/// Opeth

Elysée Montmartre (05/12/2006)

Publié le 05/12/2006 par Xavier

« 19h30 : ouverture des portes » ! Y'en a qui doivent pas savoir que certains parisiens bossent pas forcément à côté de l'Elysée Montmartre. Et je ne parle même pas des gens qui sont venus de plus loin ! En plus, un collègue m'a collé un RDV à Montparnasse à 16h et qui s'est forcément terminé à ... 19h15 ! Autant dire que c'était mal barré pour voir la première partie.

Je rentre, je me change, j'enfile un jean et un t-shirt de Klone (ben ouais, c'est ca ou mon t-shirt Megadeth des années 40), pomme avalée au lance pierre et c'est parti pour le métro bondé !

Dans ma tête, j'me dis naïvement : 19h30 ouverture des portes, 20h première partie pour un set de 50 minutes, 30 minutes pour le changement de scène, ... ce qui fait que Opeth ne doit pas commencer avant ... au moins 21h30. Logique vous allez me dire. Surtout qu'à la Loco pour Deliverance, ils avaient commencé à 23h donc ... ca va le faire, ca va sûrement le faire ! Eh bien que nenni : j'arrive à 20h45 et la première chanson a commencé ! Grrrrr

La salle a bien changé depuis mon dernier concert là bas (FearFactory en 2001). Les murs d'enceintes sur les côtés de la scène on t laissé la place au strict minimum et l'ensemble de la salle est truffé de petites enceintes en hauteur. Du coup, tous les instruments ressortent bien et le son est puissant sans pour autant vous détruire les cages à miel ! Le light show, s'il n'est pas à la hauteur d'un Slayer, est bien présent, notamment sur les flash lors de parties jouées à la double par Martin Axenrot.
Le public est présent mais il est clair que ca ne joue pas à guichets fermés. Y'a de la place partout et je vais passer tout le concert, au milieu de la salle, sans même être bousculé !
De plus, comme il se doit pour Opeth, c'est assez sage, presque trop d'ailleurs. Ca secoue les cheveux ou se qu'il reste pour certains, y'a des gens de tous ages et y'a même une blonde qui gigote langoureusement devant moi, trop class !

Bon et le groupe alors me direz-vous ? Des rumeurs de séparation au moment de la tournée Damnation et un changement de line up (ajout d'un clavier plus nouveau batteur) pouvaient laisser craindre le pire : un groupe de deathmetal se transformant en un erstaz de Dream Theater avec un bourrin aux fûts ! Mais il n'en est rien. Et y'a pas à tortiller du croupion pour ... droit, OPETH ça dépote sévère !
Le clavier est présent mais à juste titre. Ce qui veut dire qu'il est bien audible sur les titres le nécessitant et qu'il s'efface naturellement pour ne laisser entendre que de légères nappes dans les morceaux plus brutaux, permettant alors aux guitaristes se concentrer sur la mi-grave !!!
En plus, Per Wiberg reprend très bien les back vocals et apporte un réel support sur les parties voix claire.
J'avais particulièrement peur pour le remplaçant de Martin Lopez. J'aime beaucoup Bloodbath mais sur le papier, ca ne collait pas. Eh bien figurez-vous que Monsieur Axenrot est absolument excellent. Il s'est très bien approprié les morceaux sans pour autant les dénaturer. Son jeu à la double est bien sur excellent mais il possède aussi un excellent toucher aux cuivres. Un seul bémol : une caisse claire que j'aurais souhaitée plus mordante et plus sèche. Mais bon ...
Martin Mendez est toujours aussi excellent à la basse. D'autant plus qu'il a bénéficié d'une balance plutôt en sa faveur tout le concert. Il sera même pris à partie par Mikael Akerfeldt, demandant au public de crier « Martin, are you ready ? Martin, are you Horny ? ».
Le duo Peter Lindgren et Mikael Åkerfeldt fait toujours un malheur ! Les rythmiques s'échangent parfaitement. Et si les guitares jouent très bien chacune dans leurs registres, c'est pour mieux se rejoindre sur les parties communes.
Quant à Mikael Åkerfeldt, il est en grande forme et très communicatif. Il nous présente sa nouvelle guitare, nous explique que le groupe s'est bourré la tronche la veille à l'Hipotalamus (pas de pub !) en bas de leur hôtel, nous fait le petit couplet sur Martin Mendez, ...
Il nous demandera même de faire du headbanging à vide ! Coup de bol, un super chevelu nous fera une prestation énorme. Et Mikael en redemandera 2 morceaux plus tard avec le désormais célèbre « helicopter thing » !

Comme vous l'aurez compris, le groupe va bien et même plus que ça. Maintenant, je ne sais pas si cela vient de là mais le tracklisting de la soirée fut particulièrement énorme. Tellement d'ailleurs que Mikael nous expliquera qu'il doit le mater pour s'en souvenir.
Bon alors ... qu'est-ce qu'ils ont joué ? Je vous épargnerai tous les titres (mémoire de poisson rouge oblige) mais le concept est assez simple : 1 album = 1 titre joué !!!
Oui oui, vous avez bien entendu ! On a eu le droit à une « intégrale » : intro avec un premier morceau de Ghost reveries , puis My arms your hearse direct derrière, « Face of Melinda » Still Life, Morning Rise, « Windowpane » Damnation (très bien accueilli) et le second morceau de la soirée provenant de Ghost Reveries « The Grand Conjuration » (particulièrement énorme).
Si Opeth avait un quelconque besoin de nous démontrer qu'ils sont un groupe de deathmetal, c'est fait : le concert se clôture avec 2 énormes morceaux : « Deliverance » et « Blackwater park » qui calme tout le monde tellement ça scotche après un bref rappel !

Pour conclure : un groupe en très grande forme qui semble avoir trouvé un certaine maturité et une sérénité retrouvée, un son excellent et un florilège d'extra-ordinaires morceaux bien choisis.
Je regretterais simplement que le concert ne se soit pas terminé comme sur Lamentations avec « A fair judgement ».

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