/// Unholy Alliance Tour 2

SportHalle - Böbligen, Stuttgart (28/10/2006)

Publié le 28/10/2006 par Lynn

C’est avec un peu de retard que nous arrivons à Böbligen. Un flux de metalleux se dirige vers la même direction. Nous n’avons plus qu’à les suivre. On se fait des signes entre voitures, eh oui tout le monde est content d’aller au Unholy ! Ca y’est, nous arrivons au SportHalle. La salle est grande et la concentration massive de chevelux y est impressionnante. Nous n’avons malheureusement pas pu voir « Thine Eyes Bleed » à cause d’une heure de bouchons sur l’autoroute allemande … Mais nous commençons ce concert pas trop mal avec « Lamb Of God » et une bière à la main. Le son est assez colossal, et le groupe joue très bien. Les passages à la double pédale font vibrer le sol et nos intestins, telle une machine de guerre. Ne connaissant pas trop ce groupe, je suis séduite, surtout par les riffs originaux et complexes, tout en offrant une mélodie, le tout sur un rythme rapide et lourd.

- Children Of Bodom -

C’est le tour de « Children Of Bodom ». Après une prestation un peu décevante à Strasbourg et même au Wacken, nous sommes curieux de les revoir jouer. La tête d’affiche étant impressionnante, la pression doit être à son comble. Alexi Laiho débarque, en tirant la langue, fidèle à lui-même.
Le concert commence assez rapidement et les finlandais enchaînent leurs tubes : « Needled 24/7 », « Sixpounder », « Living Dead Beat », « In Your Face », « Hate Me », « Silent Night, Bodom Night » ou encore « Downfall ».
Cependant, le son du clavier est trop présent sur celui de la guitare et s’en est presque agaçant. Il est parfois difficile de dissocier la mélodie de la guitare dans ce mélange de rythme accéléré et de clavier à tout va. Leur prestation reste tout de même meilleure que les dernières. Le concert passe vite, on en aurait encore voulu, mais laissons place aux suédois ….

- In Flames -

Tout se met en place. On sait à quoi s’attendre. Malheureusement, Jesper Strömblad ne sera pas de la partie, ayant du rentrer en Suède pour raisons personnelles.
C’est avec une introduction des plus surprenantes que le groupe choisi d’entrer en scène … Sur le générique de cette bonne vieille série K2000 ! Le plus génial, on va quand même le préciser, sont lumières en faisceaux rouges qui défilent le long des boîtes situées de part et d’autre de la batterie, comme celles de la légendaire voiture Kit. Ca s’annonce bien, la motivation est maintenant grande.
C’est avec le riff ravageur de « Pinball Map » que nos Götenborgiens commencent ce terrible set. Oui terrible, et cela à tous les niveaux. La fosse est en mouvement perpetuel pendant toute la durée du concert. Anders est, comme d’habitude, proche de son public et nous présente le guitariste remplaçant, qui est d’ailleurs bien accueilli. In Flames a vraiment l’aisance de mettre le feu, et le mettre juste avant une aussi grosse tête d’affiche, ce n’est pas rien. Le son est énorme, ils jouent carré, puissant et propre.
L’enchaînement des titres est bon, passant du vieux « Graveland », à “Come Clarity”. Pour leur troisième fois, ils font péter « Egonomic » et on se demande pourquoi ils ne la jouent pas plus souvent en live ! « Only For The Week », « Trigger », « Cloud Connected », « Leeches », « Take This Life », “Embody The Invisible” sont les titres joués … et c’est sur “My Sweet Shadow” qu’In Flames nous quitte. Ce concert est passé bien trop vite, mais les hurlements du public nous rappellent que c’est de loin la fin de la soirée. Le gros est à venir ….

- Slayer -

Que dire ? C’est monumental. Une mise en scène qui en met déjà plein les yeux. Les amplis sont disposés en forme d’immenses croix inversées des deux côtés de la scène. Un écran géant avec des images torturées, dans l’esprit de la pochette de « Christ Illusion » rajoute une ambiance des plus attractives.
Bien sûr on a droit aux nouveaux titres : « Jihad », « Cult », « Eyes of The Insane », qui dit en passant, sont excellentes.
Slayer est statique sur scène, mais qu’est ce qu’ils envoient ! De quoi headbanger bien comme il faut. Le son et la voix sont parfaits du début à la fin. Tom Araya fait même chanter le public, ce qui n’a pas dû arriver très souvent, et c’est énorme. De la fumée se propage sur la scène, tel un champ de guerre sur lequel nos musiciens auraient tout dévasté.
Bien sûr on aura droit à « Season in the Abyss » et sa sombre introduction, accompagnée de croix se tournant à l’envers, projetées à l’arrière. Mais aussi « Disciple », « Mandatory Suicide », « War Ensemble », « South Of Heaven » pour un enchaînement de très bon goût.
Puis le moment tant attendu … « Raining Blood » arrive sous un tonnerre d’acclamations. C’est l’explosion et nos têtes sont perdues dans nos cheveux. Titre culte, mais qu’on ne se lasse pas d’écouter et qui gardera toujours cet éternel impact et puissance.
Après un « Dead Skin Mask » et « Hell Awaits », nos tueurs décident de finir sur « Angel Of Death », ce qui nous laisse encore sur notre faim.
Slayer aura encore marqué les esprits ce soir, mais aussi nos oreilles. Oui, car avec un groupe comme celui-là, on enlève nos boules-quies, c’est la loi.

Partager cet article

Commentaires des internautes

Vous devez être connecté pour ajouter des commentaires

/// Contenu similaire

/// Interviews