/// My Ruin

Toulouse - Vents du Sud (18/07/2006)

Publié le 18/07/2006 par Bloody

Après une journée de canicule quoi de mieux que d’aller s’enfermer au chaud dans une petite salle de la périphérie toulousaine ? C’est ce qu’on du se dire la bonne centaine de personnes venus applaudir My Ruin et sa mythique front-woman, Mme Tairie B.

Arrivé trop tard pour 8 Control, qui apparemment ont laissé un très bon souvenir, j’assiste au set de Condkoï, groupe de punk/Hardcore qui remplaçait au pied levé One More Season (qui ont annulé pour cause de départ de la moitié du groupe). De Condkoï je connaissais surtout le procès ubuesque qui les avait opposé à…la gendarmerie nationale ; leur nom Condkoï (qui signifie « con de flic ») et le titre de leur premier album (« Glandarmerie nationale ») ayant été assez mal vu par les hautes autorités. D’un point de vu musical Condkoï mélange énergiquement et parfaitement un punk assez dru, avec un Hardcore old school. La batteur est toujours à font sur un rythme binaire, les riffs tournent souvent sur trois accords, et les chanteurs hurlent à qui mieux mieux pendant 40 minutes. Ce n’est pas forcement mon trip, et le moins qu’on puissent dire c’est que la plus part des morceaux du groupe se ressemblent effrontément, laissant au final une impression de linéarité, et cela malgré des apports appréciables de touches reggae en début et fin de set.

Concernant My Ruin, on ne va pas se la jouer. Le set proposé fut vraiment énorme, pour peu qu’on aime les riffs old school qui collent sous la semelle, les solos et les ambiances à la Corrosion of Conformity, et les nanas qui gueulent comme des mecs. Ici la maîtresse de cérémonie se nomme TairieB. et la demoiselle a son caractère ! A un abruti dégingandé et alcoolisé qui vient lui palper les seins dés la première chanson, elle lance : « Avant de continuer je voudrez dire une chose spécialement a toi moterfucker, mon groupe n’est pas un rassemblement de streep-teaseuses qui baisent avec le premier venu, nous sommes un groupe de Rock’n Roll !!! »
Jouant avec le public, se donnant sur scène comme une damnée, Tairie fait oublier que ce soir elle n’est pas aussi à l’aise que sur l’album. Son boyfriend de guitariste Matt a lui un très bon touché, des solos rapides et bourrés de feeling, et des riffs qui marient la lourdeur du Stoner et la puissance du Power métal de Pantera. Derrière la batterie on trouve un certain Mathieu, jeune français parti étudier la batterie aux USA et recruté par My Ruin en Novembre 2005. Sa frappe lourde et son jeu précis apportant LE groove qui aurait du faire décoller un public étrangement statique. Il faut dire que celui-ci n’avait quasiment que des regards pour Tairie décidément figure emblématique du groupe, et qui restera tard après la fin du concert auprès de ses nombreuses admiratrices ! Un groupe à voir incontestablement dont les larsens risquent de résonner dans nos têtes pendant encore longtemps.

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