/// Karma to Burn & Neurosis

Berne, Reitschule (28/07/2011)

Publié le 18/12/2011 par Raven

Jeudi 28 Juillet 2011

La fin de l'année approche, et il serait peut-être temps que je vous fasse découvrir mes impressions du concert de Neurosis dans la capitale fédérale suisse : Berne.

Pourquoi cet évènement ?!

Parce que c'est tout simplement le meilleur concert auquel j'ai assisté en 2011. Le groupe américain Black Breath devait être à l'origine la première partie de Neurosis, mais c'est Karma to Burn qui le remplace, et c'est pas pour me déplaire.

Avant d'arriver à Berne sous la pluie, la journée du Jeudi 28 Juillet est enjolivée avec mon collègue par une promenade dans la petite ville de Bulle, et une visite de prestige au Musée Giger dans le charmant village de Gruyères.

Une fois arrivé à Berne, nous découvrons pour la première fois l'un des bastions alternatifs de la Suisse : le Reitschule. Il y a déjà du beau monde devant l'entrée. Un concert de Neurosis est toujours un événement, et la présence de beaucoup de personnes est totalement justifiée.

Je découvre les lieux atypiques de cet endroit, et j'arrive pile-poil au début du concert de Karma to Burn.

Etant amateur de stoner, voir 2 fois Karma to Burn cette année est un grand privilège. De plus de faire la première partie d'un grand pilier du post-hardcore ce soir-là : c'est une chance inouïe. Je fais partie de ces nombreuses personnes qui se laissent porter par les bonnes vibrations du stoner des Karma to Burn. Pas de chant, que des notes qui défilent. Le stoner instrumental des Karma to Burn est meilleur en live que sur cd. Une bonne première partie qui me met dans de bonnes conditions pour le groupe suivant. A ce moment de la soirée, je me sens bien. Mais le plus important est à venir. Note : 16/20.

Petite pause entre 2 groupes pour voir le merchandising, et surtout remarquer un nombre important de personnalités des scènes voisines de metal, dont la présence de Vorph, le chanteur de Samael.

Je profite de l'éparpillement des gens pour accéder au maximum dans les premiers rangs de la scène. Je me place idéalement, afin de profiter pleinement de la future claque qui m'attend. Les musiciens et les roadies règlent le matos. Noah Landis, qui s'occupe des machines dans le groupe, fait un signe pour dire que tout est prêt. Les lumières s'éteignent. L'immersion dans la noirceur de Neurosis peut enfin commencer. Le face-à-face, pensées de Mika-Neurosis en live, va être violent.

Le concert débute avec la chanson : Locust Star. Dès le premier morceau, la musique de Neurosis devient un bulldozer, et commence à nous écraser avec ses ambiances plombantes. Je vois un Scott Kelly, tout négligé avec sa guitare et son maillot de football américain des Oakland Raiders, qui balance un chant hardcore emprunt de désespoir. C'est ensuite un Given to the Rising qui continue de faire un rentre-dedans, entre ses passages violents et ambients. Au fur et à mesure de la montée en puissance de Neurosis avec End of the Harvest, les musiciens deviennent de plus en plus possédés, ainsi que les premiers rangs du public totalement alienés. Quand Steve Von Till prend le chant, il nous balance des regards avec des yeux du Malin. Et que dire du chant du bassiste, Dave Edwarsson, qui balance tout ses tripes dans le micro.

Après 3 morceaux de Neurosis digne d'un rouleau compresseur, il y a un petit moment de répit avec la chanson planante : A Season in the Sky. Le public et les musiciens respirent un peu, avant que la tempête du désespoir et du chaos recommence.

Comment je me sens ?! Que deviennent mes pensées à ce moment-là ?!

J'ai été totalement absorbé. Mes pensées se sont envolées, tellement je suis extasié par la performance des musiciens et de leur musique chaotique en live. 

Le groupe enchaine ensuite avec un morceau inédit : As the Well. Difficile de mettre un avis sur cette chanson, mais en tout cas le potentiel est là. Ce n'est pas seulement les premiers rangs qui sont conquis par la performance de Neurosis, mais toute la salle entière. Les applaudissement au groupe entre 2 chansons sont amplement mérités. Les Américains d'Oakland continuent à nous faire mordre la poussière du Reitschule avec la chanson : Water is not Enough. Les samples de cette chanson me font perdre la tête, surtout à la fin du morceau. La chanson suivante, Belief, confirme le fait que je suis perdu. En réalité non, je suis toujours physiquement dans la salle mais mes pensées sont loin, très loin.

Le morceau d'après, At the End of the Road, porte bien son nom. Cette chanson continue à faire perdre le public dans le maelstrom du mal avec ses notes violentes de guitare. On approche la fin du concert avec un deuxième nouveau morceau : Killing Elk. Là aussi difficile à dire, mise à part que la chanson passe bien l'épreuve du live. La performance de Neurosis va se terminer de manière grandiose avec le morceau : Through Silver in Blood. Steve Von Till a assuré la percussion sur cette chanson. A noter la prestation très sobre du batteur, Dave Edwardson, tout au long du concert. Note : 19/20.

Ce soir-là, Neurosis a réduit à néant le Reitschule. A la fin du concert, je me suis senti vidé. Assister à un concert de Neurosis est une chose, le profiter pleinement est une expérience à hors norme, à le vivre au moins une fois dans sa vie. C'est un groupe à part, avec une discographie à part.

Et pour Karma to Burn, on se laisse bercer, ou on accroche pas.

Malgré divers pépins, c'est avec une satisfaction particulière que ce compte-rendu est enfin écrit !

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