/// BEHEMOTH + ABBATH + ENTOMBED A.D + INQUISITION

Z7, Prattlen (CH) (12/02/2015)

Publié le 06/03/2016 par Dzo , Olivier No Limit

Olivier No Limit:

Et hop un mini Live Report vu que je partage l’écriture avec Dzo. Et puis en fait il est plus féru en Black Metal que moi. Nous arrivons en retard en plein milieu du set d’Entombed A.D. En fait je suis venu assister à ce concert en grande partie pour ce groupe dont je suis fan, du coup je traverse la salle comme un possédé et me glisse au deuxième rang.

Que dire si ce n’est que Lars-Göran Petrov est charismatique, que les musiciens en veulent, et que leur Death'N’Roll me prend aux tripes cash! Une bonne tuerie. Ils jouent pas mal de titres de leur album à venir (Dead Dawn dont la chronique est en ligne depuis peu ici), et le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ont la niaque, j'ai beaucoup aimé.

Arrive ensuite Abbath. Il y a quelques français bien excités à côté de moi et quand celui-ci déboule, sorte de Kiss du Black (pour le visuel), les premiers rangs se lâchent. Je ne suis pas un grand spécialiste du monsieur, mais au contraire de ce que je pouvais attendre, je prends un sacré pied. Le bonhomme en a dans le ventre, sur scène ça envoie. En plus il joue quelques titres d’Immortal et puis, je trouve qu’il y a parfois quelque chose de Black'N’ Roll dans son jeu. À la fois ambiance glacée, mais hypnotique qui te donne envie de bouger. Beaucoup aimé.

Ensuite c’est au tour de Behemoth. Troisième fois que je les vois; comme d’habitude une attitude théâtrale, un vrai show visuel, une profondeur noire dans leur musique qui se fait se côtoyer à la perfection Death et Black Metal. Je trouve qu’ils sont arrivés au sommet de leur art; un grand moment.

 

Dzo:

Behemoth et Metal France, c'est un peu comme une grande histoire d'amour qui perdure, et qui ne connait pas de passages à vide. Et même si nous avons l'occasion de voir très régulièrement le groupe en concert, c'est toujours avec grande impatience que nous attendons cette date au Z7 de Pratteln en Suisse, une des dernières de la tournée "Europa Blasphemia" qui a débuté fin Janvier, avec au compteur bon nombre de dates Sold Out (Copenhague, Essen et Paris pour ne citer qu'elles) et le rendez-vous de ce soir ne fera pas exception à la règle.

Mais il faudra arriver très tôt sur place, sachant que les portes ouvraient à 18h et qu'Inquisition investissait la scène dès 18h30. Les éternels bouchons de Bâle auront eu raison de nous, du coup, le duo américain nous est passé sous le nez, ce qui ne manquera pas de me frustrer grandement. Nous arrivons donc pendant qu'Entombed A.D jouait. Si mon collègue Olivier No Limit est fan du combo suédois, ce n'est pas mon cas, je préfère donc en profiter pour avaler rapidos une portion de frites qui coûte le prix d'une maison en France.

Après ces festivités placées sous le signe du Death Metal, place désormais à Abbath. Il est indéniable que si Behemoth sait rameuter beaucoup de monde à ses concerts, bon nombre de personnes présentes ici ce soir sont également là pour le roi du cent mètres guitare, qui s'est octroyé King Ov Hell (Ex-Gorgoroth, God Seed et ex-Sahg) à ses côtés, duo qui jouait déjà ensemble sur le seul et unique album de I.

Le son des grattes est vraiment caractéristique du son d'Immortal, autant dire que dès les premiers riffs on reconnaît tout de suite la patte très personnelle de sieur Abbath. Musicalement parlant, j'ai été assez déçu de l'album éponyme sorti il y a quelques semaines, ne parvenant pas à retrouver cette puissance qui se manifestait dans Sons Of Nothern Darkness par exemple.

Niveau Setlist, le groupe pioche entre les titres de leur dernier fleuron comme 'To War', 'Fenrir Hunts', Count The Dead' ou encore le plus hypnotique 'Root Of The Mountain' ainsi que dans les tubes intemporels d'Immortal avec l'excellent 'Tyrants' qui fait toujours son petit effet ou la plus vindicative 'One By One' aux riffs et à la rythmique imparable. On aura également le droit à 'Warriors' de I, un réel plaisir là-aussi de pouvoir assister à l'exécution de ce titre sur scène, l'album Between Two Worlds étant un véritable joyau Heavy/Black venu des terres froides norvégiennes.

Bien évidemment, nous n'échapperons pas aux mythiques pitreries du Frontman sur scène, qui s'est créé sa renommée tant pour sa musique que pour sa légèreté et son sens aigu du second degré. Le show se terminera sur la puissante 'All Shall Fall'. Un bon concert dans l'ensemble, mais sans grande surprise; il est évident qu'Abbath surfe tout de même sur le passé d'Immortal car les nouvelles compositions n'ont clairement pas le même impact sur son public.

Après une longue attente (habituelle pour Behemoth afin de peaufiner un show qu'on imagine déjà dantesque), le quatuor polonais investit la scène, Nergal en tête de troupe avec deux flambeaux en main sur un fond de musique incantatoire. Le ton est donné, et dès les premières notes de 'Blow Your Trumpets Gabriel', l'ambiance monte d'un cran.

Pour cette tournée 2016, Behemoth interprétera dans son intégralité l'album The Satanist, une pièce devenue culte par son contenu très riche et par le nombre de hits que cette galette possède (chronique visible ici).

Durant près de trois quarts d'heure, il n’y a pas d’autre terme; on en prend plein les yeux et les oreilles. Le son est presque aussi bon que si on écoutait l'album chez soi, les effets pyrotechniques sont toujours aussi impressionnants, le show est varié, la scène arborée de multiples objets (que ce soit des estrades ou les imposants pieds de micro à l’effigie du dernier opus), les musiciens véritablement impliqués et leur jeu de scène fait mouche. Voir l’intégralité de cet opus sur scène permet également de se rendre compte qu'il y a de nombreux passages où Orion chante.

Le moment fort du concert intervient lorsque le groupe interprète les trois derniers morceaux de l'album, à savoir 'Ben Sahar' et sa rythmique dantesque qui a un réel impact en live, le brutal 'In The Abscence Of Light' où durant l'interlude au milieu du morceau, Nergal distribuera des hosties à la foule tel un prêtre prêchant la bonne parole. Et évidemment, la poignante 'O Father O Satan O Sun' qui conclura cette première partie de show, les membres du groupe grimés de masque.

Oui, car ça serait sous-estimer le quatuor de se dire que le concert se terminerait là, et après un petit interlude, l'infatigable Inferno (qui, une fois n’est pas coutume, a été impressionnant derrière son imposante batterie) balance la rythmique très Bathorienne de 'Pure Evil And Hate', un vieux titre qui figure parmi l'un des tous premiers album de Behemoth. Le temps de passer par l'incontournable ‘Conquer All’ que le quatuor terminera en apothéose avec ‘Chant For Eschaton 2000’ qui fera office de rouleau compresseur dans la fosse bondée du Z7.

Si je devais le comparer à la prestation donnée ici-même il y a quasiment deux ans jour pour jour, j’afficherais une préférence pour l’édition 2014 qui proposait une Setlist plus variée. Mais ne nous méprenons pas, la performance de Behemoth de ce soir n’a pas dérogé à la règle et était en tout point parfaite, que ce soit visuellement ou musicalement.

 

Setlist:

Blow Your Trumpets Gabriel

Furor Divinus

Messe Noire

Ora Pro Nobis Lucifer

Amen

The Satanist

Ben Sahar

In The Absence Of Light

O Father O Satan O Sun

- Rappel -

Pure Evil And Hate

Antichristian Phenomenon

Conquer All

Chant For Eschaton 2000

Partager cet article

Commentaires des internautes

Vous devez être connecté pour ajouter des commentaires

/// Contenu similaire

/// Interviews