/// Hatefest 2011 - Azarath, Lost Dreams, Milking The Goatmachine, Marduk, Triptykon, Kataklysm

Z7 Pratteln, Suisse (05/12/2011)

Publié le 28/12/2011 par Dzo

Il est temps d’aller rejoindre la campagne suisse à Pratteln pour atteindre le Z7 et assister à cette édition du Hatefest 2011, avec à l’affiche, Azarath, Lost Dreams, Milking The Goatmachine, Marduk, Triptykon et Kataklysm. Une soirée qui réunit un mélange de genre très hétérogène, mais qui n’a pas ameuté grande foule en ce lundi soir. Vu le prix de l’entrée (41 euros en caisse), il y a de quoi en rebuter plus d’un.

La soirée a débutée vers les 17h30, si on travaille de journée, dur d’arriver à temps. C’est donc avec regret que je loupe Azarath qui ouvrait les hostilités de ce Hatefest. Entendre quelques morceaux de leur dernier album et apercevoir l’impitoyable Inferno (Behemoth) derrière les fûts ne m’auraient guère déplu, mais ils jouaient malheureusement trop tôt pour que je puisse assister à leur prestation.

Je loupe également le deuxième groupe Lost Dreams et arrive juste à temps pour voir Milking The Goatmachine, groupe allemand qui a fait pas mal parler de lui dernièrement, assez connu notamment grâce à leurs masques de chèvres qu’ils portent tous sur scène. La formation mêle du Brutal Death avec des passages Hardcore, voir carrément ‘gruik’ par moment.

Pas mon style de prédilection, mais le mélange passe plutôt bien pour s’échauffer, d’autant que les mecs ont la pêche. On y verra défiler un clown ou encore un roadie-loup venant chasser de la biquette sur scène, dans l’esprit léger et communicatif du groupe. A noter que le chanteur n’est autre que le batteur, prouesse plutôt éprouvante et difficile, dont on peut saluer la performance.

Place maintenant à Marduk. Autant ne pas le cacher, les revoir pour la Xème fois ne m’enchante pas des masses, mais bon puisqu’ils sont là.... Une fois les balances faites, le groupe, arborant leur classique corpse paint, arrive sur scène en mode grand méchant sur l’intro de ‘On Darkened Wings’, une vieille chanson d’un des tous premiers albums. Peu de monde dans la fosse, la plupart étant parti dehors prendre l’air ou tout simplement au bar.

La setlist démarre logiquement sur le morceau énoncé plus haut. D’entrée de jeu, le son est plutôt mauvais. Quelques secondes auront suffit à m’exploser les tympans avec la gratte de Morgan Håkansson ultra saturée et incompréhensible, tapissé par la batterie martiale débitant ses notes comme des rafales de balles. Malgré que j’apprécie ce morceau sur cd, ici, ça ne rend pas vraiment. On a juste le droit à une bouillie sonore plutôt indigeste.

D’une manière générale les morceaux du groupe sont déjà relativement répétitifs, mais avec ce son, ça n’arrange rien. Du coup, la plupart de la setlist s’avère méconnaissable. Marduk tourne depuis de nombreuses années à un rythme impressionnant, ce sont tous de bons musiciens, mais là, il n’y a vraiment pas de quoi casser trois pattes à un canard. Difficile de reconnaître si la formation joue ‘Azrael’ ou ‘World Funeral’, ce qui rend le concert interminable. Seule la chanson ‘Womb of Perishableness’, plus mid-tempo, m’aura agréablement surpris.

Quant au public, il semble peu réceptif aux assauts de Panzer lancés par les suédois, même si j’ai aperçu pas mal de t-shirt à l’effigie du groupe. Mortuus tentera tant bien que mal quelques approches avec le public, mais sans grand succès. Un show sans surprise donc, toujours aussi chiant.

Place maintenant à Triptykon! C’est pour eux que je suis venu ce soir, histoire de prendre ma revanche du PSOA, où le groupe avait dû jouer sur une petite scène moisie sous un chapiteau plutôt qu’en plein air, pour cause de problèmes techniques.

Triptykon joue à domicile ce soir, comme à la maison. Le groupe, mené par l’emblématique Tom G. Fisher, armé de son inséparable bonnet et de sa gratte déco H.R Gigers, va jongler entre compos du groupe et reprises de Celtic Frost, ancien groupe du leader.

Après avoir démarré le set par ‘Procreation’ (Celtic Frost), le groupe enchaîne sur l’excellente ‘Goetia’, alternant passages lourds et rythmes lents, hypnotiques, sonnant purement doom. Ils exécuteront ensuite ‘Circle Of The Tyrant’, qu’on ne présente plus. Monsieur bonnet porte toujours le même maquillage depuis vingt ans, à savoir des traits noirs verticaux sous les yeux, à la limite du kitch, mais ça fait parti du personnage.

Même si j’aime beaucoup ce groupe, il faut bien reconnaitre que Triptykon est la suite logique de ‘Monotheist’, dernier opus de Celtic Frost avant leur séparation, qui tendait vers un Dark/Doom teinté de passages Gothiques. A part un nouveau line-up (avec notamment une nana en poste de bassiste), il n’y a pas de grande nouveauté, même si le décor implanté est toujours aussi sombre et prenant.

Une setlist assez courte (sept titres) avec évidemment, quelques morceaux d’‘Eparistrera Daimones’. Malgré cette présence sur scène de courte durée, le quatuor suisse a su imposer sa lourde atmosphère ainsi que son aura subversive, afin de nous plonger dans un long voyage transcendant. Une excellente performance, malgré un public assez mou du genou.

Après une longue attente, les canadiens de Kataklysm débarquent sur scène. Le quatuor à la pêche et va rapidement le prouver. Dès les premiers riffs, la salle, un peu engourdie par l’atmosphère de Triptykon, se réveille pour suivre le groupe à travers son Death Metal bien lourd et efficace.

Le son est très bon, presque autant que si on écoutait une galette du groupe. Le batteur Max Duhamel, avec son jeu rapide, propre (un peu trop d’ailleurs…), sur efficace et impeccable, retourne littéralement la salle, soutenu par ces gros riffs et cette rythmique qui donne implicitement l’envie de bouger la tête.

Kataklysm est une machine bien rôdée qui a l’habitude du Z7 et des concerts, autant dire qu’ils n’ont plus rien à prouver. Et que l’on aime ou pas, il faut admettre que leur son envoi le bois, même si les riffs s’avèrent un peu redondant d’une zik à l’autre. Le chanteur est très communicatif avec le public, le groupe est là pour passer du bon temps avec leurs fans, à l’image du bassiste qui distribuera pas mal de binouzes entre chaque morceau. Une bière gratos, on ne crache pas dessus, surtout vu le prix de ces dernières au bar!

Les chevelus de la contrée des caribous exécuteront de bons morceaux tels que ‘As I Slither’, ‘The Vultures Are Watching’ de l’album ‘Prevail’, ‘Push The Venom’ et je suppose, la classique ‘Shadow And Dust ‘ en fin de concert.

Kataklysm c’est bien, mais ça tourne vite en rond, du coup la fin du concert aura eu raison de moi, préférant rentrer un peu plus tôt pour gagner quelques précieuses minutes de sommeil. En même temps, ils passent souvent ici et ce n’était pas une découverte live pour moi.

Pour conclure, un petit fest sympa mais sans grande surprise, et à mon goût trop diversifié dans les styles, stratégie agaçante pour ramener toujours plus de monde. Passer de Milking The Goatmachine à Marduk est vraiment déroutant, et pas vraiment dans le bon sens, m’enfin bon.

Mis à part Triptykon, les groupes de ce soir passent souvent dans le coin. Payer autant pour une soirée comme ça me paraît franchement excessif. Le Z7 est une bonne salle bien agréable, mais ce n’est pas très rock’n’roll pour les métalleux qui vont devoir faire des prêts si les prix continus de grimper autant.

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