/// Cough, Grime, Bitterness Exhumed

Halle 14, Karlsrhue (DE) (30/04/2013)

Publié le 04/05/2013 par Dzo

Bien que je fusse parti pour une soirée canapé, c’est au dernier moment que je me décide à bouger avec mes deux acolytes en Allemagne à Karlsruhe pour assister au concert de Cough. Le nom de la salle est inconnue au bataillon, ça sera donc une soirée placée sous le signe de la découverte, car je ne connais que très peu Cough, et pas du tout ce qui va ouvrir les hostilités avant, le style proposé n’étant pas celui auquel j’assiste le plus en concert.

Après une bonne heure et demie de route, nous arrivons dans le quartier où se trouve la salle, enfin si on en croit le GPS. Quelques vestes à patch et tignasses arborent les environs, nous ne sommes donc pas bien loin. Pourtant, une fois arrivé devant la dites salle, on ne sait pas trop si c’est vraiment l’emplacement où va se dérouler la soirée ou si c’est une vieille métallerie. Après quelques pas hésitants, nous sommes bien au bon endroit, et passé la porte, c’est dans une petite salle aux allures seventies, plutôt intimiste que nous découvrons. Une sorte de papier type feuille d’or arbore le plafond, accompagné de boules à facettes, le tout dans une atmosphère qui sent la weed à plein nez. Une salle fumeur tient, ça fait longtemps que je n’en avais plus vu. Au bar, on sert des canettes en verre, pour franchement pas cher comparé à d’autres endroits dans l’hexagone. Des vieux canapés sont positionnés dans divers coins de la salle, ce qui donne une allure de vieux garage aménagé en salle de répète. N’imaginez pas non plus le local des dingos d’Hélène et les garçons, mais ça a son charme! Deux stands de merchandising sont également présents, avec quelques pièces assez intéressantes à la clé, notamment en matière de vinyles.

Maintenant que le décor est planté, place à Bitterness Exhumed qui investit la scène en premier. Le style du groupe est difficile à définir, c’est un brassage de plusieurs genres en un, entre la voix du chanteur assez core, les gros passages de grattes bien lourds divaguants entre riffs limites HxC et d’autres clairement plus Death, soutenus par une batterie délivrant des rythmiques lentes ou ponctuellement mid-tempo. Le groupe offrira une prestation assez courte (quatre ou cinq morceaux si je me rappelle bien), plutôt sympa pour rentrer dans l’ambiance de la soirée, mais ce n’est pas vraiment le type de son que j’écouterai chez moi, le chant n’étant pas ce que j‘affectionne particulièrement.

Place ensuite à Grime, une formation italienne qui suit Cough en tournée. Avec ce groupe, l’ambiance s’assombrit tandis que la petite salle se remplit progressivement. Place à un Sludge aux allures pachydermiques, où la voix éraillée du chanteur résonne encore dans ma cage thoracique. Malgré un groupe au stade embryonnaire (car existant seulement depuis trois ans) on sent une bonne maturité dans leurs compos, même si une certaine redondance à tendance à s’installer au fur et à mesure que le concert défile. Une prestation plus que correcte qui a eu l’air de faire l’unanimité dans le public. De mon côté, si la partie instrumentale m’avait assez séduit, la voix trop criarde à mon goût finira quand même par me taper sur le système.

Après avoir écumé les salles finlandaises et suédoises pour la tournée de leur dernier split Reflection Of The Negative sorti il y a un peu moins d’un mois, c’est au tour de Cough de jouer leurs rythmiques lourdes endiablées. Très rapidement, le décor est posé, l’ambiance procurée par le quatuor américain est ultra lourde, pesante et enivrante à la fois.

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Leur musique est ponctuée d’influences seventies qui donnent un cachet non négligeable aux morceaux, le mélange entre ce type d’ambiance et ces rythmiques Stoner / Doom écrasantes en font un très bon produit fini, efficace sur scène, qui fait qu’on rentre rapidement dans le jeu. Les têtes bougent doucement dans la foule, embrigadées par les riffs lents et le chant torturé du bassiste. L’un des guitaristes chante également en voix claire par moment, ce qui accentue encore plus cette ambiance vintage que j’évoquais plus haut. Les morceaux sont longs et hypnotiques, il n’y a juste qu’à se laisser divaguer dans cette atmosphère idéale pour une messe noire. Comme Grime, chaque coup de corde infligé à la basse fait vibrer les os du corps, m’étant positionné à côté de la sono, une séance chez l’ostéopathe s’imposera sûrement le lendemain pour remettre tout ça en place. Après une heure de prestation (je ne sais plus exactement), le groupe quittera discrètement la scène, sous les acclamations d’un public visiblement convaincu et conqui.

C’est en réécoutant un album chez moi que je me rends compte que j’ai vraiment aimé ce concert, le seul regret étant de ne pas connaître plus le groupe avant d’être allé les voir.

Le bilan de la soirée est donc très positif, l’entrée pas chère (8 euros), une bonne ambiance et le portefeuille pas trop dépouillé, tous les ingrédients pour garder de bons souvenirs.

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