/// Meshuggah + Scarve

Paris, Le Trabendo (25/05/2005)

Publié le 25/05/2005 par LudO

C’est au Trabendo, petit frère du Zénith parisien, qu’a eu lieu la deuxième date de la tournée européenne des suédois de Meshuggah accompagnés de nos Scarve nationaux. Autant le dire tout de suite la salle affichait complet en ce mercredi soir. Il faut dire que Meshuggah à Paris cela n’arrive pas tous les jours et croyez-moi, une telle référence métallique ça en attire des chevelus !

C’est donc dans cette salle à l’architecture sympa (qui ressemble un peu à une arène lorsque tout le monde se trouve debout les yeux vers la scène) et plutôt originale que Scarve a pour mission de chauffer les esprit des fans parisiens avant que ceux-ci ne se voient pulvérisés par la machine Suédoise. Les fans parisiens ok, mais les fans de Scarve ou de Meshuggah ? Et bien après que les 6 aient interprété successivement « An Emptier Void », « The Path to Apoptosis » et « Fireproven » en début de set, on se rendra vite compte que la salle semble s’être malheureusement remplie que (à peu de choses près) pour la tête d’affiche. Mes oreilles ont même volé ces mots dans une conversation : « Scarve c’est français ? – Non, j’crois pas ! » . Stupeur… Je ne sais que dire…
Ceci n’empêchera pas la locomotive menée de front par ses pilotes de l’extrême que sont Pierrick et Guillaume (les deux hurleurs) d’atomiser (comme à son habitude vous me direz) la scène du Trabendo avec les missiles meurtriers que sont « Mirthless Perspective », « Emulate the Soul » ou « Irradiant » qui finira les ¾ d’heure de show de ce groupe français comptant parmi les meilleurs actuellement. Certes on verra quelques remous au sein de la fosse lorsque la fin de « Asphyxiate » s’enchaînera avec le début de l’énorme (ENORME !) « Molten Scars » mais cette euphorie (houla je m’emporte là) sera de trop faible durée.

Après que Scarve ait mis le chaos sur les planches à défaut de l’avoir transmis au public (la faute revenant à ce dernier), c’est Meshuggah qui prendra la scène d’assaut pour finir cette opération de destruction massive à grands coups de DB rythmiques et techniques. De « The Mouth Licking What… » à l’impressionnant « Future Breed Machine » qui achève littéralement le show dans une déferlante d’énergie toujours plus chaotique, Meshuggah est là pour nous montrer de quoi il est capable. Headbangings violents de la part des monstrueux barbus aux grattes, jeu de scène du frontman tout en mimiques et gestuelle de fou possédé, un batteur caché derrière sa batterie du genre monstrueuse, bref, avec des bombes telles que « Soulburn » ou « Neurotica », comment résister ? C’est bien simple, les fans n’ont pu y’arriver et là on a vraiment eu droit à un bel aperçu de ce que sera l’apocalypse !
Pourquoi les gens ne se sont-ils pas autant remués sur Scarve ?

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