/// HellFest Open Air 2014 - DIMANCHE

Clisson, Pays de la Loire (22/06/2014)

Publié le 28/06/2014 par Mindkiller

     Dimanche. Dernier jour de festival. Un festival qui, à cause de la chaleur a été éprouvant, mais néanmoins très bon. Et cette journée de dimanche ne déroge pas à la règle, surtout avec ses deux concerts de clôture que sont Emperor et Black Sabbath. Mais ne brûlons pas les étapes...

     12h00. Après une matinée de farniente méritée, j'arrive un peu en avance pour LOFOFORA, je profite donc de la fin du show de SCORPION CHILD. Les américains d'Austin viennent assurer une tournée européenne. Je dois avouer que je ne connaissais pas le groupe, mais leur hard rock teinté de blues me plait bien et permet un réveil en douceur. Leur tournée est d'autant plus prestigieuse (ils jouent beaucoup en Europe depuis le mois d'avril) que le groupe n'a qu'un album à son actif, qui a tout juste un an (et un jour) quand ils foulent les planches de la Mainstage 2. Sur les 2 ou trois titres entendus, la musique séduit d'emblée et il est à parier que ce groupe va suivre la lignée de groupe comme cela pourrait être le cas avec The Answer. Une découverte alléchante qui fait parti des bonnes surprises du HellFest. Et même si je ne venais pas pour ce groupe, il est certain qu'il reste un groupe à suivre. Il est 12h15 quand LOFOFORA, bien attendu par son public fait son entrée sur scène. Dès les premières minutes, et après un demi tour savant pour voir l'ampleur des dégâts à venir, on sent que le groupe est à peu près autant attendu que Benighted la veille. La Mainstage est pleine alors qu'il n'est que 12h15 (d'ailleurs Reuno le remarquera avec sa phrase :"Putain je me lèverai plus souvent un dimanche matin moi!". Ce qui est un peu plus dommage est que sur la demi-heure de jeu alloué au groupe les grands classiques soient absent (Weedo, Buvez du Cu). Le seul titre que je connaissais du set reste Le Fond et la Forme qui rend bien en live, mais n'a pas l'aura de leurs classiques. Aussi, trois nouveau titre de l'album à venir sont joué, dont le dernier, Tsarine est plutôt intéressant. Un concert donc un peu trop court pour ce groupe qui aurait plus mérité un set en milieu d'après midi. Mais vu la poussière dégagée lors du set, ce n'aurait plus été des mottes de terre que le public aurait mouché, mais un champs entier. La poussière était telle que l'on peinait à voir ce qu'il se passait à 20 mètres. L'ambiance y était cependant très bonne et le sourire du guitariste, du bassiste et l'énergie de Reuno ont fait de ce concert un show vraiment fun. L'un des meilleurs groupes français de metal qui n'a pas grand chose à envier à des groupes comme RATM tant le groove du bassiste et du batteur sont présent et donnent envie de danser !

     14h20, après une pause de plus d'une heure et demie, je suis un ami pour découvrir DORDEDUH. N'étant pas très fan de black atmosphérique, je le suis sans grande conviction. La fatigue et le côté très planant de la musique ne m'aide pas à rentrer dans le concert.. Je tombe de fatigue sans en savourer la teneur. Pourtant le son n'était pas mauvais (pour une fois), mais ça manque cruellement de pêche pour captiver mon attention. Dommage. Je me réveille alors en écoutant de loin REPULSION qui m'extirpe de ma semi léthargie. Mais ce sera ANGRA qui me remettra totalement d'aplomb. Et pourtant ce n'était pas gagné d'avance. Le dernier album du groupe que j'ai écouté était Rebirth (qui remonte à 2001, juste après le premier changement de line up, quand Andre Matos s'en est allé monté Shaman avec d'autres compères d'Angra). Un album qui m'avait plu mais dont les successeurs sont resté dans l'oubli pour ma part. Fort heureusement, le set de cette après midi. Fort heureusement, le groupe a décidé d'honorer ses vieux albums puisque 7 titres sur la dizaine jouée sont pris entre les albums Angel's Cry et Rebirth. Un set qui fonctionne et qui permet à la foule de se faire plaisir. D'ailleurs une bonne chose est là en ce milieu d'après midi. La foule semble moins dense et la circulation entre les scènes en est moins pénible. De plus l'accès aux tentes se fait bien plus aisément. Ce qui donne une touche plus humaine à un festival pénible de par sa surpopulation des jours précédents. Pour le groupe, Kiko Loureiro assure vraiment et le voir sur scène est vraiment plus impressionnant que l'entendre sur album. Le chanteur, troisième de l'histoire du groupe, est bon, mais moins que Edu Falaschi ou Andre Matos qui ont officié avant lui. Preuve en est sur les titre les plus phares du groupe comme Carry On par exemple. Le set est par contre parfaitement mené, sans erreur et l'enchainement entre Carry On et Nova Era est vraiment bien fait. Même si Nova Era perd en saveur sur cette version live... Mais peu importe, le groupe s'est fait plaisir et nous a fait plaisir par la même occasion.

     17h00. Place aux derniers concerts sous tente du HellFest. A savoir UNLEASHED et EQUILIBRIUM. Le premier des deux nous offre un concert particulier puisqu'il fête ses 25 ans de carrières. D'ailleurs pour l'occasion, une corne de bière sera déversée par le chanteur sur le public. Vu comme le chanteur en a abusé pendant le concert, il est étonnant qu'il ait réussi à finir son set sans encombre ! Cependant le death d'Unleashed est vraiment bon. Entre rythmique lourde et écrasante et soli très heavy et aérien, on sent la patte nordique du death metal. Cependant, ce concert est vu de loin car c'est avant tout EQUILIBRIUM que je voulais voir. Je ne connaissais qu'un titre vraiment de ce groupe, d'ailleurs le plus connu, qu'est Blut im Auge, mais la claque mise par le groupe est vraiment top. Bonne énergie et la bassiste nouvellement arrivée dans le groupe et ancienne de Knorbator s'en tire à merveille étant parfaitement à l'aise avec le combo allemand. Le public ne s'y trompe pas, les slams venant de partout au point où, même un peu en retrait, on profite autant de la scène que de ce qu'il se passe autour de nous pour ne pas se faire surprendre par un slammer sauvage ! Le son m'étonne même car de ce que j'ai pu entendre du groupe, les claviers sont énormément présent alors qu'ils semblent plus en retrait lors de leur concert clissonnais. Un concert cependant très axé sur la promo du dernier album puisque 4 titres de celui ci sont joués sur les 8 titres composant le set. Alors certes il est dans la continuité de ce que fait EQUILIBRIUM en tant normal, mais est-ce réellement une bonne chose en festival, notamment pour les fans du groupe n'ayant pas pu se procurer le dernier album qui est sorti 2 semaines auparavant? En dehors de ce détail, la présence scénique du groupe est telle que l'envie de passer un bon moment avec eux est encore plus forte, et que je me suis pris à apprécier bien plus ce groupe que ce qu'il en était auparavant. Un avenir prometteur s'offre aux allemands, surtout si l'on en croit la réaction du public pour ce show.

     19h00. Les américains de DARK ANGEL en remplacement de MEGADETH qui portent le deuil du frère de Dave Ellefson, assure un show énorme, mais ou le public est, pour l'heure, peu massé devant la Mainstage. Pour ma part, je connais le groupe surtout grâce à l'album Darkness Descends de 1986 dont quatre titres seront joués ce soir, dont celui qui ouvrira le concert. D'ailleurs on sent que le succès de cet album est plus grand que les trois autres albums composant la courte discographie du groupe puisqu'il est majoritairement représenté rapport aux autres. Ce groupe est une bonne surprise pour moi. En effet le dernier album du groupe date de 1991 et l'on pouvait craindre un déclin de la voix du chanteur avec ces 20 ans sans aucune sortie studio. Alors certes, mon attention n'a pas été assez grande pour vraiment savoir si c'était du chant réel ou du playback (certains groupes nous ont laissé dans le doute les années passées, comme l'an dernier avec Kiss), mais cela semblerait fort étonnant. La voix de Ron Rinehart est toujours aussi percutante. L'énergie du groupe (réuni pour seulement quelques concerts) est hallucinante après autant d'absence et il serait dommage que le groupe s'arrête en si bon chemin sans reprendre la route des studios et nous pondre un 5e album. Toujours est-il que pour tous les festivaliers présents à ce moment là, voir DARK ANGEL est une chance inouïe, surtout en si bonne forme.
     Mais le clou de la soirée arrive, selon moi, avec trois des quatre groupes à venir puisque vont s'enchaîner sur les deux Mainstages BEHEMOTH, EMPEROR et BLACK SABBATH. Si l'on peut regretter que Behemoth ne joue pas au crépuscule, on ne pourra rien redire sur la qualité du show des polonais. Et comme cela fait plaisir de retrouver Nergal en si grande forme. A croire que de son cancer il ne reste plus rien. Concernant le show, les polonais nous ont servi un met délicat aussi musical que visuel. Outre les colonnes de feu jaillissant sur certains titres, nous avons droit à une prestation de totue beauté malgré une posture scénique relativement figée. Mais les tenues grandiloquentes du groupe ainsi que les décors de scènes feront oublier le tout. Quant aux titres joués, la carrière du groupe est brassée à travers les titres joués, même si la part belle est faite à The Satanist sorti en février de cette année. D'ailleurs les deux titres ouvrant le show permettent une bonne mise en ambiance pour le concert à venir et la petite heure de jeu allouée au groupe défile bien trop vite au goût de plusieurs personnes.
     Qu'il est dur alors à SOUNDGARDEN de passer après Behemoth et avant Emperor. L'un des leader de la scène grunge des années 90 peine alors à trouver son public. D'autant que contrairement à Nirvana qui reste le groupe le plus connu du grand public, seul un titre de ce groupe reste dans les mémoires de tout le monde, à savoir Black Hole Sun. Et ce titre est loin d'être représentatif de ce qu'ils ont pu faire. Cependant, peu intéressé par ce groupe, je ne m'attarde pas sur leur set, profitant seulement du titre que je connais d'eux. Bien trop impatient de célébrer le retour de Samoth dans EMPEROR. Si son retour a été autant discuté, sa présence dans le groupe est amplement justifiée. Tout autant qu'Isahn, il est l'âme du groupe. Et le voir en si grande forme après ses onze années d'emprisonnement fait plaisir à voir. Pour ce concert, nous avons droit à l'intégralité de l'album In The Nightside Eclipse sorti le 21 février 1994. Et pour les spectateurs présents à ce concert, c'est une chance inouïe de les avoir vu puisque le groupe n'a assuré que 2 concerts en Europe, à savoir le Wacken et le HellFest (ils en assureront deux autres aux Japon, un à Osaka, l'autre à Tokyo). Célébrer cet album est donc un événement vraiment à part. Car même si voir Isahn au HellFest est devenu quelque chose de régulier, Emperor n'avait pas joué depuis environ sept ans et un show de leur part nous manquait. Et quel show! Si l'on peut regretter, tout comme pour Behemoth, l'absence d'un crépuscule arrivant plus tôt, l'ambiance est là. On sent un respect présent pour le groupe dont Isahn, malgré plusieurs venues, foule pour la première fois la Mainstage. Autant dire l'importance du groupe. Au point ou avant même son concert quelqu'un les a annoncé. Je n'ai plus la phrase exacte, tellement pressé que j'étais de voir le groupe. Si la setlist n'est pas une vraie surprise vu qu'elle avait été annoncée un peu partout sur le net, l'ambiance et l'aura qu'a dégagé le groupe permet une espèce de communion avec eux, le point d'orgue étant ce Inno a Satana qui a permis à une foule bien dense de se sentir plus en phase avec le show présenté. Mais la cerise sur le gâteau a été ce rappel avec les deux titres que sont Ancient Queen issu de la première démo du groupe (Call From the Grave) et de Wrath of the Tyrants issu de la seconde démo du groupe. Alors certes, on pourrait regretter l'absence de certains titres. Pour ma part j'aurais adoré entendre The Eruption en live. Mais ils n'avaient qu'une heure de jeu et ne pouvait malheureusement pas l'étendre. ce qui est bien dommage vu la qualité sonore, scénique et visuelle du concert. Comprenez qu'une fois la nuit tombée, le light show a été au top avec des couleurs rouges et bleues en parfaite adéquation avec la musique du groupe. Certainement l'un des meilleurs concerts de ce festival.

     23h10. Après le premier office servit par Emperor, la Grand Messe est sur le point d'être dite avec les père du metal, j'ai nommé BLACK SABBATH. Déjà prévu pour le HellFest 2012, le groupe a du annulé suite aux états de santé de Tony Iommi. Beaucoup craignaient que cette tournée soit alors remise aux calendes grecques. Puis est sorti l'album 13. Un album qui est à la fois bon et en même temps décevant. Puis on le réécoute et on comprend que cet album serait bien le dernier du groupe tant il est tourné vers le passé du groupe, notamment ses quatre premiers album (Black Sabbath, Paranoid, Master of Reality et Vol. 4). Pour preuve le son de cloche en clôture de l'album qui rappelle les cloches présente en ouverture du titre Black Sabbath sur l'album du même nom. Cet album présageait un avenir sombre pour le groupe qui peinait à se remettre (au niveau de la réputation) de sa tournée de la fin des 90's début 2000 avec ce qui a été communément appelé les Awfull Eights (8 titres joués en live, ni plus ni moins, pendant chaque concert du groupe depuis la réunion de 1998 jusqu'au milieu des années 2000). Aussi, d'autres craintes étaient là, notamment liées à l'absence de Bill Ward derrière les fûts. Lui qui a toujours dis qu'il ne jouerait jamais dans Black Sabbath sans Ozzy a été remercié par Sharon Osbourne d'une bien drôle manière puisque remplacé. Alors certes ce batteur a un niveau de folie, son solo en milieu de set le prouve, mais ce n'est pas Bill Ward, ce n'est pas le Black Sabbath de 1969 à 1978 que nous avons là. Mais qu'importe. Le premier groupe de metal donne un concert, et malgré toutes les imperfections du monde, ça reste un concert de Black Sabbath. Alors oui, Ozzy a chanté faux, oui, il se fait vieux. Mais... et alors ? Il n'a rarement été aussi en forme et enjoué. On sentait la complicité entre lui et Iommi. Les deux se souriant et rigolant ensemble. Ozzy a joué avec le public comme rarement (son fameux "COUCOU" qui le faisait rire pendant une bonne moitié du concert). Oui, Ozzy continue a faire le singe pour motiver son public. Mais quel besoin ? Surtout en voyant la setlist proposée. Alors peut être que le titre Age Of Reason était de trop et aurait pu faire la place à un titre supplémentaire de Master of Reality mais il faut bien défendre le dernier album. Qui plus est, le titre God Is Dead en est un vraiment taillé pour le live. Un titre convenu pour qui connait bien la carrière du groupe période Ozzy, mais encore une fois, qu'importe ? La setlist est grandiose, le lightshow est fabuleux (la première fois que j'ai trouvé un lightshow aussi bon était en 2009, sur ce (presque) même HellFest avec Heaven & Hell). et quand vient l'heure fatidique ou fini de retentir la dernière note de Paranoid avec un Ozzy vraiment heureux d'être là avec ses copains d'il y a 45 ans, on ne peut s'empêcher de penser que l'on a assisté à un grand moment de musique avec une vraie leçon de metal.

     Alors oui, ce HellFest aurait pu être bien plus perfectible, oui, certaines personnes de l'assistance n'avaient plus rien à voir avec l'esprit du HellFest d'il y a quelques années. Mais encore une fois "l'apéro a bien été libéré", même trop pour certains. Encore une fois, les festivaliers habitués des lieux ont énormément contribués à l'ambiance du festival en dehors de quelques rabats joies. Encore une fois, le HellFest a su donner une affiche impressionnante d'ecclectisme. Encore une fois le HellFest permettra une déprime post festival. Et c'est au final ça qui fait du Hellfest sa force. Une ambiance particulière des rencontres, des échanges, des concerts, des tranches de rires, du manque de sommeil. Et même si le retour est toujours très difficile, physiquement comme moralement, on sait que l'on a vécu un grand moment qu'il nous tarde de revivre. Donc, comme à l'accoutumé, à l'année prochaine HellFest, et continue de nous donner du plaisir.

SETLISTS:
SCORPION CHILD: 
LOFOFORA: L'Oeuf, Justice pour tous, Les Gens, L'innocence (Nouveau titre), Le Fond & La Forme, Elixir, Pornolitique (Nouveau titre), Tsarine (Nouveau titre)
DORDEDUH:
ANGRA: Jerusalem (Vangelis song), Angels Cry, Nothing to Say, Waiting Silence, Lisbon, Deus Le Volt!, Spread Your Fire, Rebirth, Unfinished Allegro, Carry On, Nova Era, Gate XIII
UNLEASHED: Blood of Lies, Triumph of Genocide, The Longships are Coming, Fimbulwinter, Don't Want To Be Born, Wir Kapitulieren Niemals, To Asgaard We Fly, Midvinterblot, Hammer Battalion, Death Metal Victory, Before The Creation of Time
EQUILIBRIUM: Ankunft, Was Lange Währt, Blut Im Auge, Waldschrein, Karawane, Wirshaus Gaudi, Wingthors Hammer, Der Ewige Sieg, Unbesiegt (Rappel)
DARK ANGEL: Darkness Descends, We Have Arrived, The Burning of Sodom, Time Does Not Heal, No One Answers, Never To Rise Again, Death is Certain (Life is Not), Merciless Death, Perish In Flames
BEHEMOTH: Blow Your Trumpets Gabriel, Ora Pro Nobis Lucifer, Conquer All, As Above So Below, Slaves Shall Serve, Christians to the Lions, Ov Fire and the Void, At The Left Hand ov God, Chant For Eschaton 2000, O Father O Satan O Sun!
SOUNDGARDEN: 
EMPEROR: Intro / Into The Infinity of Thoughts, The Burning Shadows of Silence, Cosmic Keys to my Creations & Times, Beyond The Great Vast Forest, Towards The Pantheon, The Majesty of Nightsky, I Am The Black Wizards, Inno a Satana, RAPPEL: Ancient Queen, Wrath of the Tyrants
BLACK SABBATH: War Pigs, Into the Void, Snowblind, Age of Reason, Black Sabbath, Behind The Wall of Sleep, Bass Solo / N.I.B., Fairies Wear Boots, Drum Solo, Iron Man, God is Dead, Children of the Grave, RAPPEL: Paranoid, Zeitgeist (Fond sonore)

Veuillez m'excuser, à l'heure ou ces lignes ont été écrites, les setlists de Scorpion Child et de Dordeduh sont introuvables.

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