/// Fear Factory, Devin Townsend Project

La Laiterie, Strasbourg (29/10/2012)

Publié le 30/10/2012 par Dzo

Arrivé à la salle vers 19h45, j'apprends sur le tas que le groupe qui devait ouvrir les hostilités de la soirée ne jouera finalement pas. C'est donc avec Devin Townsend Project que l'on va directement s'échauffer avant Fear Factory. Pour un Lundi soir, La Laiterie est bien remplie, logique car cela fait un moment que l'usine de la peur n'est pas passée dans le coin, manquer cette date aurait était un blasphème!

Je suis un gros fan de Strapping Young Lad, mais j'avoue avoir plus de mal avec son projet devenu désormais le principal. Mais on ne voit pas tous les jours Mister Devin sur les planches aussi près de chez nous, c'est donc sans aucun apriori que je me place dans la salle pour assister au show des canadiens.

C'est un Devin très en forme au crâne aussi lustré qu'une boule de billard que nous retrouvons. Le son est globalement bon, et le chant de ce dernier absolument impeccable, que ce soit dans les tons clairs ou plus criés. Ce mec a une justesse impressionnante, on ne voit pas ça tous les jours. Pour l'occasion, un écran géant est dressé en arrière plan de la scène, faisant défiler les clips du groupe et autres images psychédéliques.

Côté setlist, je ne connais que quelques chansons, mais par chance elles ont été jouées, comme 'Vampira', l'excellente 'Juular' ou l'étonnante 'Lucky Animals' du dernier album.

Tout ne m'a pas plu, mais l'univers décalé de Devin Townsend fait quand même son petit effet. J'avoue que j'attendais qu'il interprète une piste de Strapping Young Lad à la fin, mais non, dommage, je suis sur qu'une bonne partie du public en attendait autant...

ddp

 

Voilà maintenant le moment tant attendu par tout le monde, dont moi qui malgré depuis les années que je suis le groupe, ne les ai encore jamais vu en concert. Malgré sa discographie en dent de scie, Fear Factory reste une formation culte qui a bercé ma jeunesse metallistique; encore aujourd'hui j'affectionne toujours autant ce groupe. Et visiblement je ne suis pas le seul comme en témoigne le monde présent à La Laiterie ce soir.

Je me place en hauteur sur les gradins pour ne pas louper une miette de ce concert que j'attendais tant. Après quelques minutes de patience, les lumières se tamisent, le rideau s'ouvre tandis que l'intro de la chanson éponyme du nouvel album retentit. Ce sont d'abord les nouvelles recrues qui gagnent la scène, à savoir Matt DeVries et Mike Heller; puis le duo originel gros Dino / Burton arrive sous les acclamations d'un public visiblement bien motivé.

Quelques poignées de mains ici et là, et c'est parti pour un peu plus d'une heure de show avec une setlist plutôt bandante. Le son de la salle n'est pas mauvais, Mike Heller défend bien sa place derrière les fûts en arborant le jeu atypique de Fear Factory avec aisance, même si j'aurai préféré voir Gene Hoglan.

Les morceaux sont fidèlement interprétés, disons côté instrument il n'y a rien à reprocher, c'est plutôt du côté du chant qu'il faut marcher sur des oeufs. En effet, Burton C. Bell avec sa voix éteinte, arbore toujours le principal défaut de FF en concert, et massacre les passages voies claires des morceaux, 'Shock' ou 'Lichpin' en sont les parfaits exemples. Perso avec tout ce que j'avais déjà lu et entendu, je m'attendais à pire, ça ne m'a pas empêché d'apprécier pleinement le concert.

Côté setlist, on aura le droit aux trois premiers morceaux de 'The Industrialist' (pas plus, comme si le groupe avait conscience que le reste est mauvais?), 'Shock' suivi de l'excellente 'Edgecrusher', 'Fear Campaign', unique morceau représenté de l'excellent 'Mechanize', pas forcément la meilleure de l'album, dommage.

Le concert défile, et je m'inquiète de ne voir défiler aucun morceau de 'Demanufacture', qui est pourtant le meilleur opus du groupe, bizarre...
Après un petit topo de C. Bell dont je n'ai pas capté la moitié, le groupe revient sur l'époque 'Soul Of A New Machine', ce qui a dû ravir les fans de la toute première heure de FF. Le groupe y jouera notamment 'Martyr', 'Scapegoat' et 'Self Immolation'. Je ne pensais pas qu'ils interpréteraient ces ziks, une bonne surprise.

Après ce rafraichissement des mémoires, Burton annonce la couleur avec l'énorme 'Demanufacture', enfin nous y voilà! Putain, ce morceau est toujours aussi bon, prenant et puissant, et n'a pas vieilli pour un sou. Et le groupe va faire un cadeau majestueux pour tous les fans de cette période en enchainant avec 'Self Bias Resistor', l'énorme 'Zero Signal' et la mythique 'Replica', histoire de finir le show en apothéose, et de se briser les vertèbres sur le refrain que tout le monde connaît par cœur. Pendant les quatre chansons, la fosse va se transformer en chant de bataille, entre headbang, pogo et circle pit, pour le plus grand bonheur des californiens.

Au final, même si mes craintes sur le chant étaient avérées, Fear Factory a tout de même livré une très bonne prestation. Par contre, aucun morceau des albums 'Archetype' et 'Transgression' présents sur la setlist de ce soir, serait-ce pour ne pas toucher l'égo de Dino Cazares, qui n'était à l'époque plus dans le groupe? Dommage car un 'Slave Labor' ou 'Drones' m'aurait comblé. Mais avec les quatre derniers morceaux de 'Demanufacture' qui m'empêchent encore aujourd'hui de tourner la tête, on ne va pas leur en vouloir! Excellente soirée!

Setlist:

The Industrialist
Recharger
Shock
Edgecrusher
Fear Campaign
Acres Of Skin
Lichpin
New Messiah
Martyr
Scapegoat
Self Immolation
Demanufacture
Self Bias Resistor
Zero Signal
Replica

Partager cet article

Commentaires des internautes

Vous devez être connecté pour ajouter des commentaires

/// Contenu similaire

/// Interviews