/// Full Of Hate 2012 - Cannibal Corpse, Behemoth, Legion Of The Damned, Misery Index, Suicidal Angels

Z7, Pratteln (CH) (15/02/2012)

Publié le 20/02/2012 par Dzo

En cette mi-Février bien froide, direction la Suisse pour une soirée Metal qui aura, une fois de plus, commencée bien tôt, puisque le premier groupe commence à jouer dès 18h. Après un contre temps qui m’aura coûté de voir Suicidals Angels et surtout Misery Index, j’arrive tout juste à assister à la fin du show de Legion Of The Damned. Pas grand-chose à dire sur leur prestation, c’est sympa, mais ça saoule quand même vite, surtout que toutes leurs compos se ressemblent vraiment trop. Toujours la même rythmique, les mêmes notes. Voir le concert entier m’aurait vite ennuyé. Fin bref, un petit amuse bouche avant Behemoth.

Du coup, la soirée est déjà bien entamée, et beaucoup de monde attend de pied ferme les polonais pour leur come back après de longs mois d’absence. Tous les éléments de décor de scène habituels sont là; pieds de micros avec symboles ésotériques en fer forgé, éclairage tamisé et lumières rouges, ainsi que l’imposante batterie d’Inferno surélevée en second plan.

Ce dernier arrive en premier, saluant le public avec ses baguettes croisées en forme de croix inversée, puis le reste du boys band polonais débarque, toujours avec cette énergie et cette motivation sans faille.

C’est un Nergal amaigri que nous retrouvons, mais toujours avec cette rage de vaincre insatiable, comme si sa leucémie n’avait jamais existé.  Et on peut dire que pour leur retour, Behemoth frappe fort avec une setlist une fois de plus très percutante.  ‘Ov Fire Of The Void’, ‘Demigod’, ‘ConquerAll’, ‘Slaves Shall Serves’,  ‘At The Left Hand Ov God’, ‘Alas, Lord Is Upon Me’, mais aussi un peu plus vieux morceau de l’époque Black, ‘Moonspell Rites’, réadapté à la puissance actuelle de nos pollack préférés.

Orion est déchaîné sur les planches, mêlant headbang, backing vocals et tapage du poing sur sa basse. Seth arbore toujours sa gratte version caillebotis, tandis qu’Inferno place son jeu millimétré sans aucune fausse note. On n’aura pas eu le droit à notre petit solo de batterie qu’il exécute habituellement, mais le show est tellement riche que cela sera vite oublier. Quant à Nergal, comme je le disais plus haut, très énergique, malgré que sa voix était moins puissante qu’avant, mais vu les épreuves qu’il a traversé, on ne peut carrément pas lui en vouloir.

Petit rappel, le groupe quitte un moment la scène puis revient quelques instants plus tard, et balance la très entrainante ‘Chant For Eschaton 2000’ pour finir en beauté sur ‘Lucifer’, à la rythmique mid-tempo mortelle.

Excellente performance avec ce charisme scénique qui leur est si propre, environ une heure de show que je n’ai pas vu passer. Un peu chagriné par l’absence de ‘As Above, So Below’ à la setlist, mais ce n’est pas comme si je ne les avais jamais vu avant.

C’est désormais l’heure de sortir les rouleaux compresseurs. Cannibal Corpse débarque pour une énième fois en tête d’affiche. J’aurai plutôt vu Behemoth à leur place, mais après ce n’est que mon avis. Grosse acclamation pour les ricains et leur gros death dégueulasse devenu culte.

Que dire du show, je ne suis pas franchement fan du groupe, mais bon il faut reconnaître que ça déboîte quand même, et que le chanteur Corpsegrinder, à quarante piges passées et au cou énorme, procure toujours une énergie impressionnante avec ses infatigables headbang à la rythmique machine à laver et son chant growl dégueulasse que tout fan apprécie depuis des années.

Ils ont de la bouteille, mais paraissent insensibles au temps qui passe, quand on sait que les bestiaux tournent depuis plus de vingt ans, notamment le batteur, dans le groupe depuis le début.

Parmi la setlist, beaucoup de gros classiques ont défilé, pour ma part j’ai reconnu ‘I Will Kill You’, ‘I Cum Blood’, ‘Make Them Suffer’, et évidemment ‘Hammer Smashed Face’, qui finira par un gros bordel dans la fosse. Bordel que Fisher gros cou demandait au public de maintenir tout au long de leur prestation.

Le concert se déroule sans embûches ni surprises, et pour moi il devient vite long et redondant. Je me place plus en arrière de la salle en hauteur pour voir un peu mieux les performances du batteur, qui débite des notes par moment à des vitesses impressionnantes. Les gratteux resteront quant à eux immobiles de chaque côté de la scène, bougeant machinalement la tête tout en débitant riffs gras et solos.

Au final, une prestation qui aura duré plus d’une heure, et qui aura sans doute comblé les nombreux fans ayant fait le déplacement ce soir, qui se sont fait un plaisir de retourner la salle. Le Z7 était bien rempli, pour un soir de semaine, je dois dire que je l’ai rarement vu aussi blindé. Soirée sans surprise donc, mais bonne soirée quand même!

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