/// CERNUNNOS PAGAN FEST 2018, JOUR 1

La Ferme du Buisson, Noisiel (77) (24/02/2018)

Publié le 30/03/2018 par Aurel

Photos par Aurélien Pennec et Aurélia Sendra

L’Île-de-France était sous le signe du paganisme et du médiéval le temps d’un week-end, celui du 24-25 février, avec le Cernunnos Festival Édition 2018. Point de ralliement des plus férus de traditions ancestrales, combats médiévaux et de Folk/Pagan/Black Metal, le festival nous plongeait une nouvelle fois dans l’ancien temps à la Ferme du Buisson, à Noisiel dans le 77, pour la deuxième fois consécutive. N’y ayant pas été l’année dernière, je découvrais donc le campement du Cernunnos. Récit.

Dès notre arrivée sur les lieux,on sera immédiatement balancé au beau milieu du campement de vie écossaise au Moyen-Âge, situé au centre du festival. Là, des personnes en costume vaquaient à leurs occupations, nous montrant entre notre passage au bar et les concerts les véritables activités quotidiennes de l’époque. On aurait peut-être d’ailleurs préféré plus qu’une simple tente au vu de l’espace de disponible, pour une immersion encore plus réussie, c’est dommage. Mais qu’entendons-nous ? Des bruits de tambour, imitant un rythme martial. La petite troupe de créatures enchantées nommé TAN EILLEL déambule près de nous, avec l’un de leurs membres perché sur des échasses. Malgré le froid, on se sent bien entouré au moment de rallier le premier concert.

Le premier groupe, ADARYN, commençant à 14h, jouait dans la plus petite salle des deux prévues pour les concerts, nommée L’Abreuvoir. On est tout de suite réchauffé par la haute température de la salle, au moment où les lumières s’éteignent pour ce premier show. Et pour un premier show, ADARYN fit le boulot. Disposant d’un son très correct, les français étalèrent leur Folk Metal agressif avec force, faisant bouger le public grâce à leur riffing efficace et au son du violon, jusqu’à même un petit pogo des familles. C’est le genre de Folk que l’on apprécie vraiment bien en live grâce à l’énergie qui s’en dégage !

Place maintenant à d’autres français, LAPPALAINEN, qui effectuaient leur dernier concert avant la séparation définitive de la formation. Il fallait donc être attentif au moment de rentrer dans La Halle, l’autre salle prévue pour les groupes. Un parfum de nostalgie planait, et c’est avec violence et hargne que les français se sont reproduits cet après-midi-là, comme s’ils voulaient tout donner pour leur « der des ders ». Et il est vrai que de la fosse, le son était vraiment écrasant et destructeur, la double pédale retentissant avec puissance tandis que les riffs s’emballaient constamment. Et quelle pêche, ce chanteur ! Sans arrêter d’haranguer la foule ou d’arpenter l’ensemble de la scène, il growlait ses paroles avec rage. Ayant eu un avis plus mitigé de leur musique sur CD, il faut dire que LAPPALAINEN m’a impressionné sur ce coup-là. Chapeau, messieurs,et à une prochaine !

IMG_7055

 

IMG_7067

 

Après une petite pause bar, il était temps de découvrir un side-project de deux musiciens de STILLE VOLK, HANTAOMA. Quand le concert de LAPPALAINEN était leur dernier, celui d’HANTAOMA était leur tout premier ! Et pour une première performance, elle fut bonne. Chantée dans la langue occitane, leur musique alternait entre passages en chant clair et gros passages Black Metal. Le tout ressortait de très belle manière, et je pris beaucoup de plaisir à les écouter tant l’ambiance des chansons avait son charme, avec un chanteur très expressif. Leur nouvel album étant sorti le 9 mars 2018, il faudra que je me penche un peu plus sur ce projet.

IMG_7102

 

IMG_7117

 

Peu avant le show des allemands d’ASENBLUT, je pus aller faire un tour sur le campement afin d’assister aux reconstitutions de combats vikings effectuées par la troupe MIDGARFOLKAR. À un contre un, les combats s’avéraient courts mais intenses, montrant bien toute la technique dont il faut faire preuve afin de ne pas se laisser terrassé par son adversaire. Après de tels combats, ASENBLUT et son Death mélodique guerrier à la AMON AMARTH était tout indiqué pour continuer sur la même lancée.

IMG_20180224_160528

 

Loins d’être aussi efficaces sur CD que les suédois pré-cités, ASENBLUT pouvait tout de même faire de son mieux pour foutre l’ambiance en live. Pickings mélodiques, leads envolés, growls caverneux, double pédale… Tous ces ingrédients nous ont tout de même permis de passer un bon moment avec le groupe, malgré leur relative timidité. Après, les morceaux peuvent sembler efficaces sur scène mais rien de totalement fou à déclarer.

IMG_20180224_160536

 

Je décidais d’enchaîner avec EREB ALTOR même si je n’apprécie pas leur musique sur CD. Et bien, le live ne me permit pas d’aimer plus que ça. Aucun problème de son, au contraire, mais la magie n’y était pas, n’accrochant pas du tout les morceaux. Je décidais donc de partir bien avant la fin du concert afin de prendre l’air frais et manger un morceau. Quelques stands s’étalaient non loin du bar, proposant de la nourriture médiévale. Je jetais alors mon dévolu sur une excellente soupe aux poireaux et aux carottes, afin de finir sur une délicieuse dinde à l’hypocras. L’ambiance était au beau fixe entre les stands,à l’heure où la nuit tombait. J’eus même l’occasion de discuter avec un hollandais !

IMG_7227

 

IMG_7233

 

Il était maintenant temps d’aller voir ANGANTYR, bière à la main et bien posé au premier rang afin de profiter au mieux du trio de blackeux que compose le groupe. Ambiance Black Metal oblige, c’est surtout en remuant violemment la tête que l’on accompagnera les riffs sales des danois, tout comme le seront leurs visages, entièrement recouverts de peinture noire et blanche. Une bien belle surprise que ce groupe, qui jouera finalement au-delà de leur temps de set (mais on s’en fichait tant on était bien à les voir enchaîner morceau bourrin après morceau bourrin !). Encore une formation dont il faudra que je me préoccupe d’aller écouter rapidement !

IMG_7323

 

IMG_7352

 

Choisissant de ne pas aller à FAUN afin de mieux profiter de l’ambiance surchauffée de l’extérieur, entre un bar très animé et un énorme feu de campement qui attirait moult rires et autres chants dans l’air de la nuit, ce concert fut le dernier de cette première journée. Il était ensuite temps de se reposer afin d’attaquer la deuxième journée demain.

De notre envoyé spécial, Aurélien Pennec

Partager cet article

Commentaires des internautes

Vous devez être connecté pour ajouter des commentaires

/// Contenu similaire

/// Interviews