/// Interview de Nolentia

Publié le 16/12/2009 par olivier no limit

Nolentia ! quand le grind rencontre le death and roll!

avec leur derniere galette à la frangipane musclée nommée " ONE LOUD NOISE AND ITS GONE " et c'est français.

INTERVIEW NOLENTIA - METAL FRANCE
Le 16/12/2009

1. Comment est né Nolentia ?

Raf (basse/chant) : Salut ! NOLENTIA est né de la rencontre entre Ghis, qui cherchait à refaire de la ‘zic après une traversée du désert et un exil parisien, et moi dont le dernier groupe venait de se séparer… A l’origine nous avons recruté un batteur et avons monté CHAOSIZER. Au bout d’un an nous nous sommes séparés d’Antoine, et avons recruté Vince, notre batteur actuel. La naissance de NOLENTIA coïncide avec son arrivée en février 2007, d’autant qu’il a apporté ce que nous recherchions. Le style est venu très naturellement, comme le produit de nos influences, sur lesquels nous nous retrouvons pour la plupart, en gros tout ce qui envoie méchamment tout en restant efficace, un maître mot chez nous !

2. Plusieurs questions en une : votre musique présente un véritable panel d’influences. Quels sont les groupes qui vous ont marqués ? Que ce soit le son où certains passages on pense entre autre à Entombed. Est-ce pour vous une référence ou un pur hasard ?

J’ai déjà un peu empiété sur ta question avec ma réponse précédente ! Pas mal d’influences en effet pour chacun d’entre nous. Le gratteux est un vieux fan de grind (Carcass, Napalm Death…), de death (Morbid Angel), de doom (Cathedral), mais aussi de hardcore (Sick of It All). Il écoute aussi du classique ou du hip-hop à ses heures perdues… Le batteur a beaucoup écouté de punk à roulettes (hardcore mélodique comme on disait) dans sa période boutonneuse (Satanic Surfers, NOFX, RKL etc.) avant de se mettre au métal extrême. Actuellement il écoute beaucoup de death, un peu de grind, et toujours du hardcore. A noter qu’il a aussi deux autres groupes de jazz… ! Pour ma part, je suis également assez ouvert mais c’est vrai que j’écoute essentiellement du métal et métal extrême, notamment car je m’occupe d’un fanzine et d’une émission de radio dans cette ligne-là, du coup je suis amené à faire des chroniques, donc des écoutes et des découvertes en métal essentiellement. Que tu penses à Entombed en écoutant notre album n’a rien d’étonnant, c’est une influence majeure pour nous, presque autant que Napalm Death… ! On est très sensibles à ce son et cette lourdeur alliés au côté rock’n’roll…

3. Comment se passe le travail de composition chez vous ?

La plupart des morceaux partent généralement d’un riff de gratte, ça c’est quelque chose d’assez constant chez nous. Après les arrangements, structures et crêpages de chignon pour trouver quelque chose qui convient à tous, ça se fait ensemble ! Les premières idées peuvent jaillir très soudainement, par contre il faut souvent un certain temps avant qu’un morceau soit structuré de manière convenable. Ca nous est arrivé plusieurs fois de chambouler des titres qu’on croyait bien établis… je pense à un morceau comme « Construct » sur l’album, qui a subi moult mutations avant de trouver sa forme définitive… enfin jusqu’à présent !

4. Pour l’heure comment a été reçu votre album ?

Franchement, les retours des chroniques sont très bons. Une douzaine pour l’instant, et toutes sont très positives ! C’est encourageant, mais ce n’est pas ça qui fera forcément que l’album circulera dans les foyers ! Il faut une bonne promo pour relayer tout ça, et c’est vrai que nous manquons de temps pour nous en occuper aussi bien que nous voudrions. Mais quoi qu’il en soit, ces retours sont importants car ils prouvent que des gens ont été sensibles à notre démarche, et qu’elle n’a donc pas été vaine. C’est une première belle récompense !

5. Quels sont vos projets ?

Bien entendu, le groupe ne nous fait pas vivre donc nous sommes parfois rattrapés par des considérations professionnelles ou personnelles, ce qui est parfois très frustrant pour avancer autant que nous le voudrions. Nous envisageons néanmoins de pondre une nouvelle galette un de ces quatre et nous allons également préparer une petite tournée en espérant passer des frontières encore une fois… ! Pour l’instant nous composons et préparons notre concert avec Mumakil à Toulouse le 11 janvier prochain.

6. D’une façon générale quel est votre regard sur la scène metal en France et les moyens mis en œuvre pour porter le flambeau de notre chère musique ?

Beaucoup de styles, de plus en plus de savoir-faire, de la débrouille pour monter des dates et proposer des albums. L’apprentissage inévitable du Do It Yourself pour tout groupe désireux de sortir de son bled d’origine. Nous n’avons pas de quoi rougir de notre scène, nous avons des spécialistes à tous les étages. Par contre je dirais qu’il est parfois difficile de trouver son public, ce dernier étant noyé sous une kyrielle de groupes, ce qui est finalement une bonne chose puisque ça veut bien dire qu’il ya une vitalité de notre scène. Mais il faut trier, et c’est sûr que ça laisse moins de visibilité pour les groupes qui valent le coup…

7. La rage est une constante de votre musique. Pourquoi ?

Question à première vue naïve, mais qui me plaît ! Si je te réponds au 1er degré je dirais bêtement que c’est la musique qui nous touche le plus, celle qui nous prend aux tripes quand on la voit, l’entend, la joue. Si je veux creuser un peu et sans vouloir tomber dans de la psychologie de comptoir, je pense que c’est une musique qui, si elle est authentique, est faite par des gens qui ne comprennent ou n’acceptent pas le monde qui les entoure, et qui ont besoin de recracher cette violence dont ils sont les témoins. En gros ça rentre, donc il faut bien que ça ressorte d’une manière ou d’une autre. La musique est en cela une catharsis fort utile. Disons que ça réduit potentiellement le nombre de suicidés et de tueurs en série !

8. Votre meilleur souvenir, le plus mauvais ?

Dans les meilleurs souvenirs, je mets quelques concerts : notre mini-tournée qui nous a menés jusqu’en Allemagne (avec notamment une belle date en compagnie de Textures, Hacride, Tesseract et Dagoba). En termes d’ambiance, je dirais notre passage à Torello (Espagne), qui était bien taré ! Dernièrement, avoir fait notre set au Bikini devant une salle comble et enthousiaste, c’était assez surréaliste !
Le meilleur et le pire souvenir, c’est cet album : à la fois très dur à accoucher, et au final un bel accomplissement, d’autant plus qu’il est jusqu’à présent très bien accueilli…
La réponse de Vince dans une autre interview (je la recycle car je l’aime beaucoup) : Meilleur souvenir : Jagermeister à Cologne.
Pire souvenir : Jagermeister à Cologne.

9. Quelque chose à rajouter ?

Oui ! Tout d’abord nous venons de créér un label, à l’origine pour sortir notre album, mais ça risque de s’étendre à d’autres noms un jour ou l’autre. Ca s’appelle NO MASTER’S VOICE et vous pouvez retrouver toutes les infos nécessaires ainsi que notre album, des t-shirts etc. Si vous aimez ce que l’on fait, votre soutien est important, ça se passe ici : http://nmvrecords.free.fr
On remercie tous les gens qui nous ont soutenus (tu en fais désormais partie avec Metal France !), notre collectif (To Loose Punkers), Assaut Musical. Un peu de pub pour Tradinktion Tattoo à Albi, et nos potes ‘zicos de RESENTFUL MIND, CRANKSET et TEMESTA, allez voir ce que ça donne!

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