/// Paradise Lost + Orphaned Land

Toulouse Havana café (06/06/2005)

Publié le 06/06/2005 par Bloody, C.filth

Arrivés trop tard pour Society 1, nous ne pouvons que nous en tenir aux commentaires de ceux qui étaient déjà là : « un truc bizarre à la Marylin Manson », au plus direct « A chier ». Apparemment le groupe américain n’a pas du tout fait un carton ce soir, à voir pour confirmer ou infirmer. La suite était évidemment beaucoup plus prometteuse car il y avait vraiment un groupe à ne pas louper ce soir, Orphaned Land, qui est là pour nous déverser son métal oriental. On n’y croyait plus vraiment après l’annulation l’an dernier de leur prestation au festival Metallian mais ce soir le groupe a décidé de remettre les pendules à l’heure. Nous arrivons donc vers 21 h15 dans une salle moyennement remplie, Orphaned Land est déjà sur la scène prêt à conquérir le public.
« Birth of the three » suivi d’ « Ocean land » débute le show, mettant à contribution l’excellente voix gutturale de Kobi. Les six musiciens semblent très à l’aise et la suite du set est un mélange de tous leurs albums. Très bien calés, tous les morceaux sont restitués à la perfection même si tous les instruments traditionnels qui caractérisent ce groupe ne sont que des samples du synthétiseur. Shlomit n’est pas là aussi ce qui je pense décevra les plus fans d'entre nous (Kobi nous expliquant en interview qu’ils ont pour le moment un manque de moyens ne permettant pas de jouer à huit musiciens comme dans leur pays). Ce petit handicap ne se ressent pas du tout et le groupe nous offre une prestation qui dégage les mêmes sensations que sur leurs albums. Le son est excellent et le spectacle se poursuit durant 45 minutes abordant les chansons les plus émotives telles que « Nora el Nora » et le célébrissime « A neverending way », deux chansons ou Kobi fait participer le public. Ce soir le combo nous montre avec cette prestation qu'il est enfin décidé à se lancer dans la véritable carrière qui lui est due. Orphaned Land apporte un nouvel horizon dans le paysage métal et je pense va rallier quelques métalleux de plus à ses côtés.
C'est maintenant au tour de Paradise lost qui était passé deux ans auparavant dans cette même salle et qui semblait à peine plus attendu qu’Orphaned Land. Bon concert des Anglais ce soir avec un Holmes en voix, et Greg Mackintosh aux solos inspirés. Une large part étant bien sur consacrée à leur nouvel album éponyme, mais aussi à « Symbol of life » l’album précèdent, qui s’est apparemment bien imposé au près des fans accueilliant ces morceaux très favorablement. Comme lors de leur dernier passage, l’album « Believe in Nothing » est oublié (dommage, c’est probablement le plus sous-estimé de leur carrière), et « Host » ne sera honoré que d’un seul titre (« How much is Lost »). Comme d’habitude ce sont les titres les plus anciens qui raflent le meilleur accueil comme « As I Die », ou « True Belief ».
Malgré tout on ne peut s’empêcher de ce dire que plus ça va et plus on à l’impression que Paradise Lost enchaîne les concerts en pilotage automatique. Ainsi au point de vue scénique tout cela reste très statique, la communication avec le public inexistante, les lights et les décors manquent vraiment d’imagination. Il faudrait vraiment un regain de rage à Paradise Lost pour convaincre plus que leurs fans. Car il y a fort à parier que le public d’Orphaned Land et les curieux ont dû être assez septiques à la vue de ce concert.

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