/// EUROPEAN THOUGHT PATTERNS ( DEATH DTA / BODYFARM )

LA LAITERIE ( STRASBOURG) (15/04/2016)

Publié le 22/04/2016 par olivier no limit

Ce soir à LA LAITERIE : « EUROPEAN THOUGHT PATTERNS 2016 ». Pour rien au monde je n’aurai manqué cet événement.

Le légendaire groupe DEATH, fondateur du mouvement death metal, un de ceux qui allaient servir de détonateur aux musiques extrêmes, joue à Strasbourg.

Nommé pour l’occasion DEATH DTA, ils reprennent des morceaux de Chuck Schuldiner issus des albums Symbolic / Leprosy / Human / Spiritual Healing et en rappel certains morceaux de Scream Bloody Gore.

Le line-up de cette tournée est constitué de Steve di Giorgio (Death, Testament, Sadus), Gene Hoglan (Death, Testament, Dark Angel), Bobby Koelble (Death) et Max Phelps (Exist, Ex-Cynic Live).

Une partie des bénéfices de la tournée sert à aider la famille de Chuck, membre fondateur du groupe décédé en 2001 d’un cancer, afin rembourser les frais médicaux qui avaient été engagés pour tenter de le sauver.

20h00.

Je retrouve quelques habitués du premier rang, fais la connaissance du photographe d’un autre webzine. Toujours un bon moment, l’impression d’être chez moi.

C’est le groupe Batave BODYFARM qui débute les hostilités sonores.

C’est pas mal, dense, sans fioritures, carré et rentre dedans; le front man joue bien son rôle, il cherche la foule, essaye de faire monter la tension; un death classique, old school et efficace qui peu à peu réussi à chauffer honorablement la salle; faut dire ils en sont à leur 3me album et on sent du métier.

Entracte, tension, la salle se remplie.

 

 Arrivent les rois du bal.

 

Cette légende du death !

Et c’est parti !

Le bassiste qui fait le lien avec le public, qui parle beaucoup de ce que le groupe ressent à être ici; le guitariste /chanteur qui lui parle peu (peut-être timide) mais qui assure la place de Chuck, et qui s'en sort plutôt bien, ce qui n'est pas évident vu le le gouffre laissé par la disparition du leader jamais oublié. L’autre guitariste assez discret et le batteur dont la frappe soulève une sacrée intensité musicale.

Et puis la musique explose et défilent : « the philosopher », « leprosy », « left to die », « living monstrosity », « suicide machine », « operative imagination », « trapped in a corner », « lack of comp », « spiritual healing », “Within the Mind”, “Flattening of Emotions”, “destiny”, “symbolic”, “zero tolerance”, “bite the pain”, “spirit crusher”, et en rappel : “Zombie Ritual”, “Baptized in Blood”, “crystal mountain”, pull the plug”.

Le fait de puiser des titres des albums suivants permet de se rendre compte du génie créatif de Chuck; et ce soir là, son death se présente sous tous ses aspects: violent, progressif, plus heavy, voire plus thrahsy selon les époques abordées; faut dire, ils nous gâtent car ils vont jouer pendant deux heures et le public en demande et en redemande.

Ça popote, slam, les deux doigts levés, tous à l'unisson.

Une fois de plus je viens de me payer un bon concert.

Une soirée vraiment privilégiée pour tout fan de death. Perso, je n'étais pas un grand connaisseur de ce groupe, mais là j'ai pris la mesure de ce que fut ce groupe: un novateur unique en son genre car doué d'un sens artistique à fleur d'âme.

Un grand moment!

Partager cet article

Commentaires des internautes

Vous devez être connecté pour ajouter des commentaires

/// Contenu similaire

/// Interviews