nous sommes rock, hard et heavy tour à tour, nous sommes tout ça et bien plus encore. Nous n’aimons pas les limites.

3. j’ai écrit dans ma chronique que la voix et les guitares pourraient encore plus s'énerver. Qu'en pensez-vous?

Vassago : J’en pense que par la suite ça pourrait être le cas… ou pas. A la base nous n’avons rien contre, mais ne sommes pas plus pour. Notre but n’est pas forcément de s’énerver, mais de proposer une musique qui sur le moment correspond à nos attentes. Donc, si on parle bien de violence sonore, nous verrons sur le moment si notre musique en a besoin ou pas. Maintenant si on parle de gros son, je pense que la production de Didier est bien assez grosse pour la musique que nous proposons. Mais qui sait si pour le prochain album nous n’aurons pas d’autres artifices en réserve pour grossir encore le son ? Mais il est possible d’avoir le gros son sans pourtant avoir besoin de s’énerver plus…

4. d’ou viens l'inspiration de vos textes?

Vassago : Dans la plupart des cas il s’agit soit d’observation, soit de vécu. Il suffit de mettre le nez dehors pour trouver tout un tas de choses à décrire, à critiquer, à souligner ou à dénoncer. C’est une mine d’or pour les auteurs que nous sommes. Ensuite nous pouvons profiter de nos expériences et en faire partager les autres à travers nos textes. En dernier recours nous avons nos lectures, comme pour Lemnos directement tiré d’un roman de Robert Sylverberg.

5. Dans un pays où le "metal" au sens large est plutôt boudé par les gros medias, est il facile de se faire un chemin?

Vassago : Je te mentirai si je ne te répondais pas non… Rien n’est facile, mais il y a tout de même moyen d’avancer un peu. L’ennui c’est que ça prend du temps et coûte un peu d’argent. En gros il faut savoir se donner les moyens de ses ambitions. Ensuite ça peut marcher ou non, mais au pire on ne pourra pas te dire que tu n’as pas essayé. Le système est ce qu’il est, il ne sert à rien de s’y opposer aveuglément, c’est à mon sens une perte de temps. Le plus simple reste encore de faire avec et de tenter d’y faire son trou. Pas facile tous les jours, mais je pense que ça peut valoir le coup pour qui s’accroche suffisamment longtemps.

6. quels sont vos aspirations pour l'avenir?

Vassago : Un disque de platine, une Ferrari et un car de groupies ! haha !
Non plus sérieusement, on veut tourner un maximum tout partout où on voudra bien nous laisser jouer. Ensuite nous préparerons le successeur à « D’un extrême à l’autre » avant d’entrer en studio et reprendre les séances de tortures avec notre bourreau préféré. (rire gras)

7. votre meilleur souvenir. le plus mauvais.

Vassago : Pas simple, ça fait presque 10 ans que le groupe existe, on en a fait des choses.
Ce qui me revient immédiatement, c’est notre dernier concert à la boule noire le 21 février dernier. Une très bonne ambiance, du monde venu nous soutenir, une affiche du tonnerre, mais il y a aussi de bons souvenirs en studio quand tout roulait et d’autres moins bons quand par exemple nous avons compris que pour notre degré d’exigence, il allait nous falloir plus de temps et donc que ça allait nous coûter plus d’argent. Lorsque c’est ton pognon, sur le moment ça t’inquiète un peu. Je commence à comprendre les réactions des rares producteurs qui payent les enregistrements des groupes qu’ils signent…

8. pour conclure, avez-vous quelque chose à ajouter?

Vassago : Rien si ce n’est que tout le monde est bienvenu sur notre forum (http://forum.nedra.fr) ou notre site (http://www.nedra.fr ) pour écouter des extraits de l’album et éventuellement le commander par le biais de notre boutique en ligne.

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