/// HELLFEST 2017

Clisson (16/06/2017)

Publié le 29/07/2017 par Baptiste , Dymytry

Comme vous pouvez vous en douter, le Hellfest crée autant d’engouement dans l’équipe Metal France qu’ailleurs ! Deux membre sprésents sur place, à savoir, Dymytry et Baptiste, ont tenu à apporter leur contribution avec enthousiasme. 
Ce report vous semblera donc parfois décousu, mais il n’en restera pas moins sincère et passionné, tout en vous offrant le compte-rendu le plus exhaustif possible sur le Fest.
Alors, bonne lecture !

 

Dymytry

 

Si vous êtes ici, vous connaissez sûrement le Hellfest, mais un petit rafraîchissement ne peut pas faire de mal. Le Hellfest, c’est 11 éditions, auxquelles il faut rajouter les 4 premiers Furyfest .C’est un des plus grands festivals européens, 8 scènes (6 principales, et 2 dans le Metalcorner) qui accueillent chaque année des groupes de renommée internationale : IRON MAIDEN, TWISTED SISTER, JUDAS PRIEST, SCORPIONS,DEEP PURPLE, AEROSMITH, RAMMSTEIN, BLACK SABBATH (et bien d’autres).

Cette année, plus de 50 000 festivaliers étaient présents sur le site chaque jour : ils auront consommé 350 000 litres de bière, et auront pu assister à 18 concerts par jour(en démarrant la journée à 10h30, et en la terminant à 2h !).

 

JEUDI

 

C’est le jeudi soir que les hostilitéscommencent avec des groupes « semi-pro » : BLEED, COUPE-GORGE, MANTRA, ou encore GERARD BASTE (Le premier rappeur au Hellfest !). Après ces heures de route et d’attente pour rentrer, pour poser la tente, le cagnard, à faire la queue pour récupérer la carte cashless, c’est enfin l’heure de la première bière et de filer sous la scène du Metalcorner, pendant que BORN TO BURN (de Tours) jouent leur set : grosse patate de prévues ; c’est violent, carré et efficace. Le temps de se balader dans le Hell City Square, qui s’agrandit d’année en année, et de terminer l’installation de la tente, et c’est Carlos Martinez and the Rock’n’Roll Wrestling Bash qui joue sur la scène du Hell City. Tout est prévu pour mettre le feu : ring de catch, gros spectacle, danseuses, alcool et reprises des meilleurs titres de MAIDEN, MOTÖRHEAD et METALLICA. C’est énergique, ils s’amusent sur scène, le public réagit à chaque appel du groupe... Ca a été pour moi LE groupe de la soirée. Ensuite, le temps de filer voir Gerard Baste, qui avait déjà commencé à mettre le feu sous la tente du MetalCorner, il m’a été malheureusement impossible d’accéder au pit. Une chose est sûre : le jeudi n’est plus à part et va s’affirmer comme un jour à ne plus manquer !

 

Le vendredi, les choses sérieuses attaquent ! Entrée sur le site à 11h, et que de nouveautés : nouveaux écrans géants, nouvelle orientation des scènes, qui sert à ne pas mélanger tous les sons (bon, c’est dans la théorie, car pendant le show de OPETH, ce n’était pas tout à fait au point).
Je laisse la main à Baptiste pour la suite ! Et vous retrouve un peu plus tard.

 

Baptiste

 

VENDREDI

 

Arrivé sur site le vendredi, je récupère mon pass et me dirige vers le camping.
C’est officiel, pour obtenir une place, il faut arriver le jeudi, voire le mercredi... Malgré l’aide aimable des bénévoles, il est clair que l’accès au camping devient de plus en plus compliqué, un petit point à adresser en vue de l’année prochaine. Mais rien de grave, l’endroit est toujours convivial et relativement propre.

 

J’ai déjà perdu assez de temps comme ça, et il est temps de me rendre sur le site pour enfin m’écouter un peu de musique !

Les deux Mainstages sont toujours là mais ont manifestement reculé depuis ma dernière venue, offrant une place plus importante pour le public, ce qui n’est pas un mal.

L’Altar, la Temple et l’indéboulonnable Valley sont toujours bien présentes, ainsi que la Warzone,complètement repensée depuis ma dernière fois.

Excellente chose, l’ancienne configuration m’avait gâché le show de BODY COUNT il  a deux ans : c’est donc avec plaisir que je découvre la nouvelle organisation offrant plus d’espace, mais également un décor à la Mad Max qui en jette !

On dira ce qu’on voudra sur les choix de l’équipe : ce travail visuel de l’univers Hellfest est un vrai plus qui contribue très largement à la réussite du festival et à sa bonne ambiance.

Côté musique, on est gâtés en ce premier jour, avec des jeunes groupes pleins de talent, des idoles encore au top, et des grands noms que ne raterait aucun amateur de metal.

Pas mal de temps forts dans cette première journée ! DEVIN TOWNSEND a une nouvelle fois livré un show d’une qualité irréprochable, donnant au passage une leçon de chant à tout le public.

RANCID a joué simple, mais RANCID sait mettre l’ambiance et a déchaîné une Warzone qui n’attendait que ça.

 

Les plus que légendaires DEEP PURPLE en ont encore sous le pied et ont enchainé leurs tubes avec une facilité déconcertante, vu leur âge canonique. Professionnels et ultra carrés, ils ont régalé la foule, venue en masse pour les applaudir, et ont provoqué chez les jeunes comme moi une sacrée crise de jalousie vis à vis de nos parents, qui ont pu les voir à l’époque où ils étaient au top ! Un excellent concert prouvant que les grands titres sont intemporels. En 2017, Smoke On The Water ou Perfect Strangers filent encore une sacrée trique !

 

A en croire mon éminent collègue Dymytry, le vendredi était aussi le jour d’une prestation de haut vol de ROB ZOMBIE ! Il n’y a pas eu moyen de refréner son enthousiasme, alors voici son ressenti sur le concert.

 

Dymytry

« Il est 23h la nuit est tombée, SABATON vient de finir son concert. L’espace devant la Mainstage 1 devient de plus en plus rare,ça y est : La tête d’affiche du vendredi soir va rentrer sur scène. Rob Zombie est venu avec tout son matériel pour nous faire vivre un concert qui marquera le Hellfest.

 

Mr Zombie en live, c’est la certitude de passer un bon moment, pour peu que l’on apprécie le style qu’il propose, à des lieues de ce que l’on peut retrouver dans le style « Indus » qui s’y rapproche le plus.Ceux qui connaissent un peu le personnage savent qu’il est réalisateur de films parfois très particuliers, et qu’il tourne lui-même ses clips, ce qui renforce son univers. Sur scène, c’est lui le réalisateur, et il nous le fera comprendre !

 

La scène s’illumine, et on voit les musiciens qui s’approchent, de grands écrans, des projecteurs de flammes... C’est assez clair qu’il n’est pas là que pour nous en mettre plein les oreilles. Dead City Radio And The New Gods Of Supertown ouvre le bal. Le son est clair, on entend correctement sans qu’il ne soit trop fort, le public est surexcité, et il n’aura pas de moments de répit : Super Beast, Living Dead Girl, More HumanThan Human, des covers d’Alice Cooper (School’s Out), des RAMONES (Blitzkrieg Bop)... Au total, pas moins de 17 titres s’enchaînent. Rob Zombie n’accapare pas la scène pour lui seul, mais laissera de la place pour ses musiciens tout au long du set : John 5 (Marilyn Manson, LYNYRD SKYNYRD,...)nous gratifiera d’un solo d’exception théâtralisé avec des pentagrammes. La mise en scène est soignée, les images se suivent, les écrans diffusent des lumières « Flashy », des morceaux de clips, les textes de différentes chansons... Il prouvera aussi qu’il n’a pas la langue dans sa poche : pendant l’intro de Well, Everybody ‘s Fucking in a U.F.O., il lance un« Make it slam, dont take it for you, you dipshit » à quelqu’un qui s’était accaparé le ballon en forme d’alien, qui avait pour vocation de slammer jusqu’au bout de la fosse. C’est bête à dire, mais c’est dans ces moments-là oùl’on se rend compte que l’on est face à quelque chose de vrai : ce texte n’était pas préparé, il a réagi sur le vif. Cela a donné de la profondeur au show, et nous a permis d’y rentrer encore plus.

 

C’est habillé d’un drapeau français qu’il viendra clôturer le concert avec le classique Dragula. On aurait aimé que cela dure plus longtemps, mais on n’aura pas une minute de plus. Rob Zombie a mené le show d’une main de maître, et c’est le sourire aux lèvres que je pris la direction de la Temple (Pour ALESTORM) ! » 

Baptiste

Parlons justement d’ALESTORM, qui repartent du Hellfest avec la palme du concert le plus animé. Leur musique est simple et efficace, voire ennuyeuse à mon goût, pour être complètement honnête. Mais en live, c’est peu dire qu’ils savent rendre une foule complètement folle ! Une heure ininterrompue de mosh, slams et autres réjouissances dans une ambiance bon enfant. Un concert idéal pour clore la première journée.

 

Je terminerai mon report de ce premier jour par un mot sur la qualité de la programmation sur la Valley. Dans une ambiance surchauffée par la canicule, les excellents RED FANG ont livré une prestation très solide et efficace devant une foule franchement enthousiaste.Un excellent concert en chassant un autre, ce sont également ELECTRIC WIZARD et BARONESS qui se sont succédé sur scène pour botter le cul à tous les amateurs de ces courants musicaux fleurant bon le désert et le whisky !

Point culminant à la nuit tombée, avec les incroyables MONSTER MAGNET, qui ont joué devant un public malheureusement un peu clairsemé. Mais cela n’a en rien entaché l’enthousiasme du groupe, ou de ceux venus les applaudir. Leur show sexy et débridé a mis le feu et ravi les amateurs passablement éméchés et/ou défoncés, à en croire les doux et omniprésents effluves de cannabis.

Du bon son, du soleil et une ambianceau beau fixe : cette première journée est prometteuse, et c’est enthousiaste que je regagne mes pénates, pour un repos bien mérité.

 

 

SAMEDI

 

Une deuxième journée sous une chaleur écrasante. La ville de Clisson s’est transformée en fournaise pour le Hellfest,qui n’a jamais aussi bien porté son nom.

Autant être honnête, les conditions atmosphériques ont eu une véritable incidence sur les choix de concerts. Les deux Mainstages étant en plein cagnard, j’ai volontairement fait l’impasse sur certains headliners pour pouvoir survivre. Un mal pour un bien, tant certains groupes que je n’avais pas prévu de voir se sont avéré être de bonnes surprises.

 

Ce fut notamment le cas de BLOODCEREMONY et son doom mâtiné de rock progressif et de hard/rock. Un groupe que je connaissais assez mal, mais qui a su me convaincre par la qualité de ses riffs, la très belle voix sincère de Alia O’brien et l’intégration réussie de la flûte sur de nombreuses compo.

Plus connu, mais n’apparaissant pas sur ma liste : TURISAS. Je n’écoute quasiment plus de folk depuis des années,mais comme ENSIFERUM il y a deux ans, le groupe finlandais a su me réconcilier avec le genre en live. Plus travaillé et intéressant que ALESTORM la veille,les vikings ont su enflammer une Temple remplie à craquer.

 

Malgré la chaleur, je tenais tout de même à aller voir quelques groupes sur la Warzone, qui présentait en ce samedi quelques excellentes formations dans son ambiance désertique.

NO TURNING BACK a assuré le show devant une foule dispersée, mais bien décidée à lever de la poussière. Mosh, circle pit, slam, pogo, wall of death... Tout l’attirail du bon metalleux y est passé, et leur hardcore aux refrains imparables a fait mouche.

Même sanction pour ZEKE, curiosité que je tenais absolument à aller applaudir en live. Une bonne décision, tant le punk/hardcore/rock’n’roll des américains à l’énergie folle, positive et communicative, fait des merveilles. Il fallait au moins ça pour tenir en haleine le public écrasé par la chaleur intenable !

La fin de journée en Warzone allait encore nous offrir trois grands noms, avec SUICIDAL TENDENCIES, AGNOSTIC FRONT et COMEBACK KID.

Pour des raisons d’arbitrage, je n’ai pas vu les deux premiers, mais n’ai pas raté la moitié du set des canadiens. Si l’après-midi a été plutôt légère en termes d’affluence sur la scène, cette dernière s’est très largement remplie pour le groupe, qui jouit d’une grande popularité dans le milieu. La foule dense ne tiendra d’ailleurs pas en place,levant un nuage de poussière aux allures de champignon atomique qui ne redescendra jamais.

Ces gars sont franchement excellents,et des titres comme Wasted Arrows sont des tubes imparables que n’importe quel groupe de hardcore rêverait d’avoir dans sa besace.

 

Rayon tête d’affiche, la journée fut plus que correcte, avec les concerts d’ULTRA VOMIT, STEEL PANTHER ou AIRBOURNE.

Les australiens et leur show hyperr odé ont encore tout explosé, nous rassurant sur leur capacité à relever AC/DC pour les vingt prochaines années. STEEL PANTHER et son heavy/hardrock de qualité ont assuré un show drôle et précis comme à leur habitude. Michael Starr est sans aucun doute l’un des meilleurs chanteurs du circuit, et réalise en live des prouesses proprement hallucinantes de maîtrise. Le reste du groupe tient la baraque à ses côtés, et les innombrables tubes du groupes’enchaînent, comme Eye of A Panther ou Glory Hole, qui prennent une autre dimension. Seule ombre au tableau : un interminable monologue de dix minutes sans intérêt et, surtout, gâchant autant de temps de musique sur un concert de seulement une heure.

Les doux-dingues français d’ULTRA VOMIT arrivaient, eux, en terrain conquis, et n’ont même pas eu à trop se fouler pour réussir leur prestation. Leur humour absurde pipi-caca semble toujours faire rire les metalleux clissonnais. Et malgré un dernier album que je qualifierais de « sympathique daube », il faudrait être mort ou sacrément rabat-joie pour ne pas leur reconnaître une bonne humeur franchement communicative et une vraie capacité à soulever les foules.

 

Vous aurez remarqué que je n’ai pas écrit un mot sur les légendaires papis d’AEROSMITH, et pour cause : je ne les ai pas vus. La tentation d’un enchaînement PAIN OF SALVATION / OPETH au premier rang était trop forte pour y résister ! C’est donc sur l’Altar en compagnie de deux des meilleurs groupes des vingt dernières années (et comptant accessoirement parmi mes préférés) que j’ai passé la soirée.

Aucun regret dans ma décision, PAIN OFSALVATION ayant offert un moment d’émotion comme rarement j’en ai vécu en concert. Après avoir frôlé la mort, on redécouvre un Daniel Gildenlöw manifestement heureux d’être là, malgré la foule honteusement clairsemée. Aucun problème pour le groupe, qui assure le show et enchaînea vec enthousiasme les titres beaux à chialer. Les incontournables Rope Ends ou Ashes n’ont pas pris une ride, et les titres du nouveau et excellent album « In The Passing Light Of Day » (2017) passent avec les honneurs l’épreuve de la scène. Mention spéciale à Meaningless, qui aura su m’arracher quelques larmes, et devrait rentrer assez vite dans les titres récurrents en live, tant sa puissance émotionnelle est palpable.

 

Après ça, OPETH avait fort à faire, et a évidemment relevé le challenge avec aisance.

La dernière fois que je les avais vus,ils étaient engoncés dans leur période rock 1970 qui ne m’a jamais fait rêver. Point de ça ici : OPETH vient au Hellfest pour montrer les crocs et ravir le public avec des titres, comme un Deliverancet oujours aussi efficace.

Plus doux, mais néanmoins de qualité, l’opening Sorceress du dernier en date fait également le travail, et prouve qu’OPETH sait être plus calme, sans être ennuyeux comme il pouvait l’être sur « Heritage » (2011).

J’en reste là pour la journée, car la matinée du lendemain est immanquable pour tout amateur de metalcore ! Une excellente journée marquée finalement par une seule déception : SOILWORK, avec un show poussif et surtout, un son catastrophique. Tellement dommage, au vu de la qualité des deux derniers albums qui méritaient meilleur traitement.

 

 

DIMANCHE

 

Dernier jour de festival, et enfin les amateurs de metalcore moderne et mélodique ont quelque chose à se mettre sous la dent !

Petit enchaînement de qualité dans la matinée avec les excellents NORTHLANE, les petits nouveaux SHVPES,et les désormais tauliers du circuit WHILE SHE SLEEPS. Seuls deux sur trois auront assuré, je vous laisse deviner lesquels...

 

SHVPES est encore trop tendre et pas assez pro pour prétendre encore à quoi que ce soit. Leurs compos correctes mais manquant de mordant sont largement desservies par un chant loin d’être à la hauteur, Griffin Dickinson n’ayant pas le coffre de papa...

 

Rien de tout ça chez NORTHLANE, l’un des groupes du genre les plus intéressants, venant en plus défendre leur excellent dernier album « Mesmer » (2017). Efficace et technique, le groupe peut, à l’inverse des petits jeunots précédemment, s’appuyer sur un chant d’une grande maîtrise, la voix claire de Marcus Bridge étant du genre à hérisser les poils.

 

Chez WHILE SHE SLEEPS, c’est plutôt le growl qui dépote. Autant le dire tout de suite, malgré un dernier album mitigé (ma chronique en ces pages était plutôt tiède…), WSS a donné l’un des meilleurs concerts du festival sur la Warzone. Même les nouveaux titres sont passés comme une lettre à la poste, notamment Hurricane,qui semble très apprécié par la foule.

Lawrence Taylor est un frontman redoutable qui saurait éveiller n’importe quelle foule récalcitrante. Son numéro de cascadeur « je traverse la foule,escalade à mains nues la cabane de la régie et me jette dans la foule » a fini de mettre le public du Hellfest dans la poche. Du bon travail en somme.

 

Dans le genre « on fait tout péter » SKINDRED a évidemment tenu son rang. Devant une foule nombreuse toute acquise à sa cause, Ben Webb a fait ce qu’il fait le mieux : chauffer la salle. Si la musique est excellente, le groupe doit surtout son succès au charisme de son leader, qui saurait faire pogoter une maison de retraite. Kill the Power, Rat Race ou Nobody, la setlist est sans surprise mais assure le fan service au maximum. Vu l’ambiance, je n’aimerais pas être le groupe devant prendre la suite !

 

Plusieurs bons concerts ici et là en ce dimanche, comme le set puissant et viscéral de UFOMAMMUT, les moyens EQUILIBRIUM,que j’ai redécouverts sur scène et à qui je donnerais bien une seconde chance,ou encore la découverte du nouveau super groupe PROPHETS OF RAGE que j’avais ratés au Download, et qui assurent franchement sévère.

Mais ce dernier jour de festival a surtout été marqué par trois événements.

1/ Un concert dantesque de CLUTCH

2/ Les furieux adieux de DILLINGERESCAPE PLAN

3/ Le nouvel accident industriel LINKIN PARK

 

Malgré le drame ayant touché récemment le groupe, l'honnêteté m'oblige à laisser ce que j'avais écris après leur prestation. "Je vais commencer par ce dernier point, l’essentiel ayant déjà été dit dans mon report du Download. Il faut croire que se faire huer une fois en France ne leur a pas suffi : le groupe a remis ça à Clisson. Un concert en forme de naufrage où le groupe a plus que peiné à convaincre une foule pourtant très nombreuse venue les applaudir. Une humiliation pour les américains, que j’ai fuis avant la fin." Je dirai quand même un mot sur ce groupe qui malgré ma déception récente m'accompagne depuis les débuts de mon adolescence et ma découverte de la musique metal à laquelle ils ont grandement contribué. Chester nous manquera et laisse une génération entière de metalheads en deuil.

 

Mais revenons aux vivants et à ce qui a peut-être été le plus grand moment du festival pour le fan de CLUTCH que je suis. Cela faisait des années que j’attendais de pouvoir les voir en live,c’est peu dire que je n’ai pas été déçu. Sous une Valley chauffée à blanc, les rockeurs américains ont littéralement retourné la scène. En résumé ? Du groove, du groove et encore du groove ! Comment ces gars n’ont pas réussi à devenir le plus grand groupe de rock du monde restera toujours un mystère pour moi, sans exagération. Ce soir-là en tout cas, ils l’étaient. Les nombreux fans présents ont pu se délecter des titres du dernier album, et notamment X-Ray Visions, joué en clôture, et qui rejoint instantanément les classiques du groupe. De même, le petit nouveau Sucker For The Witch n’a rien à envier au classique The Mob Goes Wild, de même que Firebirds ! se hisse sans soucis au niveau d’un Escape FromThe Prison Planet.

En un concert, nous aurons un résuméde ce qui fait que CLUTCH est un groupe à part : chaque album maintient le niveau de qualité. Jamais de temps morts, jamais de titres faibles, le groupe ne saurait pas composer un mauvais titre si sa vie en dépendait.

Oui, je suis un fan sans aucun espritcritique, mais il n’empêche que j’ai passé un moment parfait en compagnie du groupe !

 

Après cela, tout semblait un peu fade, ce qui n’a pas aidé LINKIN PARK à trouver grâce à mes yeux. Mais heureusement, après cette catastrophe, les fous furieux de DILLINGER ESCAPE PLAN ont sauvé la soirée et offert un concert de clôture d’anthologie. Déjà excellents en live,la perspective de les voir pour la dernière fois avant leur split a décuplé le plaisir pour un show d’une heure qui a semblé durer dix minutes. Technique,violente, émotionnelle, la musique du combo a terminé cette nouvelle édition du Hellfest de la plus belle des manières.

 

 

Quel bilan tirer de cette 12èmeédition du Hellfest ? Eh bien le même que chaque année : le festival n’a pas de concurrence en France. Entre une programmation ultra solide, une organisation sans faille et une ambiance introuvable ailleurs, le petit festival clissonais devenu géant donne une leçon de maîtrise, et c’est sans aucun doute qu’en 2018, il réitérera l’exploit d’afficher complet sans annoncer un seul nom, si ce n’est le sien.

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