/// MAYHEM + INFERNO + DRAGGED INTO SUNLIGHT

LE GRILLEN ( COLMAR ) (09/10/2017)

Publié le 11/10/2017 par olivier no limit

9 octobre 2017, LE GRILLEN, Colmar. Un bail que je n’avais plus remis les pieds dans cette salle de concert chère à mon cœur, en plus nous arrivons en retard. Elle est bondée, pleine comme un oeuf. Du coup, le temps de prendre une bière et de se glisser au premier rang nous n’assisteront qu’à quelques minutes du set d’INFERNO, groupe Tchéque, qui envoie un black prenant, cohérent et assez hypnotique.

 

 

Arrivent les gars de DRAGGED INTO SUNLIGHT.

 À part les gars ! Déjà ils jouent le dos tourné au public avec sur le devant la scène un candélabre géant aux multiples bougies et des têtes de squelette d’animaux posées sur les amplis, le tout pulsé par un stroboscope à la lumière crue . Quant à la musique de ces Anglais issus du même patelin que les BEATLES, à savoir Liverpool (la comparaison s’arrête là), c’est, je trouve, un black plutôt avant-gardiste, du moins pas du « pur et dur ». Imaginez un mélange d’extrême au sein d’un même creuset, avec comme colonne vertébrale du black et comme muscles : du sludge, une pincée de death, voire du core ou du grind, le tout posé sur des titres qui durent très longtemps. Certains n’ont pas aimé, d’autres, dont je fais partie : si. Un groupe original qui a quand même réussi à ouvrir pour MAYHEM et à tenir en haleine la majorité de la foule : c’est un signe.

 

 

Ensuite c'est au tour des messies du black : MAYHEM .

Tout en capuches de moines pas très clairs, avec un décor macabre comme il se doit : squelettes, bougies, pierres grises, maquillages pour certains, théâtralité du chanteur, ils nous récitent le « De Mysteriis Dom Sathanas ». Alors, je ne suis pas un grand fan de black, même si j’apprécie la faculté qu’ont ces artistes à faire surgir en musique nos peurs les plus enfouies, les plus obscures. De plus cette mise en scène pourrait paraître un peu vieillotte, avec son côté messe noire encagoulée qui fait penser à l’empereur dans STAR WAR .

Mais bon sang, si tu te replace dans le contexte de l’époque où est sortie cette musique, tu te dis que ces mecs, avec l’histoire qui est accrochée à ce combo culte, ont du en faire flipper plus d’un !!! Et si un « non initié" rentrait dans la salle du GRILLEN à ce moment-là,vue l'ambiance qui y régne, il aurait un infarctus !

 En ce qui me concerne, ce soir, je vais être complétement happé par ces riffs répétitifs, simples en apparence, hypnotiques comme j’aime, qui tracent, tissent une toile sonique aux contours glacés et sans appel. Blast beat ou rythmes medium joués par ces types qui ont participé à l’histoire du black , le tout accompagné de ce chant particulier, plus parlé que chanté, avec ce timbre de gargouille obscène, ce bassiste qui est là depuis le début, ce son de guitare particulier . En un mot comme en deux, ce black qui est à l’origine.

Bref, c’était il y a 20 ans, n’empêche que, après le concert, je n’ai pas entendu de Bla Bla affutés pour vilipender, mais surtout des paroles marquées du sceau du respect. Tout le long de ce set le public fut littéralement happé par ce qui se passait sur les planches. Et franchement, je n’aurai donné ma place à personne. Ce soir je me suis rendu compte que cette musique, car il s’agit avant tout d musique, n’a pas pris une putain de ride ! Du moins elle m’a embarqué très très loin.

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