/// Coal Chamber

La Laiterie, Strasbourg (13/06/2013)

Publié le 20/06/2013 par Dzo

S’il y a bien un groupe que je ne pensais jamais voir en concert, c’est bien Coal Chamber, ce groupe de Neo Metal américain que tous les Metalleux de ma génération se sont sans doute délecter de leur son simple et unique lors de leur crise d’adolescence.

Alors quand j’ai vu par hasard que le groupe, qui s’est reformé il y a peu de temps, était en tournée et accessoirement, passait par La Laiterie de Strasbourg, c’est toute une période qui me revient à l’esprit, lorsque la crinière n’était même pas aux oreilles et que les albums de Marilyn Manson et Fear Factory étaient les résidents principaux de ma chaîne hifi. Je dis par hasard, car pour un groupe de cette envergure, très peu de promo a été faite pour cette date.

Pour ceux qui ont loupé un épisode, Coal Chamber, après quatre albums et un succès assez fulgurant, avait fini par se séparer au courant de l’année 2003. Peu de temps après, le frontman Dez Fafara lançait son nouveau groupe, Devildriver. Dur de s’imagine que dix ans après, Coal Chamber se reformerait pour une session Remember! Un nouvel album de prévu pour bientôt? Limite, on s’en tape le coquillard, si moi et d’autres nostalgiques sommes présents ce soir, c’est pour se remémorer les notes d’albums phares comme l’opus éponyme et Dark Days.

Pour une fois, nous arrivons en avance à Strasbourg, et c’est dans une salle cruellement vide que débutent les parisiens de Checkmate vers 20h30, couvrant la première partie des ricains pour les dates françaises. Dès les premières notes, le Metalcore peu original du combo ne me branchera absolument pas. Retour rapidement à la buvette pour prendre son mal en patience en attendant Coal Chamber.

21h30, l’heure de monter dans la Delorean de Doc et de remonter dix ans en arrière. Pas de fioritures sur scène (pas même un camion de glaces), si ce n’est le logo brandi en fond et une batterie dépouillée légèrement surélevée. Après une petite intro, le coup d’envoi est lancé, le quatuor gagne un à un la scène, sous les acclamations d’une fosse bien plus remplie et visiblement très excitée à l'idée de retourner à l'âge d'or du duvet au menton.

Pour le come back, le combo mené par l’emblématique Dez Farara va piocher dans le simple et l’efficace. D’entrée de jeu, c’est sur la mythique ‘Loco’ que démarre le set du groupe, ce qui m’embrigadera rapidement dans un lâché de cheveux, pendant qu’autour de moi s’affèrent pogo et slams. La foule a pour la plupart la trentaine, comme pour se reprojeter dans le passé d’une période déchue.

La température monte rapidement, d’autant que Coal Chamber enchaîne avec des hits comme ‘Fiend’, ‘Something Told Me’ et ‘Clock’. Quel bonheur! Certes, le groupe n’a plus le look si extravaguant de l’époque; Dez Fafara a les cheveux longs et a prit un peu de gras mais arbore toujours une énergie intacte malgré ses 47 ans. La bassiste blonde n’est plus, remplacée par une nouvelle qui fera bien tourner des têtes avec sa tenue sexy, son lancé de cheveux et sa manière sensuelle de se trémousser. Quant au batteur, voilà un curieux personnage, assez psychotique sur les bords, il faut bien l’avouer, avec ses mimiques dérangeantes et sa façon de bouger presque robotisée. La moitié du cachet du groupe partira sans doute dans l’investissement de
baguettes de ce dernier, qu’il ne cessera de lancer un peu partout durant tout le concert.

Niveau du son, il était assez fidèlement retranscrit, malgré qu’il manquait un peu d’impact par moment, mais rien de dramatique. Sur ‘Rowboat’, Papi Dez débarquera sur scène armé de son mégaphone pour vociférer les paroles de ce morceau culte. Là aussi, ça tabasse sec dans la fosse sur les relances, la foule s’en donne à cœur joie.

La bonne ambiance règne toujours dans la salle et monte d’un cran supplémentaire lorsque l’énorme ‘Drove’ et ‘Dark Days’ seront jouées. Le quatuor finira sur ‘Sway’ du premier album au bout d’une heure de show, montre en main, pas une minute de plus. Quelle déception que le groupe n’ai pas livré une prestation plus longue mais bon, le pari est plutôt réussi, même si la salle, qui s’était bien renflouée depuis le début de soirée, était tout de même loin d’être blindée, d’autant que les gradins étaient fermés.

Si l’envie vous venait, le merchandising du groupe comptait des tshirts de la tournée et une peau de batterie dédicacée par l’ensemble des membres, pour la modique somme de 75 euros. La soirée se terminera autour du batteur déjanté, qui prendra la pose avec des fans avec sa main ensanglantée. Pour conclure, une bien bonne soirée, avec un concert qui m'a plu de bout en bout. Du coup, pour continuer cette session Remember, j’ai ressorti tout mes vieux cd de Korn & Co. Blâmez-moi, j’assume!

 

Setlist (incomplète):

Loco
Big Truck
Fiend
Rowboat
Something Told Me
Clock
Drove
Dark Days
I
No Home
Sway

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