/// DYING FETUS - PSYCROPTIC - BEYONG CREATION - DISENTOMB

Noumatrouff ( Mulhouse ) (16/11/2017)

Publié le 19/11/2017 par olivier no limit

Par cette froide soirée de novembre, une seule façon de se réchauffer : se retrouver au Noumatrouff, à Mulhouse, pour assister au mini festival de death brutal et technique proposé par l’association HEADBANG. Une fois de plus nous arrivons en retard et c’est bien dommage car on m’a dit le plus grand bien du groupe DISENTOM originaire d’Australie qui donne dans le death brutal et que pour l’occasion je ne verrai pas. De plus j’assiste aux tout derniers morceaux de BEYOND CREATION, combo Canadien qui officie dans un death hautement progressif, ce qui confère à sa musique une certaine classe et une finesse d’exécution.Ce soir, ce n’est pas la foule des grands jours, par contre le public est chauffé à blanc entre excités « de toujours » qui pogotent à fond la caisse et musiciens de la scène Alsacienne venus voir leurs « grand frères « en action.

 

 

Arrivent PSYCROPTIC et de suite on rentre dans leur jeu. Ce groupe de death technique Australien envoie du lourd, emmené par un chanteur charismatique Lochlan Watt.  Entre rythmiques qui vous font « headbanger », growl puissant, groove et parties de guitares rapides et complexes pas le temps de s’ennuyer. Ils tournent depuis longtemps et cela se sent dans la cohérence et la force d’impact qu’ils dégagent. Un très bon groupe.

 

Je vais me coller à la scène en attendant que les rois de la fête arrivent.

Sur les planches pas de chichis, juste deux paravents noir sur lesquels sont marqués le titre de leur dernier album « Wrong One to Fuck With », avec au milieu la batterie. Et ils arrivent, simplement, sans parler et jouent de suite. On aura le droit à « From Womb to Waste », suivi de « Fixated on Devastation » (tiré du dernier album), « Grotesque Impalement » tiré de l’ EP du même nom, « induce terror », « Your Treachery Will Die With You », « One Shot, One Kill» , « subjected to a beating », « Invert the idol », « Seething with disdain », « In the trenches », « Wrong One to Fuck With”, “ praise the lord”. Bref cela ratisse large.

 

John Gallagher et Sean Beasley se partagent le chant quand l’un joue technique l’autre éructe ou poussent leurs gosier de concert, pendant que Trey Williams tape sur ses futs comme si sa vie en dépendait. La basse gronde, groove, arrache ; quant à la guitare c’est un vrai florilège de genres mis au service de riffs en folie, de rythmes hors norme ! Rapides, que dis-je, ultra nerveux ou médium. Technicité et surtout maitrise absolu. Là c’est du grand art, un peu comme un concert de jazz mais version extrême !John pousse le public à entamer moult circle pit et la fête est aussi bien sur les planches que dans la fosse.

 

Une folie qui fait du bien par où elle passe. Ce que j’ai apprécié c’est que leur metal urbain aurait pu être froid de par sa grande maitrise instrumentale et sa violence, seulement au bout de trois, quatre morceaux je suis rentré dans une transe de plaisir, car leur musique dégage une tension mais aussi une émotion que seuls les grands savent dispenser. Dans des comme cela, la musique ne s’écoute plus mais elle se vit ! Ce fut le cas ce soir. Leur set se termine, pas de chichis, ils n’en ont pas besoin ils s’en vont comme ils sont venus tout en remerciant chaleureusement le public. Pour moi ce concert restera marqué dans mon occiput très longtemps ! Un grand moment.

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