/// Obituary + Samael + Maroon

La Locomotive (11/01/2006)

Publié le 11/01/2006 par Xavier

Leur split en 1998 m’avait fait craindre de ne jamais les voir, mais les voilà de retour en France : Obituary.

Connaissant les habitudes de La Loco en terme de ponctualité, je prends le pari de ne pas arriver à 20h comme il est indiqué sur le billet.

Je prends un peu de large et arrive à 20h45. Oh, mais quelle surprise de constater que les ¾ de la salle est encore dehors à patienter sous la pluie !
Je fais la queue tranquille. Et j’en profite pour regarder un peu autour de moi. C’est encourageant de voir qu’avec les années, les concerts de métal s’ouvrent de plus en plus à un public divers et varié.

Après 15 minutes dehors, je finis par rentrer. Je fais un rapide tour puis, je comprends que Maroon jouera en bas, alors que Samaël et Obituary joueront sur la scène principale.

Maroon : bien décidé à profiter de tous les groupes, je descends. Les membres de Maroon sont déjà là, sur le côté, en train de plaisanter, de s’échauffer et un des guitaristes joue même quelques notes d’un bon vieux Metallica : « Seek and destroy ».
Ils sont 5, sur une scène pas très grande. Heureusement que le batteur a préféré la double pédale à la double grosse caisse !!!
Pour vous donner une idée de leur musique, c’est vif, ça va droit dans le lard, un peu rugueux, et surtout des gros break beat à vous faire secouer la tête d’un chauve ! Tout ça emmené par un chanteur à grosse voix bien grave et un entrain communicatif. Pour conclure, ça ressemble à un Pantera énervé virant plus ou moins sur du speed-death !

Le concert s’achève après une petite rallonge, un groupe enchanté et un public presque déchaîné.

Samaël : je ne suis pas un grand fan du groupe. Et les supporters me pardonneront de ne pas faire une chronique plus longue. Pour rappel, l’ensemble se compose de 2 guitaristes, d’un bassiste et d’une personne aux claviers, samples, boite à rythme, …
Le set est finalement assez long et le public semble apprécier. Mais soyons honnêtes : le groupe gagnerait beaucoup avec un vrai batteur, ne serait-ce que pour rendre l’ensemble plus vivant.
J’attendais quelques chansons du seul album dont je dispose : « Ceremony of the opposites », je n’aurai le droit qu’à « Baphomet's Throne ».

Obituary :
Autant le dire tout de suite : le public est chaud. Ca slamait déjà pendant Maroon, ça a continué pendant Samaël.

La scène se met en place. La transition est assez rapide : merci les roadies et l’ingénieur du son de Obituary (Ken, Ritchie et Big Al ?).

Le kit Yamaha se met en place très rapidement, des enceintes sont rajoutées. Des tests son, le retour sous la chaise pour le batteur, …et c’est parti.

Allez, hop ça ouvre directement avec l’album « Frozen in time » et son titre instrumental « Redneck stomp », John ne rentrant en scène qu’au titre suivant.
Tous les albums ou presque auront le droit de citer. En gros voici à quoi nous avons eu le droit plus ou moins et dans le désordre :
- album “Frozen in time“ : "redneck stomp" (intro) “insane“, “back
inside” et "slow death" (à la fin et avec le roadie au tom bass),
- album "Back from the dead" : "threatening skies" et "back from the
dead",
- album "World demise" : "don't care" (après de multiples demandes)
mais pas de "final thoughts",
- album "the end complete" avec "killing time",
- album "Slowly we rot" : "slowly we rot" (outro).

Le groupe donne vraiment bien sur scène. C'est carré et bien propre.

Positif : le groupe se fait clairement plaisir et ça se voit. John se marre en 2 chansons, et les gars bougent bien sur scène. Ajoutez à ça un p'tit solo de batterie et vous avez un bon concert d'Obituary.
Négatif : Allen West a vraiment l'air de se faire chier avec le groupe.
On comprend peut être mieux pourquoi il serait parti courant août. Mais là, le mec fait son boulot et point final. En comparaison du jeu de Frank, ...
Encore un point négatif, les incidents techniques : 2 pour le micro de John (ce qui n'empêche pas le groupe de continuer), un pour Trevor, la basse dont on entendait plus le médiator sur les cordes que le son réel de l'instrument et enfin un problème de retour son pour Donald.

Mais bon, je vous promets que ça n'a pas gaché la fête de voir un groupe de quarantenaires goguenards virevoltants autour de leurs meilleurs albums.

Merci à eux.

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