/// Vader & Marduk

Sciez (74) (07/10/2009)

Publié le 07/10/2009 par Alex

C'est à l'occasion du Funeral Nation Tour 2009, tournée européenne comptant 5 dates en France, que MARDUK, VADER ainsi que leurs premières parties THE ORDHER et FLESHGOD APOCALYPSE, débaroulent à Sciez en ce mercredi 7 octobre. Sciez est un petit bled, entre Annemasse et Thonon-les-Bains (74) et le concert aura lieu dans la salle des fêtes de la commune. Folklo.
C'est toujours marrant de se demander ce qui peux bien pousser les organisateurs à faire venir des groupes de cette envergure dans nos cambrousses. Ambition ? Défi ? Ou simple pari perdu par le tour manager lors d'une soirée foot un peu trop alcoolisée ?

La salle est grande et spacieuse. Au fond de la salle on aperçoit le bar, une petite sortie qui débouche dans une cour fumeurs (car toute sortie par l'entrée principale est définitive) ainsi qu'un petit stand merchandizing. La scène quand à elle est d'une taille respectable, bien que largement squattée par une énorme batterie, qui ne se découvrira qu'a l'arrivée de nos amis Polonais et Suédois.
Une bière, un public clairsemé, et c'est THE ORDHER qui ouvre le bal.

Les brésiliens de THE ORDHER ne sont pas venus là pour enfiler des perles : un petit bonsoir et ca envoie du lourd. Le groupe nous délivre un Death mordant et offensif. C'est un peu classique certes, mais du coup, en restant dans les bon vieux codes du genre, on en prend plein la face. THE ORDHER n'a apparemment pas pour ambition de bousculer le monde du Death Metal, ce qui lui évite de tomber dans des compos trop alambiqués, et on les en remercie. La setlist reprend évidement des chansons de leur seul et unique album : Weaponize. Dommage qu'il y ait si peu de spectateurs. Les brésiliens sortent de scène avec sourires, visiblement satisfaits de leur prestation, avec raisons.

FLESHGOD APOCALYPSE reprend le show après une pause d'une demi-heure environ. Après une longue intro, "La 5e Symphonie" de Beethoven (comme dans Bambi, oui Laura), les baffles éclatent, déversant un flot de riff brutaux ! Ca blast, c’est technique, et foutrement rapide. Le petit plus, c’est cette influence classique : la vélocité d’un Vivaldi et l’obscurité d’un Wagner. On se prend donc quelques soli du plus bel effet dans les dents. Les italiens de FLESHGOD APOCALYPSE sont remontés et balancent leur énergie à un publique encore trop peu présent. Un petit hic malgré tout, probablement dû à la qualité du son : je n’accroche pas. Pourtant j’adore le CD qu’ils sont venus promouvoir ("Oracles"blunk, mais là je ne sais pas, la mayonnaise ne prend pas. A revoir donc.

Vingt deux heures : c’est à VADER d’entrer en piste ! Avec un line-up modifié mais toujours mené par Peter, on notera la présence de Vogg (de Decapitated) à la gratte. Un bonheur pour moi !
Plus ca va, et plus je trouve Peter chaleureux. Peut être parce que ce soir la foule n’est pas immense, il nous sortira des « salut ! », des « ca va bien ? » et des « merci ! » entre chaque chansons et en français s’il vous plait. L’ambiance est bon enfant.
Les polonais sont en forme et c’est une grande claque dans la tronche que va nous filer ce groupe mythique. On découvrira pas mal de compos du nouvel album, "Necropolis" : tempo rapide et riff accérés, bref du bon vieux Death old school avec le petit je ne sais quoi qui fais qu’on reconnais VADER a des kilomètre à la ronde. On aura également droit à des titres cultes, comme "Testimony" par exemple. La setlist est plutôt bien ficelée et les morceaux s’enchainent frénétiquement.
Vogg fait honneur au groupe grâce à sa rapidité et sa dextérité au maniement du manche tandis que Paul martèle ses tomes quasiment sans répits. Reyash quand à lui à un son de basse monumental !
Décidément, VADER en live, on ne s’en lasse pas.

Après trois groupes de Death tous plus brutaux les uns que les autres, voici du Black Metal non moins violent : MARDUK. Tout comme VADER, c’est un groupe dont je suis fan depuis longtemps et que j’essaie de voir en concert autant que faire ce peux. Je suis toujours surpris par leur prestations, et ce soir ne dérogera pas à la règle.
Les suédois débutent avec l’excellent "With Satan And Victorious Weapon" qui annonce la couleur. C’est brutal et génial. Mortuus est un frontman sombre et glacial mais diablement charismatique ! Sa voix est prenante et il assure aussi bien les derniers titres que ceux du temps de Legion. "Wormwood" est leur dernier opus et les titres qui le composent n’ont rien à envier aux classiques du groupe. Jonglant entre riffs ultra-rapides et plans plus lents et ténébreux, cet album sonne bien en live.
Lars nous délivre une double pédale à en décoller le papier peint, entrainé par un Morgan déchaîné et plein d’énergie. A la basse, Devo n’est pas en reste et se paye des plans de basse graves et vibrants. L’ambiance visuelle est sombre et il est rare de voir pleinement le groupe en pleine lumière.
Après plus d’une heure de show (le plus long de la soirée) les suédois terminent par "Wolves" morceau que j’affectionne particulièrement. Le public bat le rappel et MARDUK revient nous gratifier d’un "Panzer Division" cultissime.

Cette soirée fut une soirée brutale et tripante et on a pris notre pied à toutes les prestations. Deux points noirs cependant. Le premier étant l’éclairage. Les groupes n’ont pas assez étés mis en valeur par les lumières et la scène est restée le plus souvent plongée dans une pénombre monochromatique. De plus, nous avons souvent dû plisser les yeux, recevant une lumière intense en pleine face à cause de spots mal orientés. Bref, la plaie pour les photographes présents ce soir.
Deuxième point noir : l’affluence. La salle était loin d’être comble et les mosh de la soirée n’on entrainé qu’une dizaine de personnes. Cela est sûrement dû au fait que nous étions en pleine semaine et dans un village paumé. Du coup, ça a rendu les concerts plutôt intimistes, et ce n’est finalement pas un grand mal.

Pour conclure je ne dirais qu’une chose : vivement les prochains lives de ces quatre groupes que je ne manquerai sous aucuns prétextes !

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