/// Anorexia Nervosa + Forbidden Site + Undercover Slut

Paris (26/01/2003)

Publié le 26/01/2003 par Doll

Voilà ce qui s’appelle une soirée réellement prometteuse ! La Loco a fait l’effort exceptionnel de nous ouvrir ses portes un lundi soir pour nous présenter une affiche originale, décadente et brutale. Une soirée qui commence à l’heure ( Oh Seigneur ! Enfin de la ponctualité à la Loco ! ) est une soirée qui ne peut que bien se dérouler, la preuve puisque des 21h30, les gentils molosses de la salle nous ouvrent ce sanctuaire et se lancent dans une longue opération de fouilles sommaires avec ce beau sourire qui les caractérise ...

Bref, une fois dedans et après que la salle se soit remplie de moitié, Undercover Slut entre en scène et franchement, UxS sur scène, c’est toute une histoire ( de cul ? ) : pour leur troisième date en près de 7 ans d’existence plus ou moins productives ( 2 démos cd …. C’est plutôt moins que plus en fait … ), les parisiens débarquent fringués et maquillés comme il se doit ( dominante de latex noir bien entendu ) sur une scène qu’ils ont eux-mêmes ornée de moniteurs télé affichant divers slogans, de bannières noires à étoile rouge, de bustes de mannequins, d’un gyrophare rouge et surtout d’une toile blanche tendue pour une sympathique projection de films de boules au fond de la scène … je vous le dis tout de suite, même pour la tête d’affiche il était impossible de rivaliser niveau visuel scénique ; un bon point de marqué ! Musicalement, le groupe se lâche 20 fois plus que sur leurs cd faiblement produits et le nouveau grateux au jeu très rock'n’roll assure un max ! O, le chanteur, ne cesse ses longueurs d’un bout à l’autre de la scène ( qu’il compare au comportement d’un fauve en cage, me confiera-t-il plus tard ), les fans répondent présents et les autres se montrent plus que respectueux pendant cette très bonne performance qui nous laisse découvrir surtout des nouveaux titres. Belle entrée en matière donc ( le set idéal d’après les goûts et propos d’un certain Hreidmarr ).

La suite est LE plaisir et l’honneur des quelques initiés qui n’ont pas oubliés et qui n’oublieront d’ailleurs jamais Forbidden Site, feu groupe grenoblois reformé pour son « ultime et dernière insurrection » comme l’a si bien dit Romarik son chanteur. Très sobres et très bons, après une entrée sur scène qui ne laisse pas sans surprise pour ceux qui, comme moi, connaissent le combo depuis un bail ; fini les chemises goths et les cheveux longs pour le chanteur qui affiche un look « d’étudiant en philo un peu négligé », cheveux hirsutes, chemise blanche débraillée … quand aux autres, un look tendance Indochine dirons nous ... Mais ce qui fait la beauté de Forbidden Site, c’est sa musique, et les classiques de ses deux indispensables albums sont tous passées en revue : « La Chouanne », « Marianne », « Der Sieg der Finsternis » et bien sûr l’énorme « Aurélia » qui concentre à elle seule toute l’émotion que ce groupe est capable de transmettre ! Un grand moment d’émotion que ce set, vraiment !

La tuerie arrive quelques dizaines de minutes après le départ des grenoblois ; Anorexia Nervosa envahie la scène et là, c’est le feu ! C’est le feu dans la fosse ( la salle s’est remplie aux ¾ environ ), sur scène et dans la gorge de Hreidmarr qui entame par du headbang ... Un son vraiment à la hauteur des capacités scéniques du groupe nous embaume les noreilles et les nihilistes les plus ven’r de France nous exécutent avec une set-list parfaite composée entre autres de « Mother Anorexia », « The Red Archromance » en duo avec Romarik ou encore l’énorme « Stabat Mater Dolorosa » et LE classique jamais mis de coté : « Divine White Light of a Cuming Décadence » dont le texte final est repris par les plus érudits ! Fidels à eux-mêmes, fidels à leurs fans, les membres du groupe réalisent le show parfait, violent, intense et chaud ! Aux oubliettes les 25 mn du Gibus il y a près d’un an ! Anorexia est un fusil mitrailleur chargé pour ne laisser aucune vie sauve ! Pour la petite histoire, Hreidmarr, à qui un fan avait crié « Saute ! » dès son entrée sur scène, et à qui il avait répondu « Plus tard mes amis, plus tard ! », s’est finalement lancé dans un slam qui aurait pu lui coûter la vie une fois le set achevé et à la grande et effroyable surprise de tout ceux qui l’ont réceptionné ( paix à leur âme ) ... en un mot : VIOLENT !

En conclusion : la dose de surprise, la dose d’émotion, la dose de rage, un concert qui confirme ce vieil adage qui dit que les absents ont toujours tort !

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