/// Metalfest 2012 Jour 1 - Behemoth + WASP + Vader

Z7, Pratteln (CH) (07/06/2012)

Publié le 14/06/2012 par Dzo

En ce jeudi 7 Juin 2012, il est temps pour nous de gagner pour une ixième fois la Suisse afin de participer au Metalfest à Pratteln, au Z7. Le festival se déroule sur 4 jours, compte deux scènes (dont une à l’extérieur) ainsi qu’un campement pour les festivaliers. Tous les styles y sont représentés, que ce soit du Death mélodique ravageur de Septic Flesh, au Heavy sur vitaminé de WASP. Au total, pas moins d’une quarantaine de groupes sont à l’affiche.

Malgré le temps de chiotte et le prix exorbitant (160 francs suisse pour 4 jours, à peu près 130 euros… le prix d’un Wacken quoi), cela ne semble pas décourager les métalleux, armés de leur tentes et de k-way.

Lorsque nous arrivons, Vader a déjà commencé son show depuis une vingtaine de minutes (ils auraient pu nous attendre aha). Malgré un son plutôt compact rendant certaines ziks difficiles à reconnaître, le combo polonais a toujours autant de punch sur scène. Pas de fioritures, Peter et ses sbires font dans l’incisif et dans l’efficace, sans une once de compromis. Ils mettront le feu à la foule en interprétant de gros hits comme l’énorme ‘Wings’, devenue un grand classique du groupe. Mais à peine ai-je le temps d’assister à quelques morceaux et me plonger dedans que c’est déjà la fin de leur prestation.

Maintenant, l’attente va s’avérer longue, car nous sommes très impatients d’assister à la prestation de WASP, dieu du Heavy américain des années 80, roi de la controverse, et jadis de la barbaque sur scène.

Une nana du public nous dit qu’il y a quelques années, après un concert dans cette salle, Blackie Lawless avait promis de ne jamais revenir ici, tant les choses s’étaient mal passées! Ce n’est pas là pour me rassurer, mais vu que les roadies sont sur scène entrain de faire les balances, je me dis que Papi-Blackie ne doit pas être bien loin. Même si on est jamais à l’abri d’un caprice de l’énergumène, connu pour ça.

22h50, les lumières se tamisent dans la salle, relativement bien remplie, qui semble attendre WASP autant que nous. Des fans de tout âge sont là, du vieux hardos adepte du bandana cache-misère, comme des jeunes à la crinière naissante.

L’intro démarre, une sorte de medley de tous les gros hits de la carrière de WASP défilent, avec un son de sirène en fond. L’excitation monte, et là les quatre acolytes débarquent sur scène, avec Mister Lawless en dernière position. Demi-scies circulaires au bras, collant moule-bite, bottine beige à frange, ce dernier porte toute sa petite panoplie habituelle de scène.

 

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La formation débute rapidement sur ‘On Your Knees’, qui ravira le public, chantant en chœur sur le refrain. S’en suit la mythique reprise de The Who, ‘The Real Me’, diablement bien interprétée. Le son est vraiment très bon, au point d’avoir l’impression d’écouter un best-of du groupe sur cd. Malgré ses 56 balais et ses traits boursouflés, la voix de Blackie est toujours aussi impeccable, même si le bonhomme semble usé et rapidement fatigué au fur et à mesure que la setlist défile.

Cette setlist justement, parlons-en! Un véritable exutoire: Love Machine, Wild Child, Hellion, la plupart des hits du groupes défilent, pour notre plus grand plaisir.
Des titres plus récents du dernier album comme ‘Crazy’ ou ‘Babylon’s Burning’ passeront également comme une lettre à la poste. A noter que Doug Blair changera régulièrement de grattes durant le show, arborant un moment une pièce sublime avec une scie circulaire sur le corps, qui tourne lorsqu’il gratte ses cordes.

WASP compte un chef d’oeuvre dans sa discographie, l’album ‘The Crimson Idol’. Et pour que ce concert soit parfait, ‘The Idol’ était un passage obligé. Un morceau poignant d’une grande intensité, que Lawless interprétera à merveille une fois de plus. Doug Blair finira seul sur le devant de la scène pour y exécuter le majestueux solo de fin.

Après cette petite séquence émotion, Bouffi-Blackie annonce l’énoooorme ‘I Wanna Be Somebody’, mettant la fosse dans un état d’excitation non dissimulable. D’ailleurs le public reprendra en chœur le refrain culte.

Le groupe quitte la scène, mais ça sent le rappel. Les ricains reviendront quelques instants plus tard pour finir en apothéose sur ‘Blind In Texas’.
Au total, un peu plus d’une heure de show que je n’ai pas vu passer. J’aurai volontiers vu dans la setlist un petit ‘The Manimal’, mais celle proposée était riche et m’a nettement satisfait. Un concert vraiment mémorable.

 

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(Photos du passage de WASP ici.)

Setlist :

On Your Knees
The Real Me
Love Machine
Crazy
Wild Child
Hellion / I don’t need No Doctor / Scream Until You Like It
Babylon’s Burning
The Idol
I Wanna Me Somebody
Rappel
Blind In Texas

 

Un peu plus de minuit quand WASP quitte la scène, il faut se remettre de ses émotions et patienter pour assister au deuxième round pollack de cette soirée, Behemoth. Dernier groupe de cette première soirée du Metalfest, qui sera passée à toute allure. Et de la patience, il va falloir en avoir car les polonais vont se faire désirer! En même temps, vu tout l’attirail qu’ils ont sur scène, il y a de quoi donner du taf aux forgerons de leur pays. Pieds de micros en forme de serpents, croix renversés, symboles ésotériques, le tout en fer forgé, tandis que l’impressionnante batterie d’Inferno surplombe la scène du Z7.

Programmé initialement pour commencer à 0:30, Behemoth arrivera avec un quart d’heure de retard sur les planches. Mais une fois de plus, l’attente valait le coup, car la bande à Nergal est très en forme et à l’intention de tout donner ce soir pour ravager la Suisse. La salle s’est clairsemée depuis WASP, mais il reste tout de même pas mal de monde.

Le concert débute sur ‘Ov Fire And The Void’, accompagné d’un son énorme et d’effets de jets de fumées. Suivront ‘Demigod’, qu’on connait par cœur mais qui est toujours aussi efficace, pour retomber ensuite dans les premières années du groupe avec ‘Moonspell Rites’, qui prends tout son sens en live. Sa rythmique mid-tempo est super entraînante et ne donne envie d’une seule chose, c’est d’headbanguer comme un furieux. La Setlist est relativement similaire à leur dernier passage au Z7 en Février, mais les revoir est toujours un réel plaisir. (Live Report ici).

Le jeu de scène du groupe est bien rôdé; Seth jongle entre backings vocals et headbangs, tandis que Nergal, en véritable frontman, motive la foule comme à son habitude. Orion est toujours aussi charismatique avec sa carrure impressionnante, tandis que le discret Inferno fera ce qu’il sait faire de mieux, cogner de manière précise sur son énorme batterie.

Le show sera agrémenté par des effets pyrotechniques, qui ajouteront un côté visuel très fort. On sait que Behemoth est une véritable machine de guerre en concert, mais avec ça en plus, le public est conquis.

 

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Après avoir exécuté l’énergique ‘Chant For Ezkaton 2000’, le groupe quitte la scène, mais on les connait les bougres, et on sait qu’ils vont revenir. Ça ne loupe pas, Nergal débarque avec son habituel masque sur le visage et commence à balancer le riff de ‘Lucifer’. Les deux crucifix ont été embrasés pour que le final de cette première soirée se finisse dans un déchaînement de fureur.

C’est sûr, Behemoth, c’est du vu et du revu, mais c’est un groupe qui reste un véritable rouleau compresseur sur scène. Leur show est certes prévisible quand on les connait, mais à chaque fois nos tympans prennent une leçon. Et le visuel très travaillé de Behemoth fait également toujours son petit effet. Perso je ne m’en lasse pas!

 

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(Photos du passage de Behemoth ici.)

Setlist :

Intro
Ov Fire And The Void
Demigod
Moonspell Rites
Conquer All
Christians To The Lions
Alas, Lord Is Upon Me
At The Left Hand Ov God
Slaves Shall Serve
Chant For Ezkaton 2000
Rappel
Lucifer

 

Pour conclure, ce fut une excellente soirée, chaque groupe que j’ai vu aura remarquablement bien fais son boulot, sans parler de l’ambiance qui était au rendez-vous. Ce soir sera ma seule participation de ce Metalfest 2012. Le festival semblait bien engagé et en bonne voie pour qu’il tienne toute ses promesses, et donner du lourd durant ces quatre jours, où seule la musique compte.

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