/// HELLFEST 2015

Clisson (19/06/2015)

Publié le 30/06/2015 par Baptiste

Difficile à croire que le Hellfest fête déjà ses 10 ans.
Et difficile pour moi de croire que j’y mettais les pieds pour la première fois seulement…

Toujours une bonne raison, toujours une bonne excuse, pas cette année ! Enfin j’allais voir ce que valait le désormais 2èmeplus gros festival de France.

 

JOUR 1

Vie professionnelle oblige, mon weekend metal n’a pu commencer que le vendredi soir. Après les 3h de train de Paris et une petite marche pour m’amener jusqu’au lieu des festivités, je peux prendre mes quartiers dans le camping déjà plein à craquer.
C’est dégueulasse, bruyant et ça pue la pisse : l’endroit est fidèle à sa réputation.
Pas vraiment le temps de faire le tour, juste de planter ma tente et de courir pour attraper à temps les derniers concerts du jour !

Au programme du soir, deux pointures de deux époques bien différentes avec JUDAS PRIEST et SLIPKNOT.
La queue à l’entrée et le temps d’arriver aux mainstages m’ont fait raté l’essentiel des britanniques. D’un concert dont j’entendrai par la suite pas mal de bien, je n’ai pu entendre que « Painkiller » et« Living After Midnight ». Suffisant pour se rendre compte du niveau vocal du roi Halford qui tient encore la forme !
Bonne entrée en matière en attendant le set explosif des américains masqués.

Les abords de la scène sont d’ores et déjà impraticables, SLIPKNOT déplace encore les foules.C’était personnellement la première fois que j’assistais à un de leur show bien que je sois fan du groupe depuis l’adolescence. Ayant en plus beaucoup apprécié leur dernier album, j’avais hâte d’en découdre.

Première bonne nouvelle, leur réputation de tueurs sur scène n’est pas usurpée. Si on sent que la folie qu’on voit transparaitre sur leurs vieux live s’est estompée, ils n’en restent pas moins une machine de guerre redoutable. On réalise réellement en face à face combien leur disco est pleine de tubes imparables. « Before I Forget », « The Heretic Anthem » (bizarrement seul morceau d’Iowa joué ce soir) ou le petit nouveau « The Devil In I » détruisent tout. Et on ne parle même pas des 5 premiers titres de l’album éponymes qui restent monstrueux encore aujourd’hui.

Grosse satisfaction concernant la voix de Corey Taylor. Songrowl est puissant et en place, son chant clair tenant également la route surl’intégralité du concert ce qui n’a pas toujours été le cas.
Un peu plus d’une heure d’un concert ayant tenu toutes ses promesses, et il est déjà l’heure d’aller dormir pour être en forme le lendemain matin pour ma première vraie journée de concert !

 

JOUR 2

Le mélange d’inconfort, de bruit et de chaleur ayant vitefait son œuvre, je me réveille de bonne heure en ce samedi.
Rien d’emballant en début de journée, je décide donc de faire un petit tour pour découvrir le fest. Il n’y a pas à dire, les organisateurs ont fait les choses avec application. Camping mis à part, le site complet est propre, organisé, bien indiqué et plein de bénévoles toujours prêts à aider.

Les toilettes sont nombreuses et propres, les bars ne sont pas en reste et on attend rarement plus de 2 minutes pour obtenir à boire. Le système « Cashless » permettant de charger une carte de paiement dédiée pour la durée du fest est en revanche un peu superflu et perfectible.Rien de grave cependant.
Le lieu du fest en lui-même est parfaitement aménagé. Et si l’on fait attention où l’on marche, il n’y a aucun problème pour aller d’une scène à l’autre, même pendant les heures d’affluence. Vraiment rien à dire côté organisation si ce n’est l’accès à la Warzone sur lequel je reviendrai plus tard.

Désormais impressionné par la machine bien huilée qu’est le Hellfest, j’attends maintenant d’en prendre plein la gueule sur scène ! C’est donc avec enthousiasme que je me rends sur la Mainstage pour assister aushow matinal de HAKEN. Enthousiasme de courte durée malheureusement tant le set est mou. Si bon sur CD, le groupe peine à aller chercher un public assez clairsemé, les problèmes de son n’ayant certes pas aidé. A peine se réveille-t-il sur « Cockroach King » qui vient conclure leur prestation. Petite déception de la part d’un groupe dont j’aime beaucoup la musique. Pas de déception en revanche avec les furieux de BROKEN TEETH sur la Warzone. Je les connaissais peu mais vu qu’ils étaient en concurrence avec les infâmes BUTCHER BABIES, mon choix était vite fait. Et grand bien m’en a pris, les mancuniens ont tout déchiré avec leur hardcore puissant et pêchu. Toujours pas de grande foule, mais une ambiance électrique !

Pause ravitaillement et on enchaine avec le rock musclé de THE ANSWER qui rentre personnellements ans soucis dans le top 5 des concerts du weekend.
Malgré le soleil de plomb, le groupe nous a gratifié d’un concert de rock frisant la perfection avec leur bonne humeur et leur énergie. C’est bien simple, 40 minutes de concert : que des tubes, notamment un furieux « Demon Eyes » qui ne ferait pas tâche dans la setlist d’un groupe réputé plus burné comme AIRBOURNE, présent lui aussi cette année.

Changement d’ambiance ensuite avec le metal émotionnellement très riche de GHOST BRIGADE. Du monde mais sans plus pour un des groupes les plus intéressant de ces dernières années. Peu importe, je ne boude pas mon plaisir de les voir enfin en live. Les finlandais livrent une prestation solide, rehaussée par les parties de chant clair enchanteresse de Manne Ikonen. Drôle d’enchainement après THE ANSWER mais le plaisir n’est en rien entaché.

Nouvelle pause ravitaillement imposée par la chaleur devenue accablante. Ce sera d’ailleurs une constante d’un weekend placé sous le signe d’Hélios. De nombreux braves, dont votre serviteur, sont d’ailleurs rentrés avec les marques rouges typiques d’une trop longue exposition.

Mais pas le temps de s’apitoyer ! Il est temps d’aller faire un tour sous la tente de la Valley pour écouter ASG. Pas franchement une ambiance de dingue pour accueillir le stoner/sludge du groupe mais reste un concert franchement bon à défaut d’être un des grands moments du fest.

Je vais ensuite jeter une oreille sur les BACKYARD BABIES qui ont entre-temps investi la mainstage. Nous avons tous des groupes ultra connus dont on a entendu le nom mille fois et pour lesquels nous n’avons jamais pris le temps d’écouter un album. BACKYARD BABIES fait partie de ces groupes pour moi, aussi étais-je curieux de voir à côté de quoi je suis passé toutes ces années.
RAS mon commandant, rien d’emballant dans le punk mélodique des suédois qui était sûrement frais il y a 20 ans mais ne réveille pas grand chose chez qui les découvrirait aujourd’hui. C’est en tout cas mon cas, désolé pour ceux qui se sentiraient offensés !

Vient alors l’heure de mon premier vrai choix : AIRBOURNE ou RISE OF THE NORTHSTAR.
D’un côté, une valeur sûre en live et l’assurance d’un moment de folie mais que j’ai déjà eu la chance de voir. De l’autre, la dernière sensation française avec une solide réputation en live qui a l’avantage de la nouveauté… mais que ne m’a pas emballé sur CD.
L’attrait de la découverte l’emporte, me voici parti pour la Warzone découvrir en direct le hardcore/thrash/whatever/kawaï des franciliens.

Si j’avoue être passé complètement à côté de la hype autour du groupe qui, sur album, m’en a bougé une sans bouger l’autre, je suis obligé d’admettre que les bougres savent y faire en live. Devant une foule entièrement acquise à leur cause, les RISE OF THE NORTHSTAR ont tout atomisé avec leur énergie communicative, leur morceaux taillés au cordeau et leur jeu de scène déjà sacrément léché pour un groupe qui n’a qu’un seul album au compteur. Peut-être est-il temps de ravaler ma fierté et de redonner une chance à leur album…

Pas le temps ! Je file voir FINNTROLL sous la Temple sur les conseils d’un grand viking qui m’a assuré ne jamais avoir été déçu en 8 concerts du groupe. Ca m’apprendra à écouter les autres : deuxième grosse déception du weekend. Pas vraiment envie de m’étendre sur leur cas. Ont-ils raté leur prestation ou sont-ils toujours nuls sur scène ? Dur à dire. En tout cas je me suis ennuyé ferme à l’écoute de leur metal folk kitch et démodé à mort. Dernière fois que j’écoute l’avis d’un viking sur autre chose que la façon de dépecer une chèvre ou violer une bergère.

Heureusement, la Valley et BRANT BJORK viendront ensuite me sortir de ma torpeur. J’ai préféré aller voir la légende du stoner plutôt que SLASH, je n’ai pas eu à le regretter. Un set planant et captivant dans une ambiance enfumée, ou le concert dont j’avais besoin après cette purge à biniou.
Mais pas le temps de traîner puisque l’un des concerts évènements du weekend allait commencer. Je veux bien sûr parler de BODY COUNT ! Je ne suis pas le seul à avoir eu l’idée, la Warzone est littéralement prise d’assaut.

L’occasion de faire un bref aparté sur cette scène en particulier. Si j’ai loué plus haut les qualités de gestion du flux des festivaliers entre les scènes, cela ne concerne pas la Warzone. Trop petite, la fosse a eu toutes les peines du monde à contenir la foule venue soutenir le groupe, et ce goulot d’étranglement pour y accéder a posé de gros problèmes… Le souci avait déjà eu lieu dans une moindre mesure avec les RISE OF THE NORTHSTAR, on a frisé l’émeute avec BODY COUNT. Pourquoi ne pas les avoir mis en mainstage ? Mystère.
Toujours est-il que j’ai été incapable d’obtenir une place décente pour le concert. C’est donc découragé que j’ai quitté la zone après 4 chansons pour aller récupérer la fin du set d’ENSIFERUM. Messieurs de FINNTROLL,si vous voulez savoir comment faire un bon concert de folk, n’hésitez pas à aller voir vos compatriotes pour quelques conseils.
Le groupe a sacrément assuré devant un public déjà conquis de base. C’est bien simple, je n’écoute plus ou peu de folk depuis 5 ans, ENSIFERUM m’a donné envie de me refaire leur disco, ce qui n’était pas gagné. C’est LA bonne surprise du weekend, celle que j’espérais avoir avec les trolls un peu plus tôt.

J’enchaîne alors sur ORANGE GOBLIN, ou une preuve de plus que décidemment on est jamais déçu sous la Valley !
Mais je me dois d’écourter leur set pour aller chercher une place digne de ce nom sur la mainstage.

En effet, le concert qui se profile était celui à ne rater sous aucun prétexte. Celui qui justifiait presque à lui seul l’achat du billet. Celui que les gens attendaient depuis de trop longues années. A ce stade, si vous n’aviez pas encore compris que je parlais de FAITH NO MORE, c’est probablement que vous avez découvert le metal la semaine dernière.
Impossible en effet de passer à côté de la présence dugroupe qui était LE gros événement de ce Hellfest 2015.
Dès les premières notes de « Motherfucker » du nouvel album, le public se met en transe… Et c’est parti pour une heure et demi de pied absolu pour qui rêvait de voir le groupe en live un jour !

Avons-nous objectivement assisté à un grand concert ? Dur à dire, mais je serais tenté de dire non. Le fan de FAITH NO MORE que je suis depuis des années a-t-il passé un moment magique ? Sans aucun doute ! Voir le groupe évoluer sur scène était un vieux rêve, le voilà maintenant réalisé.
Et pour ceux qui ne connaissaient pas ou peu le groupe, tous ont pu entrer en contact avec leur univers un peu fou dans d’excellentes conditions, tout en faisant la découverte d’un chanteur en état de grâce. Mike Patton a une nouvelle fois prouvé que sur la planète metal, et la planète tout court, peu dec hanteurs pouvaient le regarder de haut. Pas une fausse note, pas une erreur d’interprétation, rien. Son spectre vocal est proprement hallucinant et ne perd rien de son intensité en live, bien au contraire.
Malgré leur humour limite et leur jeu de scène quasi inexistant, le groupe a délivré une expérience très particulière au public du fest dans un concert qui marquera certainement son histoire pour quelques années.

D’autant plus que le concert s’est achevé sur un petit film de remerciement et le lancement du grand feu d’artifice commémorant les 10 ans du Hellfest. Un bon moment de communions entre les festivaliers sur fond de tubes représentatifs de notre belle musique (décidemment, ce« Thunderstruck » est bien l’un des hymnes les plus fédérateurs jamais composés !).

Mais pas le temps de s’endormir puisque nous attendant encore sur la Mainstage les vétérans de SCORPIONS et le roi du bon goût MARILYN MANSON.
A ce rythme, les allemands feront encore des tournéesd’adieu dans 15 ans. Malgré leurs 50 ans de carrière, le groupe garde la pêche et l’enthousiasme des premiers jours. Les tubes comme « Blackout » ou« Rock You Like A Hurricane » font toujours mouche et il faut bien admettre que homme ou femme, jeune ou vieux, coreux, blackeux ou die hard fan de death brutal, et bien « Still Loving You » chanté en cœur ça fait toujours son petit effet !

Place ensuite au révérend. Son dernier passage, des avis que j’ai pu récolté ici et là dans la journée, était tout bonnement catastrophique.
Rien de tel aujourd’hui, même s’il faut reconnaître que je n’ai pas été franchement emballé par sa prestation. Les « Antichrist Superstar » ou « Disposable Teens » font toujours leur effet mais on sent l’américain assez peu concerné par ce qui se passe. La fin de concert ou il termine sa dernière chanson et se casse sans dire au revoir frise également le manque de respect…
Pas abominable mais on attendant mieux pour clôturer une journée au demeurant fort réussie !
Il est en tout cas plus que temps d’aller dormir car encore une fois, le programme du lendemain s’annonce chargé.

 

JOUR 3

J’avais prévu de commencer ma journée par une douche : encore raté. Déjà une queue de dingue aux aurores et tant pis, me voilà parti pour une nouvelle toilette de chat au robinet. Le Hellfest c’est aussi ça : on est crade !
La douche ayant foiré, je me dirige donc vers les scènes pour me remplir une nouvelle fois les esgourdes de metal raffiné.

Je comptais entamer par les français d’HYPNO5E, une discussion un peu trop longue avec un mec déjà bourré/encore bourré de la veille m’a fait revoir mes plans.
Tant pis, ce sera directement la Warzone pour BIRDS IN ROW. Si je les adore sur CD,je suis resté un peu sur ma faim. Malgré une belle énergie et un plaisir sincère d’être là, l’émotion de leur musique se retranscrit assez mal sur scène. Les petits monologues du chanteur à base de réflexion adolescentes sur le sens de la vie sont en sus assez agaçants si vous avez plus de 16 ans. Dommage donc, j’attendais beaucoup du groupe.

Déçu mais plein d’entrain, je compte sur les excellents TRIBULATION pour me sortir de ma torpeur. Un set explosif, carré et entrainant à la hauteur de mes attentes, enfin ! Ma journée se lance enfin et malheureusement arrive la catastrophe du weekend : ETHS.
Pas de mensonge, je n’ai écouté ce groupe que d’une fesse distraite depuis 5 ou 6 ans. J’avais suivi de loin le départ de l’emblématique Candice au profit d’une obscure chanteuse découverte dans une émission de M6 entre un fakir et un chien danseur.
Pas de procès d’intention, je me fous royalement de la provenance des artistes. Si demain Gojira embauche au chant un ancien gagnant de Secret Story très bien, tant que le mec assure.
Mais avec toute l’ouverture d’esprit du monde, même avec toute la bienveillance dont est capable un être muni d’yeux et d’oreilles, rien ne pourra jamais excuser une prestation aussi catastrophique.

N’ayons pas peur de le dire, le groupe s’est planté dans les grandes largeurs en embauchant cette demoiselle, sûrement très sympathique mais au charisme d’une lampe de chevet.
Un jeu de scène simple : « je lève les bras, je baisse les bras ». Et c’est tout. Ah non, elle dit merci quand même. En effet, tu peux me remercier de m’être bougé le cul pour assister à une prestation aussi pathétique.
Peut-être suis-je un peu dur, mais remplacer une frontwoman qui faisait de son groupe une machine de guerre par une fille n’étant pas foutu d’envoyer une ligne de chant clair correctement, ça me met hors de moi.
Un coup de pub bien foireux, je ne veux plus entendre parler du groupe.

Heureusement, le groupe que je n’attendais pas va sauver ma fin de matinée. THE HAUNTED débarque sur la mainstage pour tout dégommer. Le dernier album retour aux sources m’avait tellement énervé que j’avais vraiment envie de détester ce show, pour le principe. Raté, le groupe envoie salement et après la purge à la française,il est salutaire de voir un groupe avec un peu de talent.

Et le meilleur reste encore à venir avec les excellentissimes RED FANG. Avec une set list rentre-dedans mais pas trop, le groupe a vraiment tiré son épingle du jeu. Un set énergique, très rock et tout simplement incroyablement sincère. L’un de mes gros coups de cœur du weekend.
Choix cornélien, il faut ensuite choisir entre DARK TRANQUILITY et NE OBLIVISCARIS. L’attrait de la tente et de son ombre seront les plus fort, va pour le groupe au nom imprononçable. Je dois bien reconnaître ne pas avoir partagé l’enthousiasme général autour du groupe. Oui les australiens ont du talent, c’est indéniable, mais lire ici et là « le plus grand album des 10 dernières années », mamie avait le cul déjà plein d’orties. Mais j’étais tout de même fort curieux de voir comment le groupe retranscrivait son univers en live. La réponse est bien. Le show a frisé l’excellence et je ne pensais pas dire ça, mais ce groupe est peut-être bien un groupe taillé pour la scène, malgré la complexité de leur musique. Une grosse surprise !

Fin de set et changement d’univers complet avec la curiosité du weekend : HOLLYWOOD UNDEAD.  Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est du Linkin Park en encore plus rap et encore plus mainstream.
Alors oui ça veut dire facile d’accès et musique à djeunz, ça veut aussi dire bon gros tubes qui déboitent en live. Et ça n’a pas raté. Le groupe s’est mis la foule dans la poche en 2 minutes avec leur grosse présence scénique. Les refrains, immédiats et accrocheurs sont taillés pour le live. D’aucun diront que le groupe n’a rien à foutre dans un festival metal, ils ont prouvé le contraire.

Tristesse des tristesses, il est déjà temps pour moi de me rendre à mon dernier concert. J’ai choisi THE CROWN et leur death old-school de bonne facture. Pas LE concert du festival mais un set propre et carré, porté avec plaisir pas de vieux briscards à qui on ne la fait plus.

 

C’est donc après 2 jours de festival que je rentre doucement sur Paris. C’était mon premier Hellfest, et il gardera toujours une saveur particulière.
Beaucoup se plaignent de ce que le fest est devenu. Une machine à fric sans âme, un repère de kikoulol emo--gotho-poufs et hipsters en mal de sensations fortes, ou plus simplement un festival de noob, tous les reproches sont bons à faire.

Honnêtement, je les comprends. Oui c’est énorme, presque étouffant. Oui c’est mainstream. Mais je ne partage pas cet avis. Au contraire, on devrait s’estimer heureux qu’un tel événement ait lieu sur le sol français. En 10 ans, le Hellfest a prouvé à tous, et aux metalleux eux-mêmes, qu’il y avait un vrai public metal en France. Rien que pour ça, chapeau aux organisateurs.

On peut se taper 3 jours de bonne musique dans des conditions optimales (ormis quelques problèmes de son en mainstage…), chose encore impensable à l’orée du XXIeme siècle. Ne boudons pas notre plaisir !
Quant à moi, je passerai l’année à écouter mes petits groupes inconnus, et irait une fois l’an me presser pour aller écouter unTrivium ou un Scorpions au Hellfest avec plaisir !

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