/// SACRE GRIND II

Paris, La Locomotive (09/01/2005)

Publié le 09/01/2005 par LudO

Qu’il est difficile de trouver une place où se garer dans ce quartier tellement animé en cette douce fin de week-end ! Mon arrivée à la Loco ne se fait donc pas sans une bonne demi-heure de retard. Juste le temps pour moi de serrer quelques mains et de descendre me caler gentiment aux pieds de la scène du sanctuaire.

Beaucoup de monde avait déjà répondu présent et l’on attendait encore une bonne foule de metalleux pour assister à cette bien belle affiche. Imperial Sodomy ouvre le bal de façon à la fois très pro et très « roots ». Leur brutal Death Metal aux sonorités grindisantes annonce la couleur de la soirée et nous constatons déjà du mouvement au sein du pit. Un bel accueil est réservé au groupe et à son chanteur (une sorte de Candeloro version crust) qui remplissaient parfaitement leur contrat de chauffeurs de salle. Ca commence donc plus qu’honnêtement, on peut même dire que le niveau est au rendez-vous !

Un rapide changement de plateau (dans le noir !!!!!) et les quasi-locaux de Genital Grinder prennent la scène d’assaut. Le groupe s’est rôdé avec les années est l’expérience que son leader (Seb, au chant et à la gratte) à acquise au sein de Garwall lui est visiblement plus que bénéfique. Bon son, set carré, calculé, travaillé, Death Grind plombé et plus qu’appétissant, tout est réuni pour que Genital Grinder satisfasse chaque fan ici présent. On notera plusieurs dédicaces particulières, entre autres le titre « Nul à Chier » extrait de leur premier album, dédié « aux labels qui ne respectent pas leurs engagements » (et on pourrait en donner des noms !). Succès au niveau des réactions de la fosse, Genital nous conforte dans l’idée que ce petit festival s’engage dans une très bonne direction !

Après deux sets plus carrés que dégoulinants ou déjantés, on commence à tailler le bout de Grind sévère avec les Belges de Leng Tch’E. Forts de leurs deux albums ultra efficaces et méchamment burnés, j’attendais leur performance avec confiance et impatience. Laissez moi vous dire qu’aucune déception n’a émané de leur gig. La star c’est mister Issac, le chanteur « tordu ninja » (ouais, ben un lendemain de concert c’est jamais la grande forme hein…), une sorte d’électron libre habillé en ninja noir de la tête aux pieds et comme boosté au speed. En effet le garçon ne s’arrête jamais, surprenant même ses partenaires : sauts dans tout les sens, nombreuses chutes sur scène (les pauvres retours s’en souviendront !), slams complètement inconscients… c’est une véritable orgie grindesque que voila et les 4 musiciens accompagnent leur frontman avec classe sur des titres comme « If Songs Could Kill », « I Know When You’ve Shit Last Summer » ou encore « Still From Da Hood ». Sven et ses grimaces de monstre nous prouve qu’il est aussi bon batteur au sein de Leng Tch’E qu’il est bon chanteur au sein d’Aborted ! Malgré un comportement de certaines personnes du public plus que regrettable (et ce fut pire pour la prestation de Morgue), ce set restera encore longtemps dans nos mémoires.

J’avoue m’être moins penché sur le show de Morgue qui remplaçait Inhume (rester debout aussi longtemps la gorge sèche c’est sport, et je vieillis moi hein !) mais ce que j’en ai entendu ne m’a véritablement pas déplu et les avis extérieurs ne contredisaient pas cette impression.

La formation la plus attendue de ce soir n’était pas la tête d’affiche. Non. Ce soir ce sont les Bretons d’Ultra Vomit qui avaient la vedette (de peu devant Gronibard, soit). Après une entrée en scène magistrale, les manches de leurs instruments levés en avant (façon Bal Sagoth et leurs jolies petites épées…) sur fond de musique orchestrale, c’est tout un show totalement délirant que les 3 comico-zicos nous vomissent. Entre « Poil Pubien », « Rouleau de PQ », la version Metal de « Max et Compagnie », Nico, guitariste chanteur d’origine hobbit, amuse la galerie (on reconnaîtra ses imitations de J.C.V.D et de Glen Benton au beau milieu d’un morceau) avec son géant de bassiste qui saute de partout. « Judas Prost », le tube d’Ultra Vomit, est scandé par la foule et Nico (toujours lui) s’absente quelques secondes pour revenir habillé en Angus Young et reprendre son fameux pat de danse sur l’intro d’un « Thunderstruck » quelque peut torturé ! Une magnifique reprise du thème du film « Ghostbuster » suivie d’un « Ce n’est qu’un Au revoir » auquel le bassiste, tout sourire, ne s’attendait pas, clôturent un set plein d’énergie, de bonne humeur et de folie. Qu’on se le dise, Ultra Vomit, ce soir, a mis tout le monde d’accord !

Quel fan de Grind n’a pas encore vu Gronibard en live ? Je vous le demande. Les membres du « Satanic Tuning Club » arrivent sur scène comme l’exige la tradition : robes et perruques de mauvais goût pour certains, plumes pour d’autres ou absence totale de vêtements pour le gratteux Ptite Bite, ben c’est du Gronibard quoi ! Depuis 2 ans que les lillois avaient foulé la scène de la Loco avec Gojira et Aborted, les cheveux des deux chanteurs se sont perdus, d’autres sont devenus des dreadlocks, un deuxième album a vu le jour… Musicalement et scéniquement pas de surprises, c’est le grand n’importe quoi traditionnel mais, avouons-le, on aime tellement ça !

Ce dimanche soir fut vraiment réussi (bien qu’autant de groupes un même soir ça soit un peu long par moments) et l’organisation sans aucun pet. Remercions tout ce petit monde pour ce très bon moment.

Salutations et remerciements particuliers au staff de Bones Brigade, à Ptite Bite pour les sandwichs ainsi qu’à Moreno.G et Dr Beurk.

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