/// Malevolentia + Otargos + Cruxifiction + Kause 4 Konflikt

La Poudrière, Belfort (21/01/2012)

Publié le 24/01/2012 par Dzo

Une semaine après les péripéties du concert à Montbéliard, direction cette fois-ci La Poudrière de Belfort. Après une petite heure de route sous une pluie battante, nous arrivons à destination. La Poudrière, petite salle conviviale et chaleureuse, est cruellement vide en ce samedi soir. A la louche; pas plus d’une centaine de personnes ont fait le déplacement. A 10 euros l’entrée et avec Otargos parmi les groupes de ce soir, je m’attendais à voir nettement plus de têtes que ça. Public hétérogène, qui va de la joue rose au blackeu moyen qui fait la gueule.

Petit passage rapide par le bar pour prendre une bière et ensuite le stand afin de mater le grand choix de Merchandising proposé par Otargos et Malevolentia.
Quelques instants après, des sirènes retentissent, tandis qu’un brouillard gagne La Poudrière. Kause 4 Konflikt investit la scène et se prépare à ouvrir les hostilités de cette soirée. Malgré ça, le public ne daigne pas s’approcher, comme si on avait posé un champ de mines dans le périmètre de la scène.

Ambiance militaire, des bannières avec le logo du groupe sont accrochées de part et d’autres de la scène, avec inscrit ‘Semper Fi’. Les membres sont quant à eux vêtus d’une chemise noire type uniforme avec leur nom respectif inscrit dessus, sans oublier les masques à oxygène qui donne un côté industriel. La formation officie dans un mélange de Metalcore avec quelques petites influences HxC, ce qui donne globalement du gros Metal. Niveau line-up, on retrouve en poste de bassiste XXX d’Otargos, se présentant sous le pseudo de ARX.

Les compos sont dotées de gros passages de grattes bien lourds et entraînants, mais je pense que ce n’était pas le public idéal pour leur prestation. Le chanteur tentera à multiples reprises de chauffer la salle, traitant le public comme son escouade de soldats, mais malgré cette bonne volonté et cette énergie, ce dernier restera malheureusement de marbre, préférant bouder au fond de la salle. Pourtant cela ne fait pas de mal de voir un groupe jouer autre chose que du Black parfois, ça change d’air.

Durant le show, Dagoth d’Otargos rejoindra le groupe sur scène pour y interpréter une reprise de Sepultura période ‘Chaos A.D’, la très efficace et indémodable ‘Slave New World’! Excellent morceau qu’on ne se lasse jamais de réécouter! Mais bon, même là le public ne bougera pas, dommage car le morceau donnait la pêche.

Place à présent au groupe suivant, on passe dans un registre plus sombre avec Cruxifiction, groupe français de Black Metal venant de Provins. Toute la panoplie BM est là, airs ‘pas content’, corpse paint et ambiances lugubres. Les gens se sont rapprochés de la scène, à croire que les mines ont été désactivées. Globalement, les compositions du quatuor sont rapides, ponctuées de breaks et de passages mid-tempo qui font varier un peu les morceaux.

Niveau du son, je trouve que la batterie était trop en avant par rapport aux autres instruments. Le show était pas mal au début mais à la longue l’ennui dû à la redondance de leurs compos aura eu raison de moi. Néanmoins, pour un groupe de première partie, leur prestation reste honorable, même si le style qu’ils font se veut peu original et très classique.

Voilà pour moi le point culminant de la soirée: Otargos! Première fois que je vais assister à un live de leur part, je suis le groupe et leur évolution musicale depuis quelques années, plus crue sur ‘Ten Eyed Nemesis’, pour un univers plus recherché et abouti sur le sombre ‘No God, No Satan’.

Sur scène, une grande pancarte avec le logo du groupe est brandit en arrière-plan, tandis qu’un magnifique pied de micro arboré d’une colonne vertébrale et de crânes humains trône en milieu de scène. Un visuel imposant et très efficace! Des lasers rouges qui traversent toute la salle ornent les amplis, donnant un univers indus post-apocalyptique qu’on retrouverai dans Terminator 2 lors de l’affrontement des hommes contre les machines.

 

Otargos 045

 

Les membres du groupe arrivent sur scène, tous maquillés de corpse paint peu conventionnel, très typique à Otargos, que je trouve relativement bien foutu. Le batteur est quant à lui équipé d’un masque à oxygène comme l’était Kause 4 Konflikt. ‘Dawn Of The Ethereal Monolith’ ouvre la setlist, morceau très puissant et efficace qui m’a bien plu. D’emblée, je trouve la voix de Dagoth moins puissante que sur cd, mais sinon le son est globalement bon, malgré un problème de gratte de Void durant ce premier morceau.

‘Cloning The Divine’, morceau frénétique aux airs lourds et pesants, comblera mes attentes et fera parti de mon top 3 parmi les chansons jouées ce soir. S’en suivra ‘Kinetic Zero’, chanson éponyme de l’album paru en 2007. Là encore, une chanson très puissante et particulièrement rapide. Pas de doute, les bordelais maîtrisent parfaitement bien leur sujet et transmette leur univers à travers les notes mais également le décor de scène.

Défileront également l’excellente ‘Worship Industrialized’ ainsi qu’un morceau inédit joué en exclusivité, qui figurera sur la prochaine galette du groupe. Ce titre laisse à penser qu’Otargos évolue encore dans son style musical, ton intéressant qu’on ne manquera pas de suivre de près à la sortie du prochain album.

Le show est sympa (même si je préfère l’atmosphère sur cd), mais le public reste toujours aussi léthargique devant le spectacle, chose peu encourageante pour le groupe… Un peu moins de dix morceaux seront joués, l’absence de ‘Infernal Legions Strike’ ou ‘Havocalypse’ me laisseront tout de même un peu sur ma faim. Le quatuor quitte la scène, probablement un peu déçu du manque de motivation générale, et on les comprend.

Un petit tour au stand de Merch’ pour chopper le dernier full-lenght de ces derniers, que Malevolentia, tête d’affiche de cette soirée mou du genou, se produit déjà sur scène. J’aurai plutôt vu Otargos comme pionnier, mais visiblement le groupe bénéficie de pas mal de soutien.

En effet, les gens semblent être venus pour Malevolentia, qui joue à domicile dans sa ville natale. Rien de notable qui révolutionnera la scène Black française, si ce n’est une fille au chant, débitant dans un registre très criard des paroles en français. On notera quelques headbangs, probablement les premiers de cette soirée! Je n’assiste qu’à une petite partie du concert car je n’étais pas venu pour eux, d’autant que je trouve le show plat et chiant pour une tête d’affiche.

Retour en terre sainte d’Alsace, avec l’impression d’avoir assisté à une soirée assez molle du slibard au final. Content tout de même d’avoir vu Otargos, mais le manque d’ambiance évidente fait qu’il manquait quelque chose pour que leur show prenne plus d’ampleur et de magie.

Partager cet article

Commentaires des internautes

Vous devez être connecté pour ajouter des commentaires

/// Contenu similaire

/// Interviews