/// Diocletian + Venenum + Nuclear Magick + Goatvermin

Le Molodoï, Strasbourg (26/05/2012)

Publié le 01/06/2012 par Dzo

Une fois de plus, nous voilà sur la route, direction Le Molodoï à Strasbourg pour la troisième soirée organisée par l’assoc’ Destroyers Of Light. La ponctualité n’étant pas notre point fort, nous arrivons trop tard pour assister au passage de Goatvermin, qui ouvrait les hostilités de cette soirée.

Le temps de passer au bar chercher une bière (avec un choix entre Leffe ou Pills cette fois-ci) et de se positionner devant la scène, que les teutons de Nuclear Magick sont déjà entrain de peaufiner les réglages de leurs instruments. Le visuel du chanteur/bassiste et d’un des deux gratteux style Agathon de Gloomy Grim (comprenez un genre de tenue de moine) me laisse perplexe, voir un peu moqueur.

Mais cette appréhension va s’avérer de courte durée, car dès les premiers riffs, Nuclear me fou littéralement sur le cul. Un son gras au possible, des riffs lents, ultra lourds et occultes, et une aura non dissimulée qui jongle entre Beherit et Archgoat me feront vraiment prendre mon pied.

Quelle claque! Ça faisait longtemps qu’un groupe ne m’avait pas foutu une telle raclée en concert. La formation restera assez statique mais les morceaux sont tellement prenants qu’au final, on s’en fiche. Ce mélange savant entre Black, Death et passages Doom est vraiment efficace et prends aux tripes. Avec tout ça, on ne soupçonne presque pas le stade embryonnaire du groupe, car existant depuis deux ans à peine.

Après cette défloration, Venenum a intérêt à assurer, car Nuclear Magick a mis la barre haute, et à laissé flotter une odeur de putréfaction dans la salle, tant leur son était malsain. Mais les compères allemands ne vont pas décevoir et au contraire, livrer à leur tour un concert impitoyable, au son très propre et appréciable.

Riffs stridents et voix death d’outre tombe, Venenum a littéralement passé le karcher dans la salle. Malgré le jeune âge du groupe, l’essence même de leur Death sombre et occulte aura mis tout le monde d’accord, au vu des nombreux headbangs dans la fosse. La deuxième claque de la soirée.

Il ne reste pas grand monde dans la salle pour accueillir la tête d’affiche, à savoir les néo-zélandais de Diocletian, mais rassurez-vous, cela n’entamera pas le moral du groupe. Après avoir vomi leur haine au ‘Deathkult Open Air’ quelques jours auparavant, le quatuor est en forme et n’a pas l’intention de faire la moindre concession ce soir pour leur unique date en France.

La formation se ramène sur scène; les deux gratteux, plantés de chaque côté du charismatique chanteur/bassiste, sont vêtus de capuches et de bracelets à clous, de manière quasi similaire. Là aussi, un show propre et sans accroc (si on ne comptabilise pas la faciale de bière que s’est prit le frontman), très pro, avec un batteur absolument impitoyable jouant à une vitesse qui dépasse l’entendement, classant le ‘Panzer Division Marduk’ obsolète en matière de rapidité.

Non seulement ce cochon est bougrement rapide, mais il est également terriblement précis. Ce qui est d’ailleurs le cas pour tous les membres du groupe, qui ne laissent paraître aucune approximation dans la maîtrise de leurs instruments. Tout ça avec un son relativement bon, une fois de plus.

Malgré tout, j’ai trouvé le concert de Diocletian tout de même assez répétitif et barbant à la longue. Beaucoup moins subjugué que les deux précédents groupes, mais une prestation de qualité, avec une énergie et une haine non dissimulable qui se sentira dans la voix atypique du chanteur.

Comme pas mal de personnes qui ont assistés à leur show, je repars avec le vinyle numéroté de Nuclear Magick (de justesse, c’était le dernier!) avec le sentiment d’avoir assister à une soirée bien foutue, malgré le manque d’affluence par rapport aux deux précédents concerts.

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