/// Elm Street + Warbringer + Iced Earth

Trabendo, Paris (15/01/2014)

Publié le 16/01/2014 par Mindkiller

Quoi de mieux pour commencer l'année qu'un petit concert des familles ? Bon, OK, officiellement ça fait deux semaines qu'elle a commencé, mais bon, ça reste tout de même un début d'année. Et puis, Iced Earth étant un de mes groupes fétiches, je me devais d'aller les voir en concert vu que j'ai loupé chacun de leurs passages français depuis leurs dates en co-headlining avec Saxon ! Juste pour vous dire à quel point j'attendais ce concert : mes billets étaient achetés depuis la sortie du coffret Live In Ancient Kourion... soit à peu près avril 2013, autant dire que ça fait un petit moment.

Me voilà donc arrivé avec un groupe d'amis (dont la plupart ne connaissent rien aux groupes qui jouent ce soir, hormis Iced Earth) devant un Trabendo relativement désert. Vu l'engouement suscité pour Warbringer autant que pour la tête d'affiche, je suis plutôt étonné de voir la file d'attente aussi vide. Bon, ok, il est 17h45 et l'ouverture des portes se fait à 19h... Une petite heure à attendre, mais comme la température n'est pas trop froide et que nous sommes abrités de la pluie, ça ne pose pas trop de soucis. 19h la salle ouvre. Je suis alors étonné par celle ci. Première fois que j'y mets les pieds, je m'attendais à une salle nettement plus grande. Tant mieux, la cohésion avec les groupes et le public n'en sera que plus forte. Une petite demi heure d'attente et voilà alors le premier groupe de la soirée. Il faut dire que j'étais curieux de connaitre ce groupe sur scène, car leur vidéo ne m'avait laissé qu'une demi bonne impression. Pour un groupe revival heavy 80's, ils sonnaient trop gras et trop lourd pour moi. Me voilà rassuré. Le groupe fait du bon vieux speed heavy des familles. Et aux premières notes je m'attends à voir une foule pogoter joyeusement. Mais non... La foule est très (trop) calme ce soir. Après plusieurs appels aux circle pits et autres pogo de la part du chanteur du groupe, la foule reste là, curieuse, à headbanger seulement pour les plus furieux d'entre nous. Étant venu en spectateur, et surtout ayant fortement envie de me faire plaisir, je regrette cette ambiance un peu morne... Jusqu'à ce qu'un joyeux luron vienne vers moi et me dise : "FAUT LANCER LES POGOOOOOOS" avant de se jeter joyeusement sur moi. Voilà, les hostilités étaient lancées, et ce pour 3 heures de show !

Les gars d'Elm Street s'en sortent vraiment bien et bénéficient d'un son vraiment très bon pour une première partie. Ils ont la fougue de la jeunesse, le style et la hargne. Seul défaut : soli à rallonge et, parfois, pas forcément très heureux. Ne vous méprenez pas, ces gars là savent jouer, mais les orchestrations de ces soli ne sont pas toujours les mieux venues. Et si quelques soucis de calage peuvent survenir le groupe sait reprendre pied assez vite et ne pas se laisser submerger par des erreurs, ce qui est plutôt positif. Par contre, impossible pour moi de vous citer des titres... Je découvre ce groupe et mis à part le titre de clôture du set (Elm Street Children, très bon par ailleurs) je ne serais pas foutu de vous en donner d'autres. Mais ça reste dans la veine de groupe à la Enforcer avec cependant un son un peu moins propre et lisse. Bonne surprise donc.
Une petite demi heure de pause arrive (autant que le set d'Elm Street) avant que Warbringer n'arrive sur scène. Là encore, mis à part quelques titres que j'avais entendu ça et là de la part d'amis, je ne connaissais pas vraiment le combo. J'avais juste très peur, car leur dernier album sonne très moderne avec des accents de thrash mélodique qui ne me plaisaient pas du tout. Encore une fois, c'est une belle surprise que je vais prendre... Enfin surprise... je dirais plutôt une baffe. Ce groupe transpire ce que le thrash des bas fonds était ! Comme si nous étions partis trente ans en arrière à l'époque ou Metallica faisait VRAIMENT du thrash, à l'époque ou Vio-Lence existait encore et ou la Californie était le berceau d'un genre de metal extrême qui allait être le fleuron de la Bay Area ! Et puis cette maitrise, ces jeux de scènes ! Le chanteur (sorte de quasi sosie de Mitch Harris en presque plus bedonnant) est vraiment habité par son chant et harangue la foule autant qu'il le peut. Ce qui va entraîner une déferlante de mosh pits.... alors que le chanteur réclame pas mal de Circle Pits (oui, le public parisien me fera toujours rire dans ces moments là - humour). Cependant même si la température à augmenté de quelques 20 degrés dans la salle, et si les pogos sont passés d'une demi douzaine de personnes à une quinzaine, l'ambiance dans le public peine à décoller. Bien que captivé le public ne communique que très peu son enthousiasme pendant les chansons, ne cherche pas à donner au groupe. Il ne manquerait plus que des sièges en fait pour que les gens s'asseyent en attendant la fin des morceaux. Ça en devient presque frustrant tant les deux groupes de premières parties sont de bonne facture et cherchent vraiment à jouer avec le public.. Mais Warbringer a cette aura qui finira par faire un peu plus décoller le tout. Leur metal sent bon la bière, l'underground et les concerts dans les clubs du début / milieu des années 80. Et il donne à ceux qui, comme moi, n'ont pas eu la chance de connaitre l'émergence des groupes de metal extrême. Du moins c'est l'impression qui a été ressentie par plusieurs personnes dans la salle. Un show qui aura fait gagner plusieurs adeptes aux groupes tant la prestation a été vraiment bien exécutée ! A revoir donc très vite et en tête d'affiche si possible.

Après un intermède musical aux choix discutables pour un concert de speed / thrash (Big City Night de Scorpions a été le moment le plus risible), arrive les roadies d'Iced Earth qui fait que la foule s'impatiente de plus en plus. Sans surprise le groupe ouvre sur le titre Plagues of Babylon de l'album du même nom sorti quelques jours auparavant en Europe. D'ailleurs, si ce titre ouvre très bien l'album et rend bien avec les arrangements studio, il prend une dimension encore plus lourde sur scène. Et puis quelle présence pour les deux gaillards, face publique du groupe, que sont Jon Schaffer et Stu Block. Schaffer qui dégage un charisme impressionnant pour un homme qui bouge très peu sur scène (soucis de dos oblige) et Stu Block est impressionnant de sympathie juste à le voir communiquer toujours avec un sourire (bon, ok, un sourire charmeur, et ce n'est pas les filles présentent ce soir là qui vont me contredire). Seul hic : le mix du son. Si les guitares, la batterie et la basse auront un mix très très bon, il en sera un peu différent pour la voix. Par moment nous avons même l'impression que la voix de Stu ne parvient même pas à franchir le mur de basse que nous impose le groupe. Ce qui est dommage, en particulier pour les titres du nouvel album qui méritent d'être défendus (pas qu'ils soient mauvais, mais c'était la première fois qu'on pouvait les entendre sur scène). Le show restera à la rigueur rythmique de Schaffer : impeccable. On regrettrera peut être l'absence de titres comme I Died For You, mais bon, les albums The Dark Saga et Something Wicked This Way Comes sont très bien représentés avec Dark Saga, Blessing Are You (magnifique en live), A Question of Heaven (et on a senti le public communier avec le groupe sur ce titre, moi même, j'en avais la chair de poule et la larme à l'oeil) et enfin, Watching Over Me en rappel. Et quel rappel. Le groupe finit la chanson et le public qui se remet à chanter les paroles, à tel point que Schaffer finit par reprendre la guitare et relancer la machine, avec juste ce qu'il faut pour que l'on puisse à nouveau entendre le public chanter. Du grand art que ce rappel. Y seront aussi inclus les titres Dystopia dont la réputation live n'est plus à prouver (encore moins pour ceux possédant le CD / DVD Live In Ancient Kourion) et enfin, un petit bijou en la matière du titre Iced Earth. La part belle du set sera quand même faite à Plagues of Babylon qui représentera pas loin d'un quart du set (avec des titres comme Among The Living Dead ou If I Could See You entre autre). If I Could See You d'ailleurs, titre hommage au grand père d'un des membres du groupe sera la première ballade du show. Elle arrivera peut être même un peu trop tôt pour moi (4e titre du set). L'autre point négatif que je pourrais trouver aussi est le son de la guitare électrique en son clair du guitariste soliste qui était trop.... à la fois brillant et rond, comme si le son d'Iced Earth était résolument changé, à la limite du son d'un John Petrucci sur un titre comme Hollow Years de Dream Theater. Un son vraiment étonnant pour ce groupe.

Mais outre ces deux détails, c'est un show énorme auquel nous avons assisté. Un show qui prouve encore une fois que Stu Block était le meilleur choix pour remplacer Matthew Barlow. Un show qui nous prouve que Schaffer a encore de belles pièces à nous livrer et qu'Iced Earth sera encore là pour un très long moment. A très vite les gars !

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