/// Buckcherry - Skid Row

Strasbourg Laiterie (25/06/2014)

Publié le 31/07/2014 par Eki

 

Ce mercredi 25 Juin 2014 était placé sous le signe du Rock n’ Roll, le bon vieux Hard Heavy teinté des années 90, avec deux groupes que quasiment tout le monde connaît : Skid Row, le légendaire groupe qui doit notamment sa popularité grâce à ses deux premiers albums et son ancien chanteur Sebastian Bach, et Buckcherry, groupe qui a débuté sur la scène à la fin des années 90. On est dans l’école L.A., scène qui a vu monter des groupes comme Guns n’ Roses, cette scène de la jeunesse révoltée par le paradoxe entre une richesse visible qui l’est tout autant qu’une extrême pauvreté dans certains quartiers (d’où Skid Row tire son nom d’ailleurs).

Pour leur tournée actuelle avec le remplaçant de Bach, j’ai nommé Johnny Solinger. Skid Row a partagé le tour bus avec le groupe de Josh Todd, et ce mercredi était la dernière date de leur tournée. On pouvait donc s’attendre à quelque chose de grand, et le moins que l’on puisse dire c’est que nous n’avons pas été déçus.

Buckcherry sur scène, c’est un savant mélange entre Hard Rock et Glam, comprenez tenues à l’ancienne avec futals à franges et bandana, guitares levées pendant les solos, un frontman très présent avec un chant qui rappelle souvent celui de Steven Tyler (Aerosmith) qui attend en général deux pistes avant de se mettre torse nu pour dévoiler ses tatouages de rebelle. En gros un mix entre compos pêchues et ballades mélodiques souvent moins inspirées, il faut bien le reconnaître. Mais ce soir, on sort l’artillerie lourde. On passe de titres de leur dernier album, ‘Confessions’, comme ‘Gluttony’, single relativement court mais très efficace, à des titres d’albums plus anciens. Même si le public paraît très mou au début (c’est souvent le cas à la Laiterie) et fait semblant de ne pas comprendre l’anglais lorsque Josh tente d’interagir avec le public, des titres comme ‘Tired of You’ ou le non moins efficace Ridin’ vont vite décomplexer tout ça. Les chansons s’enchaînent, le groupe semble content d’être là, le batteur tape comme un diable sur ses fûts cheveux au vent (oui on lui a quand même mis un ventilateur en dessous pour faire voler sa crinière, pour le style), les grattes courent partout et se font même un petit battle pendant ‘Crazy Bitch’, la piste choisie pour placer le célèbre break où on laisse juste la section basse/batterie, moment privilégié pour interagir un peu plus avec un public qui semble sortir tout juste de gueule de bois. Puis on repart de plus belle pour terminer sur une bonne heure de show.

Pour une première partie, même les gens qui ne connaissaient visiblement pas les californiens semblent s’être bien amusés, et partent se désaltérer en attendant l’arrivée de la tête d’affiche.

Le moment tant attendu arrive, et les membres de Skid Row arrivent sourire aux lèvres. Pour ceux qui, comme moi, ont moins suivi la suite de leur carrière depuis ‘Subhuman Race’ en 1995, passé le léger coup de vieux, on reconnaît tout de suite leur faciès très typique, avec Dave « The Snake » Sabo qui a gardé ce tic de tirer sa langue n’importe quand, et vue la taille de l’engin on comprend mieux d’où lui vient ce surnom.

Johnny Solinger met directement le public dans l’ambiance et nous annonce que cette date est spéciale, puisque c’est la dernière de leur tournée avec Buckcherry.

Pour les fans de la première heure, aucun moyen d’être déçu, tous les classiques y passent : une interprétation de très bonne facture de ‘I Remember You’, ‘18 & Life’ et ‘Youth Gone Wild’ qui nous rappellent notre jeunesse, les classiques ‘Slave To The Grind’ et ‘Big Guns’, ‘In A Darkened Room’ interprétée à la perfection et la moitié de la salle qui chante à tue-tête arrachant un sourire sincère aux musiciens. On aura aussi droit à un ‘United World Rebellion’, tirée de leur récent album, qui montrera à ceux qui ne voyaient que les rides que les gars de Skid Row n’ont pas grandi et qu’il y a toujours cet esprit "Youth Gone Wild" dans leur ADN.

Le concert semble se terminer, et là on comprend mieux pourquoi cette soirée était spéciale. Skid Row invite alors Buckcherry pour une reprise de ‘Highway To Hell’ d’ACDC (un petit groupe montant) d’anthologie. Ça fait beaucoup de guitares sur scène mais le son est énorme, la foule est aux anges, et les musiciens en chialeraient presque. Tout ce bordel finit sur des accolades, de la joie et de la bonne humeur. Niveau Rock n’ Roll on pourra dire qu’on a été servi.

En bref ce fut une excellente soirée et cela fait plaisir de voir que des groupes comme ceux de ce soir portent encore fièrement la flamme du Hard Rock à l’ancienne et peuvent s’entendre aussi bien sur scène, pour le plus grand bonheur des fans.

Partager cet article

Commentaires des internautes

Vous devez être connecté pour ajouter des commentaires

/// Contenu similaire

/// Interviews