/// Loches en Grind V

Loches (37) (04/10/2014)

Publié le 23/10/2014 par Mindkiller

Quoi de mieux que de passer un samedi soir devant un concert ? Mieux encore, un concert de death et grind ? C’est ce qu’il m’a été permis de faire pour l’un des tous derniers festival de la saison le samedi 5 octobre avec la 5e édition du Loches en Grind. Pour ma part, bien que ce soit à environ 150 kilomètres de chez moi, c’était la première fois que j’y mettais les pieds. Mais bon, j’avais les copains de Defecal of Gerbe qui jouaient ainsi que les prometteurs Impureza et les stéphanois de Benighted présents. Autant dire que l’affiche, complétée de groupes inconnus pour ma part, donnait plutôt envie.

Il est 19h30 quand les portes s’ouvrent. L’espace Agnes Sorel est du coup investi par une horde de metalhead. Cependant, vu la qualitéde l’affiche, je trouve le public encore un peu clairsemé. On ne peut pas mettre ça sur le compte des derniers barbecues de la saison puisque le temps est à la flotte. Le premier groupe ouvre donc sur une foule encore éparse mais qui a une furieuse envie de se défouler. La soirée s’annonce bien. Si le groupe ne me laisse pas un souvenir impérissable, leur musique donne tout de même envie de bouger et de faire la fête avec eux, l’énergie qu’ils livrent sur scène est plutôt encourageante. Et malgré le côté ‘fan’ du chanteur pour la tête d’affiche, il ne se démonte pas, laissant le concert et son amour pour la musique prendre le dessus. Necrown n’est pas un mauvais groupe, mais on sent la jeunesse. Certes ils ont beaucoup donné, mais leur show est resté pas mal « statique » malgré une réelle envie de partager avec nous. Ca s’est d’autant plus ressenti cette envie de par la façon dont le groupe vivait sa musique. Mais il manquait tout de même quelque chose. Cependant la surprise est bonne. Et il en a été de même pour Trepan’Dead. Si le groupe m’a fait peur de prime abord par les deux chanteurs, peur totalement irrationnelle, le premier morceau m’a tout de suite rassuré. Set carré, musique qui défouraille totalement et totale maîtrise vocale. Qui plus est, la prestation est vraiment convaincante avec un groupe qui met du cœur à l’ouvrage. La musique, bien que violente, se permet de groover et donne envie de bouger. Ce groupe est donc une bonne découverte qui me donne envie de me pencher un peu plus sur eux.
Mais si ces deux premiers shows sont bons, ils sont pour moi un amuse bouche avant ce qui va suivre. Certes, Defecal of Gerbe n’est pas le groupe le plus technique, original ou autre qui soit. Mais ils ont le mérite, comme beaucoup de groupes de grind gras de me faire marrer. Certes on pourra leur reprocher une linéarité dans la musique, mais si on veut quelque chose de plus technique,on se tourne alors vers leur autre groupe, Savage Annihilation. Mais ils nous font passer un très bon moment sous le signe de la bonne humeur et c’est au final l’essentiel. D’ailleurs les gars sont communicatif en donnant beaucoup de leur énergie et partageant avec le public. Je commence à rentrer dans le bain quand arrive sur scène un autre groupe local (mais grandissant). Impureza,savant mélange de musique traditionnelle ibérique et de death metal. Et là, c’est la claque. Très bonne énergie, musique propre, intelligente et vraiment bien construite. La voix d’Esteban colle totalement au style et le groupe tranche avec ce qui se fait dans la soirée. La puissance du death est là, mais le groupe donne un peu plus dans la mélodie que les cinq autres avec qui ils partagent l’affiche. Leur musique est donc très bien foutue et le groupe fera fi des soucis techniques présents. Le seul petit bémol que je pourrais mettre est l’ajout de plusieurs samples de guitare qui sont rajoutés. Certes Lionel est seul sur scène pour jouer des six-cordes (il utilise aussi bien la guitare électrique que la guitare classique). Et il joue vraiment très bien de son instrument. Cependant ces samples gâchent un peu l’énergie scénique et pourrait faire penser, pour des personnes ne connaissant pas la technique dont il est capable, de suspecter du playback. Mais ces samples sont malgré tout compréhensibles. Leurs titres sont très bien construit et avec beaucoup de pistes. Et s’ils veulent conserver l’aura flamenco de leur musique, ils sont obligés d’en passer par là tant qu’il n’y aura qu’un seul guitariste sur scène. Toujours est-il que pour ceux ne connaissant pas le groupe, je ne peux que vous conseiller d’aller jeter une oreille sur ce qu’ils font.

Les deux derniers groupes de clôture ne me laissent pas forcément avec cette même impression. Il faut dire que je suis moins fan de ce que Benighted fait. Le groupe, à vouloir repousser la vitesse de leur musique donne un aspect brouillon à leur titre. Ce qui est plutôt dommage. Je les voyais pour la première fois ce soir là et ils ne m'ont pas laissé un souvenir musical énorme. Cependant, on sent que le groupe est un habitué des planches. L'énergie sur scène est palpable et le public, est ultra réceptif enchainant les pogos et circle pit. Au point ou prendre des photos à ce moment de la soirée devient mission imposible (pas de pit de photographe dans cette salle). Je suis donc le groupe de loin en n'en profitant moins de par cet aspect "je joue plus vite que j'en suis capable". Peut être que le son de la salle n'aide pas non plus. C'est donc après ce show que viendra celui qui me fera le plus marrer de la soirée : Gutalax. Je ne connaissais pas du tout le groupe, mais là encore, si la musique fais un peu "fumiste" (répétitive et simple), elle donne la patate et la tenue de scène du groupe aide beaucoup à faire la fête avec eux. Les combinaisons de papier sont au top. Et les cotillons aussi, le jeter de PQ devenant le sport de ce concert par ailleurs. Pour ce qui est de la musique, elle est de celle qui s'écoute exclusivement sur scène pour pouvoir rire avec eux et profiter de ce qu'ils sont capable de donner.

Au final c'est donc une bonne soirée qui s'est déroulé dans cet espace Agnes Sorel. Une orga qui a su bien faire les choses avec une distro présente sur le merch et un distributeur de films d'horreur. Dommage que tous les barman ne soient pas tous honnête (la serveuse du bar côté vestiaire se reconnaîtra), mais ça n'enlève rien de l'orga qui a vraiment fais les choses au top pour l'un des derniers festivals de la saison. 

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