/// Interview de T.A.N.K.

Publié le 18/10/2012 par Mindkiller

Pour la sortie de leur nouvel album, nous sommes parti à la rencontre de Tank dans un hôtel parisien. Moment très agréable en leur compagnie...

tank

 

Une interview avec un jeune groupe est toujours assez exaltante, surtout quand ces derniers défendent leur nouveau bébé accouché dans la joie et l’allégresse. Rencontre avec Raf et Symheris de Tank dans Paris pour une interview dans la bonne humeur.

Raf : Ca enregistre là ? Je peux manger mon bonbon ? (bruit de machouillis)

Je vais commencer tout simplement avec la présentation du groupe? Savoir quelles sont les origines du groupe.
Symheris : Alors nous sommes T.A.N.K., Think of A New Kind. Tu veux savoir qui est qui peut être ? Alors le mangeur de bonbon est Raf, le chanteur, moi-même Symheris à la guitare, notre nouveau guitariste Nils Courbaron. A la basse, Olivier d'Aries et à la batterie Clément Rouxel.
Les origines du groupe, on va dire que l’aventure a commencé un peu avant 2007. Et ça c’est vraiment concrétisé début 2007, en mars, lors de la sortie d’un maxi 2 titre qui s’appelait T.A.N.K.. On a fait beaucoup de scène, on a commencé à se faire connaître et on a fait quelques festivals aussi à l’époque, comme le Wacken et le Metal Camp
En scène OFF ou sur les scènes principales?
Symheris : En second stage.Tu voudrais qu’on commence direct en mainstage Genre on est T.A.N.K. quoi (rires). Non c’était le vrai festoche, pas les scènes OFF. Mais sur des second stage ou des scènes moins« prestigieuses » que les mainstage. Mais bon, on n’avait pas d’album, donc c’était une grande chance. Puis en 2010 notre premier album The Burden of Will sort. On continue à faire beaucoup de scènes notamment avec la scène metal française comme Dagoba, Zuul FX, Gorod, on a toujours joué avec des groupes. Jusqu’au 9 octobre, la sortie de notre nouvel album  Spasms of Unheaval et voilà nous en sommes là en ce moment.

Quel bilan pouvez-vous faire de ces deux années du coup entre ces deux albums ? Ce qui en est sorti des critiques du premier album, ce qu’il s’est passé pour vous ?
Symheris : Sur le premier album on a eu beaucoup de positif. Ça a été très bien perçu par la presse comme par le public ce qui nous a beaucoup encouragé à continuer derrière. Entre les deux albums on a surtout fait beaucoup de concert. Et puis on a mis un an à composer Spasms of Unheaval toujours dans cette motivation éternelle.
Raf : Et donc ouais, on a eu beaucoup de critiques, c’est super cool, on remercie d’ailleurs les gens…
Symheris : On remercie toujours 
Raf : Les gens qui ont parlé de nous que ce soit en négatif ou en bien. Mais c’est vrai qu’en lisant les critiques du premier album, on était très content, mais souvent elles se terminaient par ‘Ouais c’est pas mal, mais on les attend au tournant.’
Comme beaucoup de jeunes groupes…
Symheris : Exactement
Raf : Au final on n’en a absolument pas tenu compte pour le 2e album. Ce n’est pas de la prétention ou quoi, mais il était hors de question que l’on se mette la pression à faire quelque chose que les gens voulaient entendre ou un truc comme ça. On s’est dit, il faut qu’on fasse juste ce qu’on aime et ce que l’on a envie de faire.
Symheris : Ce qu’on aime tous les 5 et c’est déjà pas facile. Et c’est déjà mission accomplie.
Raf : Oui, c’est vrai que tous les cinq on est content. On a fait l’exploit de faire un truc qui nous plaît à tous les 5. Et ça c’est vachement difficile quand on sait ce que l’on écoute.
Symheris : Nous, on s’est convaincu hein ! On s’est convaincu nous même ! (rires).
Raf : Voilà quoi, même si tout le monde dit que c’est de la merde, nous au moins, enfin j’espère pas…
Symheris : Ne le faites pas quand même ! (rires)

Pour le moment c’est bon, l’écoute que j’en ai fait c’est quand même assez sympa. Et justement, vu que vous êtes tous éparpillés dans d’autres groupes, les conditions d’enregistrement, d’écriture et tout, ça s’est passé comment ?
 Raf : On n’a pas trop eu de problèmes pour ça. De toute façon pour l’enregistrement, ça a été clair et net. Pendant un mois on ne fait que ça et on s’est tous mis à fond là-dedans. A différents niveaux évidemment, puisqu’on a un travail et  tu ne peux pas te barrer pendant un mois et faire ce que tu veux.
Symheris : Il n’y a que les branleurs qui peuvent rester un mois comme ça, sans rien faire.
Raf : Il n’y a que les branleurs n’est-ce pas hein. Il n’y a que les branleurs qui réussissent à se libérer pour…. (Rires complices)
Donc vous êtes au chômage ?
Raf : Non non, on n’est pas au chômage.
Symheris : ON EST PIRE, ON EST ETUDIANT !!! (rires)
Raf : Non. On arrive juste à bien gérer notre truc pour le moment. (Rires). Et ce n’était pas évident ne serait-ce que pour l’enregistrement qu’il fallait être là pour ça et puis voilà. La composition de toute façon ça s’est étalé sur beaucoup de temps. Je pense qu’on a bien mis un an pour… Entre le moment où on a composé la première et le moment où on a bouclé la dernière il y a facilement eu un an. Et puis de toute façon, même si on est tous dans beaucoup de projets, on arrive toujours à se voir assez régulièrement. Encore plus quand on a composé. On se voyait au moins deux fois par semaine. Et puis de toute façon même si une fois on ne peut pas répéter, on est tout le temps en contact par Internet. Vu qu’on est une génération super branchée, super moderne.
Symheris : Une génération smartphone… (rires)
Raf : Du coup, ça ne pose pas de problèmes. Au contraire, vu que l’on a tous d’autres projets, ça ne peut que nous apporter des choses que ce soit humainement, musicalement ou professionnellement, ça ne nous bloque pas vraiment.

Et pour votre nouveau venu, ça s’est passé comment ? Il était là dès le début de la création ?
Raf : Alors non. Tout l’album a été fait avec l’ancien guitariste. Il était là aussi bien sur la compo que sur l’enregistrement. Donc tout a été fait avec lui. Le nouveau est arrivé après la création de l’album, donc tout récemment. Il est arrivé en gros pendant les vacances scolaires. Et du coup, dès son arrivée on a commencé à bosser avec lui pour qu’il puisse s’intégrer au mieux dans le groupe. Donc voilà, la composition s’est faite avec Eddy.

Et par rapport àl’album, avec l’écoute que j’en ai fait, c’est assez dur à classer, car j’ai entendu du death, du thrash. On entend du mélodique et des éléments un peu progressifs aussi. Du coup, qu'elles sont clairement  vos influences principales que vous avez eues pendant l’écriture ?
Raf : Bon globalement on reste toujours sur une base de death melo avec, comme tu dis, des trucs un peu plus modernes. Donc des influences un peu plus modernes vu qu’on s’est mis à composer tous les cinq pour cet album. Ce qui n’était pas forcément le cas avant vu que des morceaux ont été composés bien avant que certains soient dans le groupe. Là, tous les morceaux ont été composés par tout le monde. Du coup, beaucoup plus d’influences en ressortent, mais le tout donne quelque chose de plus personnel.
Symheris : Finalement, c’est peut-être plus TANK maintenant puisque tout le monde a pu apporter sa touche dans les constructions des musiques. On a pu aussi chacun de notre côté un peu découvrir d’autres musiciens ou groupes. C’est vrai qu’au niveau de la composition, c’est quelque chose qui nous appartient plus.
Raf : En influences, même si tu ne les entendras pas forcément en entendant le groupe, un groupe comme Meshuggah est forcément influent. Je ne parle pas de leur son ou de trucs comme ça vu que ce n’est pas du tout ce qu’on fait. Mais leur démarche qui est de proposer une musique basée essentiellement sur la rythmique et sur la recherche… De la technicité sans être démonstratif. C’est super dur mais c’est juste basé sur la rythmique et la recherche de sons des fois.
Symheris : Ca et des groupes comme Soilwork également qui sont plus dans nos influences aussi.
Raf : Mais ça c’était déjà le cas avant. Et donc les nouvelles influences, même si tu ne reconnaîtras pas Meshuggah en écoutant le dernier TANK, c’est évident, il est clair que tu retrouves ce groupe dedans. Un autre groupe aussi c’est Textures (rires).J’arrête pas d’en parler parce que je suis ultra fan, mais Textures est u ngroupe qui nous a beaucoup influencé ne serait-ce que par cette démarche un peu alambiquée.
Symheris : Moderne
Raf : Oui, voilà, moderne. Textures avant que le terme Djunt existe, tu sais quand on dit, c’est du Meshuggah, mais en plus mélodique. Bah Textures ça rentre dans cette définition-là, sauf que ça existait bien avant que le terme existe. Et à l’époque on disait ‘c’est du prog’ moderne’. Et je trouve que ça correspond bien à nos influences. Ce côté  moderne qui fait que quand on dit death melo moderne, ça correspond à ça.

Et par rapport  Jon Howard (Threat Signal, NdR), vous l’avez rencontré comment et comment s’est passé le travail avec lui ?
Symheris : Forcément ça naît de l’idée de faire un featuring avec un chanteur, car on aime bien ça. Sur le premier album tu avais Zuul FX et Guillaume Bideau (Mnemic, One Way Mirror, NdR). Et aussi, on aime bien bosser avec des artistes, c’est une bonne expérience. Donc déjà recherche d’un artiste avec qui travailler. Il fallait trouver la voix qui s’associe bien avec celle de Raf et qui nous plaisait à tous. Et j'avoue qu’on a tous accroché avec Jon Howard et son putain de groupe Threat Signal – ça envoie bien -  donc on s’est dit, bah on y va.
Raf : C’était un des rares groupes avec lequel on était tous d’accord. On a du mal à trouver des groupes en commun, et lui c’en était un.
Symheris : Donc, Facebook, on le contacte et on lui présente le projet. Le gars nous répond que ça le botte bien. En plus il nous connaissait déjà. Jon est déjà venu en France, et ça s’était quelque chose de cool. On lui a du coup envoyé deux maquettes avec des lignes de chant un peu prédéfinies. Il a choisi Inhaled, surtout pour son côté death melo qui le bottait vraiment bien, speed et tout. Et du Canada, dans son studio, il nous a enregistré le chant. Sur un petit passage, on lui a laissé carte blanche et il nous a envoyé plusieurs versions. Le premier jet qu’il nous a envoyé est celui qui est sur l’album. Il est arrivé, il a sorti tout ça et on a…
Raf : En fait il a bossé ultra vite. Bien, carré, et ultra vite.
Symheris : C’est un bon tafeur
Raf : En fait on l’a accueillien France pendant une semaine pour le tournage du clip. Et ça s’était mortel.
Symheris : Et puis un concert avec Dagoba et le feat Jon Howard sur scène.
Raf : On l’a fait venir la semaine où on avait le concert avec Dagoba et comme ça on a pu faire le feat direct sur scène et ça s’était super cool.
Et puis ça fait une bonne pub aussi !
Symheris : Il y a aussi un peu de ça, mais avant tout s’est de se faire plaisir.

Et par rapport à Ludovic Cordelières qui est le graphiste de l’album, vous lui avez laissé carte blanche ?
Raf : Carrément. En fait on ajuste été sur le net et on a cherché des graphistes qui nous plaisaient. Et, tu sais, il a bossé avec d’autres groupes, fait d’autres pochettes.
Il faut dire que c’est un très bon artiste aussi.
Raf : Ah oui, carrément.
Symheris : Il fait Stephan Forté…
Raf : Voilà, et nous, si tu veux, on n'a pas regardé les pochettes qu’il a déjà réalisées, mais surtout les dessins qu’il fait, les œuvres qu’il présentait comme ça sur son site (http://www.rusalkadesign.com NdR). Et s’était mortel. On a vraiment kiffé là-dessus. On lui a montré parmis ses oeuvre nos préférées. On lui a filé le titre de l’album ainsi que quelques paroles. On n’avait pas de maquettes à lui filer encore. Il n’avait que ça comme base de travail. Il nous a créé cet univers avec juste quelques éléments que nous voulions dans la pochette. 
Symheris : Tout ce qu’il fait,tout ce qu’il a mis sur la pochette, il est capable de l’expliquer.

C’est assez fort, car la pochette est tout de même assez complexe…
Symheris : Voilà, assez fournie. Et il est capable de t’expliquer « pourquoi » élément par élément. Et maintenant que je vois ce design, je n’arrive pas à en imaginer un autre pour cet album, que ces couleurs. Franchement rien à redire.
Raf : Et puis voilà, en fait c’est un peu comme Jon, il a bossé vite et bien, et il continue. Car on est amené à retravailler avec lui actuellement pour des designs d’affiche ou des T-Shirts. Et pareil, le type il bosse ultra vite et ultra bien. C’est hallucinant quoi. C’est cool que t’en parles.
Normal, il y a un gros travail et il mérite qu’on en parle. Et j’ai regardé ce qu’il fait un peu aussi via son site, c’est vrai que ça vaut le détour.
Symheris : Et ben ça fait plaisir pour lui.
Raf : En fait, moi je me rappelle quand il nous a envoyé les premières ébauches de l’album, ce qu’il y allait avoir au niveau du livret, je n’avais qu’une envie : c’était de me faire des poster avec son travail. De virer les paroles du livret pour faire un poster ! (rires)
Symheris : Ce mec, il est artiste indépendant, il est à son compte et il a une volonté de faire bien les choses. De temps à autre il t’envoie des mails pour te dire :  « voilà,j’avais du temps à perdre, je t’ai fait une bannière » et il t’envoie une bannière de fou furieux. De temps en temps c’est des back drops…  Et il t’envoie des trucs et tu te demandes quand est-ce que ce mec s’arrête pour se reposer quoi ! (rires). C’est donc sans regret.
Ce qui serait dommage quand on voit le résultat…
Symheris : Ouais, c’est clair.

On va continuer avec les personnes avec qui vous avez travaillés. David Potvin notamment qui est un proche…
Raf : Non lui c’est un connard qui travaille très mal (rires)
Symheris : En effet, le fait que Clément travail avec Lyzanxia et One Way Mirror nous rapproche de ces salopards (rires général). Non, on les adore et ils sont vraiment super. Forcément, on a travaillé avec eux pour la production de l’album
Qui est énorme soit dit en passant. Pour un « petit groupe » qui débute comparé à de grosses machines du style, la prod’ est assez chiadée mine de rien.
Symheris : On est vraiment content !
Raf : On était très content de la prod’ du premier, mais on voulait voir d’autre studio, engranger un peu d’expérience,et le fait de voir comment ça se passait ailleurs…
Symheris : D’autres méthodes de studio
Raf : C’est exactement ce qu’il s’est passé. Voilà on dit que c’est des connards et tout parce qu’ils sont super sympa et tout, mais on a bossé de manière vraiment top. C’était pro. David est chanteur et guitariste donc il a apporté une touche vraiment extra là-dessus.
D’ailleurs, il a bidouillé un peu en essayant de vous guider pour modifier les compos ?
Raf : Non, il n'a pas mis son grain de sel là dedans. Non c’est vraiment sur la façon de travailler. La méthode d’enregistrement, la façon de traiter tel ou tel instrument ainsi que la voix. Et d’ailleurs on l’a même fait chanter. On lui a donné l’honneur ultime de lui laisser un peu de place sur l’album (rires). Plus sérieusement on lui a laissé un peu de place en le laissant faire deux chœurs sur une chanson.
Symheris : Et en fait si je peux encore me permettre, c’est le meilleur ratio entre temps passé à travailler et plaisir. En fait c’est au moins 10 heures par jour d’enregistrement pendant un mois. On était enfermé, surtout Raf et moi, à bosser. On faisait aussi des partitions à côté… Mais c’est tellement bien de bosser avec lui qu’au final tu ne t’en rends même pas compte.
Raf : Et on s’est aussi bien marré.
Symheris : Exactement… (blanc…).David, au babyfoot s’est un fou furieux de la vie quoi !!! (rires).

Et pour l’intégration de votre nouveau guitariste, ça s’est passé comment ? Il a eu son bizutage d’entrée ?
Symheris : Une chose est sûre, nous on est très content. On ne s’est vraiment pas trompé sur lui. C’est un mec bien tu vois, et on a bien bossé. Il est aussi en train de découvrir ce que c’est que de bons gros connards. Il nous insulte à longueur de temps mais on va lui mettre la misère ! (rires) 
Raf : En fait ce qui est super cool, c’est que guitaristiquement parlant ça le fait grave, c’est pour ça qu’on l’a choisi. Mais le truc essentiel pour nous s’est que ça se passe bien sur le plan humain. Et le truc vraiment super cool, est que même s’il a fait peu de concert avec nous pour le moment on n’a pas l’impression qu’il n’est pas là depuis peu de temps. Et pareil pour les gens qui nous avaient déjà vu auparavant et qui nous connaissent depuis quelques temps maintenant, ainsi que pour des gens proches de nous qui nous connaissent très bien qui pouvaient être un peu sceptique. Ils nous ont tous dis au final ne pas avoir l’impression que c’était son premier concert avec nous. Donc on est super content et ça se passe super bien.
Et vous l’avez rencontré comment du coup ?
Symheris : On recherchait un peu partout où on le pouvait. Notre but était d’avoir plein de gens à contacter et à faire auditionner. Lui il avait sorti une petite vidéo tirée de son EP, Purgatoria, où il fait des solos et pas mal de choses. On peut le voir aussi et on s’est dit qu’il fallait tenter.
Raf : Oliv’ et moi on l’avait déjà rencontré à plusieurs occasions lors de soirées sur Paris. On avait déjà pu voir qu’il était sympa.
Symheris : Et donc tout ça a fait qu’il nous a rejoint.
Raf : Quand il a auditionné du coup, on prenait tous du plaisir à jouer ensemble. Direct il y a eu une alchimie musicale et on est donc très content que ce soit lui qui nous ait rejoint.

Et par rapport à vos autres projets vous êtes où ? TANK semble être votre priorité je suppose avec la promo a assuré. Mais par rapports à vos autres groupes (KA, One Way Mirror, Lyzanxia) ça se passe comment ?
Raf : En ce moment, Clément est aussi dans Zuul FX, et c’est sûrement ce qui prend le plus de temps…
Symheris : En ce qui concerne Lyzanxia ou One Way Mirror, pour l’instant il n’y a pas de concert de prévu. Guillaume est aussi vachement dans ses projets, Lyzanxia sont en ce moment sur le Phaze I d’après ce que j’ai pu voir de leur actualité musicale. Pas de concert pour l’instant, il reste donc Zuul FX et TANK. C’est vrai que des fois c’est un peu difficile à combiner. Le concert qu’on a fait avec Dagoba dernièrement, on a eu un batteur de remplacement car il y avait une date Zuul FX le même soir. Mais on arrivait à s’entendre vu que l’on se connait tous. Les Zuul FX on les connait bien, et après ce ne sont que des arrangements. Inversement le prochain concert le 1erdécembre que l’on doit faire, il y a une date de Zuul FX aussi, et là pour le coup, Clément sera avec nous et ce sera à Zuul FX d’avoir un batteur remplaçant. Donc pour le moment ça se passe bien. Après, je sais que j’ai d’autres projets à côté, mais mon projet principal restera TANK.
Raf : Bah voilà, moi c’est pareil. Je suis guitariste dans KA. D’ailleurs on va bientôt sortir un autre EP. La suite de Gestation, qui s’intitule Born Again et ce sera disponible dans les prochains mois. Et comme tu le disais, en ce moment on est essentiellement sur la sortie de l’album de TANK ce qui n’empêche pas que l’on ne se marche pas sur les pieds. On essaie d’organiser nos plannings.
Oui, car quand j’ai vu la masse de groupe parallèle, je me suis demandé comment vous faisiez pour gérer tout ça !
Symheris : C’est vrai que ça peut paraître ingérable comme ça.
Raf : On essaie de se débrouiller et on arrive à se voir régulièrement sans problème.

Et quels sont vos projets à court et long terme ?
Raf : Pour TANK, vu que l’album est sorti le 9 Octobre on est en pleine promo. On a beaucoup travaillé sur la préparation de la sortie pour qu’il ne sorte pas n’importe où et surtout n’importe comment. Enfin surtout n’importe comment. Il faut que quand tu ailles chez ton boucher, tu trouves le dernier album de TANK (rires). Maintenant évidemment ce sont les dates. On est en train de les préparer. Allez d’ailleurs sur le site(http://www.thinkofanewkind.com/,NdR) et sur notre FB pour checker les dates qui vont arriver. Je ne sais pas exactement quand, mais c’est prévu aussi, on va avoir un autre clip. Je ne peux pas te dire de date, mais c’est prévu. Et puis à long terme s’est arrivé à continuer à faire de la musique. Et d’ailleurs RDV pour notre 3ealbum.
Symheris : A LOOOONG TERME HEIN ! (sourire de connivence).
Et le nouveau clip est en tournage ?
Raf : Non, il n’y a pas encore de date de confirmée. Mais on est en contact avec des réalisateurs et on tâte le terrain. Nous même en fait on tâte aussi le terrain sur les concerts, savoir quelle chanson est la mieux perçu du public.
Symheris : C’est ça, en fait on attend vos réactions.
Le label vous laisse donc carte blanche à ce sujet ?
Ensemble : Oui totalement.
Raf : C’est d’ailleurs pour ça qu’on a choisi de partir sur ce label-là, qui est le même que le premier ,Symbol Music, une filiale de Brennus. Et distribué par Season of Mist qui nous laisse beaucoup de contrôle en fait. Et c’est ça qui est vachement bien. Car oui, on a eu des contacts avec de plus gros labels, qui nous proposaient des deals qui schelinguaient l’arnaque à plein…
Symheris : Ils ne paraissaient pas forcément honnêtes en effet.
Raf : Ils nous disaient « Ouais, putain vous êtes des stars au Japon » (rires).
Comme beaucoup de groupe sortant du Japon…
Raf : Voilà, on essaie de mieux s’entourer pour la promo et les concerts. Et voilà ce qu’il en est pour le moment. Ce qui nous laisse pas mal de contrôle au final pour pouvoir…
Symheris : Pour pouvoir gérer le projet.
Raf : Et autre chose aussi, c’est la distribution digitale. C’est nous qui nous en occupons, ce qui n’était pas le cas avec d’autres labels.

Et enfin, pour conclure, si vous avez un petit mot à dire à nos lecteurs ?
Ensemble : Un gros merci.
Raf : Un gros merci oui car un groupe n’existe pas sans les gens qui l’écoutent. Donc nous on ne remerciera jamais assez tous les gens qui nous ont soutenus, qui nous soutiendrons et qui nous soutiennent encore. Voilà tous ceux qui sont arrivés jusque-là dans cette interview ! Mais en fait, ce n’est même pas juste pour nous, mais en règle général les gens qui aiment quelque chose et qui le soutiennent en concert ou, même pas forcément en achetant de la musique mais…
Symheris : en faisant ce que tu fais !
Raf : En effet, tous ces gens-là sont vachement importants et on ne vous remerciera jamais assez, à tous ceux qui croient en quelque chose et qui font tout pour le faire vivre. 

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